Omicron: les experts veulent un plan d'action mondial contre la Covid-19

Les gens font la queue pour se faire tester pour la Covid- 19 dans un centre de test à Times Square le 9 décembre 2021 à New York. (Photo, AFP)
Les gens font la queue pour se faire tester pour la Covid- 19 dans un centre de test à Times Square le 9 décembre 2021 à New York. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 19 décembre 2021

Omicron: les experts veulent un plan d'action mondial contre la Covid-19

  • La distanciation sociale et les interdictions de voyager sont de retour dans de nombreux pays depuis la détection d'un variant en novembre
  • 8,4 milliards de vaccins administrés, seulement 7,1 % des habitants des pays à faible revenu ont reçu au moins une dose

DUBAÏ : Au moment où le monde pensait avoir franchi un cap dans la lutte contre la Covid-19, les espoirs d'un retour à la normale ont été anéantis lorsque des médecins d'Afrique du Sud ont signalé qu'environ 3 000 de leurs patients avaient contracté un nouveau variant, peut-être plus infectieux et potentiellement plus résistant aux vaccins du coronavirus.

L'émergence le mois dernier de B.1.1.529, nommé Omicron par l'Organisation mondiale de la santé conformément à son système de désignation de variants notables après les lettres de l'alphabet grec, a plongé les gouvernements dans une frénésie quelques semaines seulement avant le début de la saison chargée des voyages de Noël et du nouvel an.

Le port du masque, la distanciation sociale, les tests de masse et le télétravail ont été rapidement réimposés dans de nombreux pays dans le but de contenir la propagation anticipée du nouveau variant, tandis que les gouvernements ont fermé leurs frontières aux voyageurs des pays où l’Omicron était présent.

Malgré la réponse rapide, le variant s’est déjà propagé dans presque tous les continents et devrait devenir la souche dominante, remplaçant le variant précédent, le Delta.

Une travailleuse médicale prépare un vaccin contre le coronavirus (la Covid-19) BioNtech-Pfizer à Makati City, dans la banlieue de Manille, le 29 novembre 2021. (Photo, AFP)

Emmanuel Kouvousis, conseiller scientifique principal chez Vesta Care, estime que le coronavirus continuera de prendre le dessus tant que les pays n'auront pas de plan d'action uni afin d’atteindre un taux mondial de vaccination plus élevé.

«Si je peux faire une prédiction, je dirais que le virus restera là pendant au moins cinq ans à compter du jour où il a commencé», a déclaré Kouvousis à Arab News, ajoutant qu'il est peu probable qu'Omicron soit la dernière mutation de la Covid-19, avec au moins deux autres souches dominantes attendues avant la fin de la pandémie.

Au 1er décembre, le nombre de personnes infectées par l'Omicron en Afrique du Sud avait plus que doublé pour atteindre 8 561. Au moins 11 pays de l'UE ont depuis signalé des cas d'Omicron, tandis que les responsables de la santé au Royaume-Uni s'attendent à voir jusqu'à 1 million de cas d'ici la fin de l'année.

Parmi les pays de coopération du Golfe, l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahreïn, le Koweït et Oman ont tous signalé leurs premiers cas d'Omicron. Israël, le Japon et le Maroc ont entièrement fermé leurs frontières aux voyageurs étrangers.

Des voyageurs font la queue au comptoir d'enregistrement de l'aéroport international OR Tambo de Johannesburg le 27 novembre 2021, après que plusieurs pays ont interdit les vols en provenance d'Afrique du Sud à la suite de la découverte du variant Omicron. (Photo, AFP)

Une partie du problème, selon Konstantinos Dimitrakopoulos, directeur et chef de la division médicale chez Intelligent Care Group, est que de nombreuses personnes sont mal informées sur l'effet des vaccins et ont la fausse impression qu'elles sont complètement immunisées une fois vaccinées.

«Le vaccin ne vous empêche d’avoir le virus. Cela ne vous empêche pas de le contracter. Cela ne vous empêche pas de le transmettre. Cela diminue simplement vos chances de mourir ou d'avoir des symptômes graves», a-t-il déclaré à Arab News.

«Pour que le vaccin soit l'outil ultime, nous devrions appuyer sur un bouton et vacciner instantanément des milliards de personnes à la fois », ce qui est, bien sûr, impossible.

Un autre problème est le «décalage temporel massif» entre les populations recevant la première et la deuxième dose du vaccin, ce qui affaiblit naturellement la lutte contre un virus à mutation rapide.

