Royaume-Uni: plus de 10 000 hospitalisations du Covid-19 et contaminations record

Une ambulance arrive à l’hôpital Royal London à Londres le 28 décembre 2021. (AFP)
Une ambulance arrive à l’hôpital Royal London à Londres le 28 décembre 2021. (AFP)
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Publié le Jeudi 30 décembre 2021

Royaume-Uni: plus de 10 000 hospitalisations du Covid-19 et contaminations record

  • Face à la vague du variant Omicron, désormais dominant, le Royaume-Uni a lancé une campagne massive de rappel vaccinal qui a déjà permis d'administrer une dose supplémentaire à 57,5% de la population âgée de plus de 12 ans
  • Malgré les hospitalisations en hausse, et s'appuyant sur la progression de la vaccination, le dirigeant a exclu mercredi de durcir les restrictions en place en Angleterre pour freiner la propagation du virus

LONDRES: Plus de 10 000 personnes étaient hospitalisées avec le Covid-19 mercredi en Angleterre, une première depuis début mars, tandis que le Royaume-Uni a enregistré plus de 183.000 contaminations supplémentaires, un nouveau record dû à la propagation fulgurante du variant Omicron.

Le pays, l'un des plus touchés en Europe par la pandémie, a recensé mercredi 183 037 cas en 24 heures, ainsi 57 décès supplémentaires, portant le bilan total à 148 089 morts, selon des chiffres officiels du gouvernement.

En Angleterre, 10 462 personnes étaient hospitalisées avec le Covid-19 mercredi, un niveau inédit depuis début mars et qui marque une hausse de 48% en une semaine, selon le service public de santé NHS England. 

A Londres, épicentre de la vague Omicron, 3.310 personnes étaient à l'hôpital avec le coronavirus, soit 63% de plus que la semaine précédente et un plus haut depuis février. 

Ces chiffres incluent aussi les personnes testées positives après leur admission, tandis qu'aucun chiffre actualisé n'était disponible mercredi concernant les hospitalisations dans l'ensemble du Royaume-Uni. 

Face à la vague du variant Omicron, désormais dominant, le Royaume-Uni a lancé une campagne massive de rappel vaccinal qui a déjà permis d'administrer une dose supplémentaire à 57,5% de la population âgée de plus de 12 ans. 

L'objectif est d'en offrir une à toute la population adulte avant la fin de l'année. 

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a indiqué mercredi que l'"écrasante majorité" des patients admis en soins intensifs, jusqu'à 90% d'entre eux, n'avaient pas reçu de dose de rappel vaccinal. 

"J'ai parlé à des médecins qui disent que jusqu'à 90% des personnes en soins intensifs n'ont pas eu de dose de rappel", a-t-il déclaré en marge d'une visite dans un centre de vaccination, renouvelant son appel à la population à recevoir une dose supplémentaire de vaccin. 

"Si vous n'êtes pas vaccinés, vous avez en moyenne huit fois plus de risques de finir à l'hôpital", a souligné M. Johnson.

Malgré les hospitalisations en hausse, et s'appuyant sur la progression de la vaccination, le dirigeant a exclu mercredi de durcir les restrictions en place en Angleterre pour freiner la propagation du virus, contrairement à l'Ecosse, au Pays de Galles et à l'Irlande du Nord, qui ont notamment fermé les discothèques.

"Le variant Omicron continue de poser de vrais problèmes, on voit les cas augmenter dans les hôpitaux, mais il est clairement moins virulent que le variant Delta et nous pouvons continuer à procéder comme nous le faisons", a justifié le dirigeant. Il a toutefois appelé la population à fêter la Nouvelle année "avec prudence". 

Les autorités sanitaires craignent cependant que malgré un risque plus faible, le nombre de cas soit tellement élevé qu'il entraîne une pression insurmontable sur le système hospitalier, d'autant plus qu'un nombre croissant de soignants, contaminés, sont contraints à l'isolement. 

Selon le syndicat des pompiers, plus du tiers des camions d'intervention n'étaient pas opérationnels le jour de Noël en raison d'un manque de personnel, contaminé par le Covid ou devant s'isoler. 


L'Iran refuse de négocier directement avec les États-Unis

Un Iranien marche sous une bannière du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une journée pluvieuse à Téhéran, le 5 avril 2025. (Photo ATTA KENARE / AFP)
Un Iranien marche sous une bannière du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une journée pluvieuse à Téhéran, le 5 avril 2025. (Photo ATTA KENARE / AFP)
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  • Le mois dernier, Donald Trump a adressé une lettre aux dirigeants iraniens dans laquelle il propose d'engager des négociations sur leur programme nucléaire
  • « Des négociations directes avec une partie qui menace constamment de recourir à la force (...) et dont les différents responsables expriment des positions contradictoires n'auraient pas de sens », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères.

TEHERAN : L'Iran a rejeté dimanche tout dialogue direct avec les États-Unis, estimant que cela « n'aurait aucun sens », alors que le président américain Donald Trump suggère des pourparlers directs et menace de bombarder le pays en cas d'échec de la diplomatie.

Les pays occidentaux, les États-Unis en tête, soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire depuis des décennies. Téhéran rejette ces allégations et affirme que ses activités nucléaires n'ont qu'une finalité civile, notamment en matière d'énergie.

Le mois dernier, Donald Trump a adressé une lettre aux dirigeants iraniens dans laquelle il propose d'engager des négociations sur leur programme nucléaire. Mais le président américain a également menacé de bombarder l'Iran en cas d'échec de la diplomatie et a pris des sanctions supplémentaires à l'encontre du secteur pétrolier iranien. 

