Sur la Seine, le Secours Catholique réveillonne en bateaux-mouches

Les gens assistent à un « Secours Catholique-Caritas «, un groupe caritatif lié aux catholiques, à un dîner de réveillon de Noël sur un bateau fluvial le long de la Seine à Paris, la capitale française, le 24 décembre 2017. (Francois Guillot/AFP)
Les gens assistent à un « Secours Catholique-Caritas «, un groupe caritatif lié aux catholiques, à un dîner de réveillon de Noël sur un bateau fluvial le long de la Seine à Paris, la capitale française, le 24 décembre 2017. (Francois Guillot/AFP)
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Publié le Samedi 25 décembre 2021

Sur la Seine, le Secours Catholique réveillonne en bateaux-mouches

  • Situation sanitaire oblige, personne ne sera autorisé à danser cette année
  • Certains tournent parfois la tête, jetant un regard rêveur à la ville lumière, laissant derrière eux les difficultés du quotidien

PARIS : Le temps du réveillon, la Seine est à eux : pour Noël, le «Bel-Ami» et quatre autres péniches ont embarqué 300 bénéficiaires du Secours Catholique pour une promenade festive et gourmande. Une soirée de fête loin de leur quotidien et de la pandémie.

«Cette année, c’est encore plus important d’être proche des gens étant donné la situation», souligne Louise Mellier, bénévole de l’association. Malgré la pandémie, il s’agit de «garder nos valeurs», estime-t-elle après un Noël 2020 sans ce traditionnel réveillon sur la Seine.

«C'est comme si rien n'avait changé», assure Mahjoub Ouardi, 75 ans, coiffé d'un bonnet de Père Noël. Bénéficiaire du Secours Catholique depuis une quinzaine d'années, lui et sa famille avaient embarqué sur les péniches de l'édition 2019, la dernière en date.

«Ça nous a manqué l'an passé», se souvient ce retraité, ancien électro-mécanicien. «C'est tout de même mieux ici autour d'un bon repas».

A bord, les enfants zigzaguent entre les tables dressées et décorées pour l’occasion. On discute sous les guirlandes lumineuses accrochées aux baies vitrées, qui clignotent au rythme de la musique jazz.

Jamila, 47 ans, est venue seule ce soir, sans ses deux adolescents qui passeront le réveillon chez sa sœur. «J’avais envie d’être avec des amis”, confie-t-elle. «Ça fait du bien de voir d’autres personnes, c’est comme une petite famille».

Vin chaud à la main, cette nouvelle bénéficiaire évoque notamment «une vie qui est devenue trop chère», une «année difficile» qui l’a contrainte à pousser la porte de l’association. «Depuis la crise tout est devenu plus cher, l'essence par exemple», détaille cette fonctionnaire, agent technique de surface.

Jamila est venue en car de Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne) en fin d’après-midi. «On sort de la routine, dit-elle d’une voix rauque, on oublie un peu les événements actuels».

- Bouffée d’oxygène -

Passage sous le Pont-Neuf, les convives se régalent. Moelleux de Saint-Jacques, dos de saumon et bûche poire-caramel leur font rapidement oublier la pluie qui ruisselle sur les flancs de la péniche.

Situation sanitaire oblige, personne ne sera autorisé à danser cette année : «Nous appliquons les mêmes mesures sanitaires que dans un restaurant», déclare Myriam Logomba, chargée d’événementiel du Secours Catholique.

«Pour compenser, on a fait venir des magiciens pour les enfants», ajoute-t-elle.

Haut-de-forme sur la tête et costume rouge, le prestidigitateur multiplie les tours et fait pétiller les yeux des plus jeunes, également occupés à toutes sortes de coloriages.

A table, les conversations vont bon train tandis que certains tournent parfois la tête, jetant un regard rêveur à la ville lumière, laissant derrière eux les difficultés du quotidien.

«La pauvreté s'est durcie avec la crise sanitaire», glisse à l'apéritif Vincent Destival, délégué général du Secours Catholique, organisme qui a aidé 770.000 personnes en France en 2020.

Soixante-dix personnes, venues de toute l’Ile-de-France, étaient attendues vendredi soir sur le «Bel-Ami», mais plusieurs chaises sont restées vides : «Certains sont malades et puis il y a ceux qui ne viennent pas pour diverses raisons», indique Myriam Logomba.

La promenade suit son cours, Mahjoub se demande si «on a déjà dépassé la petite statue de la liberté». Derrière son masque, légèrement tombé sous son nez, il dit apprécier cette soirée «calme», qui «restera un bon souvenir». Quant au Covid, «on fait attention, mais je n’y pense pas trop», souffle-t-il, mettant la réalité de côté le temps d'une soirée.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.