Un technicien de laboratoire travaille dans un laboratoire de pathologie équipé pour dépister les patients de la Covid-19 et ceux infectés par le variant Omicron en provenance de destinations à haut risque dans un hôpital gouvernemental de Chennai. (Photo, AFP)

«La communauté mondiale est passée de la compréhension du virus au dépistage du virus, au développement des vaccins, puis à la vaccination des personnes avec un décalage dans le temps, ce qui est un décalage naturel dû aux restrictions de production», a expliqué Dimitrakopoulos.

La grande inégalité des ressources et des capacités financières entre les pays du monde est l'un des nombreux facteurs qui ont entravé les efforts pour vaincre le virus avant qu'il ne subisse un mutation à nouveau.

Après tout, malgré l'administration de plus de 8,4 milliards de doses de vaccin dans le monde dès le début décembre, une moyenne de seulement 7,1% des habitants des pays à faible revenu ont reçu au moins un vaccin.

«Nous n'avons pas d'usines dans le monde capables de produire les vaccins à une telle échelle, ou de les distribuer et de les administrer simultanément dans un laps de temps très court», a souligné Dimitrakopoulos.

Cependant, le simple fait d'envoyer davantage de vaccins dans les pays les plus pauvres d'Afrique et d'Asie dans l'espoir d'augmenter le taux de vaccination ne résoudra probablement pas le problème.

«Il y a toujours la question de savoir qui va parcourir le dernier kilomètre et apporter les vaccins dans chaque village ou chaque zone et les administrer», s’est demandé Dimitrakopoulos.

Avec la souche Omicron récemment découverte de la Covid-19, les responsables de la santé du monde entier exhortent les gens à se faire vacciner ou à un vaccin de rappel et à se faire tester pour le virus. (Photo, AFP)

Un autre facteur est l'interconnexion du monde et l'absence d'une politique mondiale uniforme pour le dépistage du virus. «Tant que les aéroports sont ouverts, le virus a des moyens illimités de se   propager», a ajouté Dimitrakopoulos.

En effet, la majeure partie de la population mondiale n'est pas suffisamment couverte par un système de santé qui suit des procédures de dépistage strictes, répond rapidement aux cas en imposant l'auto-isolement et fournit des traitements et des vaccinations contre le virus.

La distribution des vaccins n'est pas seulement entravée par les défis logistiques dans le monde en développement. La monopolisation des vaccins en tant que propriété intellectuelle par une poignée de grandes sociétés pharmaceutiques a également limité la production, selon Kouvousis.

Les plus petites «entreprises génériques» n'ont pas accès à la formule du vaccin et, par conséquent, ne sont pas en mesure d'augmenter la production ou d'étendre sa portée dans les pays les plus pauvres, a-t-il révélé.

L'un des facteurs les plus préoccupants est le scepticisme généralisé du public à l'égard des vaccinations. La désinformation ou le manque d'éducation ont signifié que de larges segments de la population négligent les mesures de distanciation sociale et d'hygiène ou s'opposent carrément à recevoir le vaccin.

Ces facteurs combinés ont permis au virus de passer à nouveau entre les mailles du filet. «Il y a eu un retard dans la diffusion du message à l'échelle mondiale», a affirmé Kouvousis.

Des enfants accompagnés de leurs parents font la queue à leur arrivée pour recevoir une dose de vaccin contre la Covid-19, devant le centre de vaccination du Parque das Nacoes à Lisbonne, le 18 décembre 2021. (Photo. AFP)

«Nous avons perdu de l'élan à cause de cette arrogance en tant que communauté médicale qui ne craignait rien et pensait pouvoir tout gérer», a signalé Kouvousis. «Les chiffres montrent maintenant autre chose».

Selon le Centre de ressources sur les coronavirus de l'Université Johns Hopkins, le nombre de morts de la Covid-19 a maintenant dépassé les 5,3 millions dans le monde.

Dimitrakopoulos convient que le monde est devenu complaisant et que davantage aurait pu être fait avant et pendant la pandémie pour mieux se préparer à l'épidémie initiale et à la montée de nouveaux variants.

«Nos plans d'urgence n'ont jamais été testés», a-t-il déclaré. «La première fois qu'ils devaient être testés, ils se sont avérés inefficaces ; tout a été fait de façon ponctuelle et sur-le-champ au fur et à mesure que la pandémie se développait».

Certains pays étaient mieux préparés lorsque la pandémie a frappé, tandis que d'autres se sont bien adaptés pour contenir de nouveaux variants au fur et à mesure de leur apparition.

Un exemple de réussite est celui des Émirats arabes unis, où 100% de la population a reçu sa première dose du vaccin, et plus de 90% sont désormais complètement vaccinés.