« Des négociations directes avec une partie qui menace constamment de recourir à la force (...) et dont les différents responsables expriment des positions contradictoires n'auraient pas de sens », a déclaré samedi soir le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, selon des propos rapportés dimanche par son ministère.

« Mais nous restons attachés à la diplomatie et sommes prêts à essayer la voie de négociations indirectes », a ajouté M. Araghchi. 

Jeudi, le président américain a affirmé qu'il préférait mener des « négociations directes » avec l'Iran.

« À quoi bon menacer si l'on veut négocier ? », s'est interrogé samedi le président iranien, Massoud Pezeshkian, élu l'an dernier avec la promesse de reprendre le dialogue avec l'Occident afin d'obtenir un allègement des sanctions pour relancer l'économie.

En 2015, l'Iran a conclu un accord avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Russie, États-Unis, France et Royaume-Uni) et l'Allemagne pour encadrer ses activités nucléaires.

Le texte prévoyait un allègement des sanctions en échange d'une limitation des activités nucléaires iraniennes. 

En 2018, Donald Trump a retiré son pays de l'accord avec fracas durant son premier mandat et rétabli les sanctions. En guise de représailles, l'Iran s'est désengagé du texte et a accéléré son programme nucléaire.

L'Iran ne cherche pas à se doter de l'arme nucléaire, mais « n'aura d'autre choix que de le faire » en cas d'attaque contre le pays, a mis en garde lundi Ali Larijani, un proche conseiller du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.


Netanyahu rencontrera lundi Trump à la Maison Blanche

Le président américain Donald Trump et  le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (Photo AFP)
Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (Photo AFP)
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  • Le président américain Donald Trump accueillera le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, lundi, pour aborder plusieurs sujets, des droits de douane à l'Iran.
  • Israël se verra ainsi infliger des tarifs douaniers s'élevant à 17 %.

JERUSALEM : Le président américain Donald Trump accueillera le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, lundi, pour aborder plusieurs sujets, des droits de douane à l'Iran, ont annoncé samedi ses services.

« Les deux dirigeants vont s'entretenir des droits de douane, des efforts pour ramener les otages israéliens, des relations israélo-turques, de la menace iranienne et de la lutte contre la Cour pénale internationale », a déclaré le bureau du Premier ministre dans un communiqué. 

Une grande partie des produits que les États-Unis importent du reste du monde sont soumis, depuis samedi, à des droits de douane additionnels de 10 %, mais l'addition sera encore plus lourde dès le 9 avril pour certains pays qui exportent plus qu'ils n'importent auprès du partenaire américain.

Israël se verra ainsi infliger des tarifs douaniers s'élevant à 17 %.

Cette annonce intervient également au moment où un nouveau cessez-le-feu semble lointain dans le territoire palestinien de Gaza, où l'armée israélienne a intensifié ses opérations, et où les tensions autour du nucléaire iranien s'intensifient.

Le président américain, qui a appelé Téhéran à entamer des négociations sur son programme nucléaire, a menacé ces derniers jours de bombarder l'Iran en cas d'échec de la diplomatie.

L'Iran se dit prêt à discuter avec les États-Unis, mais a refusé des pourparlers directs sous la menace et la pression.


Londres accuse Israël d'avoir refoulé deux députés travaillistes britanniques

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 15 août 2024. (Photo d'archives AFP)
Le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 15 août 2024. (Photo d'archives AFP)
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  • Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a accusé  Dans la nuit de samedi à dimanche, Israël d'avoir refoulé deux députées travaillistes à leur entrée à l'aéroport international de l'État hébreu.
  • « Il est inacceptable, contre-productif et profondément inquiétant que deux membres du Parlement britannique, aient été interpellés et se soient vu refuser l'entrée par les autorités israéliennes », a tonné le chef de la diplomatie.

LONDRES : Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a accusé  Dans la nuit de samedi à dimanche, Israël d'avoir refoulé deux députées travaillistes à leur entrée à l'aéroport international de l'État hébreu, dans le cadre d'un voyage officiel.

« Il est inacceptable, contre-productif et profondément inquiétant que deux membres du Parlement britannique, dans le cadre d'une délégation parlementaire en Israël, aient été interpellés et se soient vu refuser l'entrée par les autorités israéliennes », a tonné le chef de la diplomatie dans un communiqué de son ministère publié sur X.

« J'ai clairement fait savoir à mes homologues du gouvernement israélien que nous n'accepterions pas un tel traitement réservé à des parlementaires britanniques avec qui nous sommes en contact et à qui nous apportons notre soutien », a insisté M. Lammy.

Le ministre a rappelé que « le gouvernement du Royaume-Uni restait focalisé sur la reprise du cessez-le-feu et des négociations pour mettre fin à l'effusion de sang, ainsi que sur la libération des otages et la fin du conflit dans la bande de Gaza ».

La diplomatie britannique n'a dévoilé aucun détail supplémentaire.

S'appuyant sur un communiqué du ministère israélien de l'Immigration cité par la chaîne de télévision Sky News, le journal The Guardian indique que les parlementaires refoulées à l'aéroport Ben Gourion, près de Tel-Aviv, sont deux femmes, Yuan Yang et Abtisam Mohamed. Elles sont soupçonnées d'avoir voulu « documenter les activités des forces de sécurité (israéliennes) et diffuser une haine contre Israël ».

Mercredi dernier, Hamish Falconer, sous-secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, a dénoncé l'élargissement des opérations militaires d'Israël dans la bande de Gaza, se disant « profondément préoccupé » par la reprise des hostilités.

« La politique du gouvernement britannique et celle du gouvernement israélien diffèrent. Ces divergences persisteront jusqu'à ce que nous retrouvions la voie d'une solution à deux États », avait déclaré M. Falconer devant la commission des Affaires étrangères du Parlement britannique.