Des acheteurs, dont certains portent des masques pour lutter contre la propagation du virus, passent devant les magasins d'Oxford Street à Londres le 18 décembre 2021. (Photo, AFP)

«Lorsque le virus a frappé en février 2020, la capacité quotidienne du marché des Émirats arabes unis à effectuer des tests PCR était d'environ 5 000 échantillons», a éclairci Dimitrakopoulos. Aujourd'hui, les Émirats arabes unis ont la capacité d'effectuer plus d'un demi-million de tests par jour, de traiter des échantillons et de suivre la source du virus.

Le variant Omicron a néanmoins laissé les scientifiques se presser de déterminer sa transmissibilité et sa mortalité.

«Les données prennent du temps à rassembler et à analyser, mais nous devrions avoir une meilleure idée d'ici la fin du mois de décembre si l'omicron est aussi transmissible ou plus hautement transmissible que le variant delta», a déclaré à Arab News, le Dr Matthew Binnicker, directeur de la virologie clinique à la Mayo Clinic à Rochester.

Selon l'OMS, «un nouveau variant ne signifie pas que les choses seront nécessairement pires, mais cela signifie qu'elles seront plus incertaines».

Binnicker a ajouté que «le meilleur moyen d'empêcher l'apparition de mutations est de réduire le nombre de personnes infectées. Si le virus ne peut pas infecter quelqu'un, il n'a pas la possibilité de reproduire son génome et cela empêche les mutations de se produire».

Des études préliminaires montrent qu'une troisième dose d'un vaccin, connue sous le nom de rappel, augmente les niveaux d'anticorps neutralisants de 25 fois par rapport à deux doses, qui à elles seules offrent une protection d'au moins 70% contre le variant omicron.

«Afin de réduire considérablement le nombre d'infections, nous aurons probablement besoin d'un taux d'immunité global (issu de la vaccination et/ou de l'immunité naturelle) d'au moins 80%», a déclaré Binnicker.

«Afin de réduire considérablement le nombre d'infections, nous aurons probablement besoin d'un taux d'immunité global (issu de la vaccination et/ou de l'immunité naturelle) d'au moins 80%», a clarifié Binnicker. «Plus vite nous pourrons vacciner la population mondiale, plus vite nous pourrons réduire le taux d'infections et empêcher l'émergence de nouveaux variants».

Pour faire de cela une réalité, de nombreux membres de la communauté médicale adoptent l'idée de vaccinations obligatoires, une idée qui pourrait bien s'avérer politiquement impopulaire. Pour cette raison, Dimitrakopoulos aimerait que la décision ne soit pas entre les mains des politiciens.

«Afin de s'attaquer au problème politique mondial autour des vaccinations obligatoires, une directive devrait émaner des autorités sanitaires telles que l'OMS et les Centres Américains pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC)», a-t-il soutenu. « Ni des gouvernements, ni des politiciens».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Cinq Italiens décédés dans un accident de plongée aux Maldives

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs. (AFP)
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  • Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé
  • Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué

MALE: Cinq Italiens sont décédés dans un accident de plongée aux Maldives, sans que les circonstances précises soient connues, a annoncé jeudi le ministère italien des Affaires étrangères, les forces de sécurité sur place ayant retrouvé un corps.

L'archipel est une destination de vacances de luxe, avec ses plages de sable blanc et ses complexes hôteliers isolés, prisée des plongeurs.

Des responsables locaux ont déclaré qu'il s'agissait du plus grave accident de plongée survenu dans ce pays composé de 1.192 minuscules îles coralliennes dispersées sur quelque 800 kilomètres le long de l'équateur, dans l'océan Indien.

"A la suite d'un accident survenu lors d'une sortie de plongée sous-marine, cinq ressortissants italiens ont trouvé la mort (...) aux Maldives. Les plongeurs auraient perdu la vie alors qu'ils tentaient d'explorer des grottes situées à 50 mètres de profondeur", précise le ministère, en soulignant que les autorités locales menaient une enquête.

Les cinq Italiens ne sont pas revenus d'une plongée en grotte profonde sur l'atoll de Vaavu, situé au sud de la capitale, Malé.

Des avions et des vedettes rapides ont été déployés pour une vaste opération de recherche jeudi après-midi, a précisé la Force de défense nationale des Maldives (MNDF) dans un communiqué.

"Un corps a été retrouvé", annonce le communiqué. Il a "été découvert à l'intérieur d'une grotte en profondeur (...) On pense que les quatre autres plongeurs se trouvent également dans cette même grotte, qui descend jusqu'à environ 60 mètres", précise-t-il.

Les MNDF ont aussi précisé qu'un navire des garde-côtes se trouvait dans la zone pour coordonner les opérations de recherche tout au long de la nuit. D'autres plongeurs des garde-côtes ont été envoyés en renfort pour participer aux recherches.

Selon la police, les conditions météorologiques étaient mauvaises à Vaavu jeudi et un avertissement avait été émis pour les bateaux de passagers et les pêcheurs.

Une touriste britannique est décédée en décembre lors d'une plongée, et son mari, bouleversé, est mort quelques jours plus tard après être tombé malade.

En juin, un touriste japonais de 26 ans a disparu après une expédition de plongée près de la capitale.

Selon les médias locaux, au moins 112 touristes sont morts dans des incidents liés à la mer dans l'archipel au cours des six dernières années, dont 42 victimes d'accidents de plongée ou de plongée avec tuba.

 


Détroit d'Ormuz: Téhéran annonce laisser passer des navires chinois depuis mercredi

L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran"
  • Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique"

TEHERAN: L'Iran a annoncé jeudi que ses forces navales avaient autorisé depuis la veille le passage de plusieurs navires chinois dans le détroit d'Ormuz, verrouillé par Téhéran depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

"Le passage d'un certain nombre de navires chinois dans le détroit d'Ormuz a été rendu possible conformément aux protocoles de gestion du détroit mis en place par l'Iran", ont indiqué jeudi dans un communiqué les Gardiens de la Révolution, l'armée idéologique de l'Iran.

Ce passage, qui a débuté "la nuit dernière", a été rendu possible grâce aux "relations étroites entre les deux pays et leur partenariat stratégique", ont-ils spécifié.

Cette autorisation donnée à plusieurs navires chinois a également été annoncée par des médias officiels iraniens.

La télévision d’État iranienne a notamment précisé que "plus de 30 navires" avaient été autorisés à franchir le détroit d'Ormuz, sans indiquer s'il s'agissait exclusivement de navires chinois.

Le blocage iranien de cette voie maritime par laquelle transite habituellement un cinquième de la production mondiale de pétrole perturbe les marchés mondiaux et confère à Téhéran un levier stratégique.

Les Etats-Unis ont quant à eux imposé leur propre blocus des ports iraniens malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

Cette annonce intervient alors que le président américain Donald Trump, en visite jeudi en Chine, a discuté du détroit d'Ormuz avec son homologue Xi Jinping.

Selon un extrait d'une interview à la chaîne Fox News, Donald Trump a déclaré que M. Xi lui avait assuré que Pékin n'enverrait pas d'équipement militaire à l'Iran et était prêt à aider à la réouverture du détroit d'Ormuz.

La Chine est le principal pays importateur du pétrole iranien.


De nouvelles négociations entre Israël et le Liban s'ouvrent à Washington 

Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration. (AFP)
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  • A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours
  • Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels

WASHINGTON: Israël et le Liban ont lancé jeudi à Washington une nouvelle session de discussions pour parvenir à un rapprochement, selon des diplomates, au moment où un cessez-le-feu arrive à expiration.

Ce troisième cycle de discussions, qui doit durer deux jours, a débuté peu après 09H00 locales (13H00 GMT) au département d'Etat, d'après un diplomate proche du dossier.

A trois jours de la fin théorique, dimanche, de la trêve au Liban, représentants israéliens et libanais ont repris au département d'Etat des discussions qui doivent durer deux jours.

Malgré l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu le 17 avril, Israël a continué à frapper des cibles du Hezbollah pro-iranien au Liban, tuant plus de 400 personnes, d'après un décompte de l'AFP fondé sur des chiffres officiels.

L'armée israélienne a encore annoncé jeudi de nouvelles frappes visant le Hezbollah pro-iranien dans le sud du pays, après avoir ordonné l'évacuation de huit villages. Selon l'agence de presse libanaise ANI, des bombardements se sont produits dans le sud du pays, au lendemain de raids meurtriers qui ont fait 22 morts.

Dans le nord d'Israël, une attaque de drone du Hezbollah a blessé plusieurs civils, selon l'armée israélienne.

En dépit de la trêve, Israël continue de viser le Hezbollah, le mouvement chiite qui a entraîné le Liban dans la guerre régionale à la suite du déclenchement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février.

Le conflit a tué des milliers de personnes, principalement en Iran et au Liban, où les autorités dénombrent plus de 2.800 morts, dont au moins 200 enfants.

Lors de la dernière réunion le 23 avril à Washington entre Israéliens et Libanais, Donald Trump avait annoncé une prolongation de trois semaines de la trêve, et exprimé l'espoir d'un rapprochement historique entre les deux voisins du Proche-Orient.

Le président des Etats-Unis avait conjecturé qu'il accueillerait dans l'intervalle à la Maison Blanche le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun.

Mais cette rencontre ne s'est pas concrétisée, le chef d'Etat libanais exigeant au préalable un accord sur les questions de sécurité et la fin des attaques israéliennes.