Liban: couvre-feu aux non vaccinés pour éviter une nouvelle flambée pendant les vacances

Les services de sécurité libanais imposent un couvre-feu de trois semaines pour les résidents non vaccinés, et des amendes à ceux qui l'enfreignent. (Reuters/photo d'archives)
Les services de sécurité libanais imposent un couvre-feu de trois semaines pour les résidents non vaccinés, et des amendes à ceux qui l'enfreignent. (Reuters/photo d'archives)
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Publié le Dimanche 19 décembre 2021

Liban: couvre-feu aux non vaccinés pour éviter une nouvelle flambée pendant les vacances

  • Les ambulanciers transportent chaque jour 80 à 100 cas vers les hôpitaux, selon le chef de la Croix-Rouge
  • Le secrétaire général de l'ONU rencontrera le président, le chef du parlement, le Premier ministre et des représentants de la société civile

BEYROUTH : Les services de sécurité libanais ont imposé un couvre-feu de trois semaines pour les résidents non vaccinés, avec des amendes pour ceux qui le violent, à partir de 17 heures jusqu’à 6 heures du matin et ce jusqu'au 9 janvier 2022, alors que le nombre de cas augmente dans le pays.

Le comité qui suit les mesures de prévention du coronavirus déclare qu'il exclura ceux « avec au moins une dose de vaccin ou un test PCR négatif de 48 heures et les enfants de moins de 12 ans ».

Vendredi, le ministère de la Santé publique a signalé 1 912 nouveaux cas de Covid-19, principalement chez des personnes de 30 à 39 ans, dont certaines avaient reçu trois doses de vaccin. De plus, 14 décès ont été enregistrés.

Le ministère a déclaré : « Nous avons eu 22 168 cas actifs ces 14 derniers jours », ajoutant que seulement 34% des personnes avaient reçu deux doses de vaccin, avec le taux de vaccination le plus bas enregistré dans la région de la Bekaa.

Le secrétaire général de la Croix-Rouge libanaise, George Kettaneh, a déclaré que « les équipes d'ambulances transportent chaque jour 80 à 100 cas vers les hôpitaux, tandis que plus de 1 200 bonbonnes d'oxygène ont été distribuées ».

Jusqu'à présent, le Liban a enregistré 60 cas du variant Omicron, mais le ministre libanais de la Santé Firass Abiad souligne qu'il « se propage rapidement... deux fois et demie plus vite que le Delta ».

Ceux qui ont reçu trois doses de vaccin ont une meilleure protection contre l'Omicron, ajoute-t-il.

Le Liban craint une nouvelle épidémie pendant les vacances, d'autant plus que le secteur médical est épuisé en raison des pénuries de personnel, de carburant, d'oxygène, de matériel médical et de médicaments.

Suleiman Haroun, chef du Syndicat des propriétaires d'hôpitaux privés, dit : « Les hôpitaux sont toujours en mesure d'accueillir des patients, mais ils sont bien sûr soumis à une forte pression, d'autant plus que 80 à 90 % des lits Covid-19 sont occupés. »

Haroun ajoute : « Nous craignons que les chiffres n'augmentent. La majorité des cas ne nécessite actuellement pas de soins intensifs, mais certains patients passent jusqu'à trois semaines à l'hôpital. »

Dans le but d'éviter une épidémie pendant les vacances, le comité de suivi des mesures préventives Covid-19 a imposé une jauge de 50 % dans les lieux publics.

De plus, les boîtes de nuit, les restaurants et les hôtels refuseront l'entrée à ceux qui n'ont pas au moins une dose de vaccin Covid-19 ou un test PCR négatif au cours des 48 dernières heures.

Parallèlement, le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres arrivera dimanche au Liban pour rencontrer le président Michel Aoun, le président du Parlement Nabih Berri et le Premier ministre Najib Mikati, ainsi que des représentants de la société civile.

Les observateurs politiques écartent la possibilité que cela affecte le travail du Cabinet, paralysé depuis la mi-octobre.

L'ambassade du Canada au Liban exhorte les ressortissants canadiens à « faire preuve d'une grande prudence au Liban en raison d'une situation de sécurité imprévisible et du risque d'attaque terroriste ».

L'ambassade conseille aux gens d'éviter certaines zones, à savoir les banlieues sud de Beyrouth, Tripoli, Baalbek-Hermel, tous les camps palestiniens et les zones au sud du Litani, « en raison de la présence de groupes armés et du risque de crime organisé, d'enlèvements et menace d’attaques terroristes. »

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Emirats: deux morts et trois blessés à Abou Dhabi après l'interception d'un missile 

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi
  • "L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X

ABOU DHABI: Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient.

"L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X.

 

 


Expulsion de l'ambassadeur d'Iran: le Hezbollah boycotte une réunion du gouvernement 

Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
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  • Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer
  • Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!"

BEYROUTH: Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth.

Le Hezbollah et son allié chiite, le mouvement Amal, ont fustigé la décision inédite des autorités sommant l'ambassadeur de partir d'ici dimanche, et lui ont demandé de demeurer dans le pays.

En signe de mécontentement, les deux ministres représentant le Hezbollah et les deux autres représentant Amal, dirigé par le président du Parlement Nabih Berri, ont décidé de ne pas se rendre à la réunion du gouvernement, a indiqué à l'AFP un responsable libanais sous couvert d'anonymat.

Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer.

Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!", selon une équipe de l'AFP.

"Nous sommes contre cette décision du gouvernement, qui ne passera pas", dit à l'AFP Elham al-Mokdad, une des protestataires, devant le bâtiment situé à la lisière de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah bombardé par Israël.

Le ministre des Affaires étrangères Youssef Raggi a pris la décision d'expulser l'ambassadeur pour "ingérence" dans les affaires intérieures libanaises.

"Nous réclamons que l'ambassadeur américain soit expulsé, ainsi que le ministre des Affaires étrangères", affirme une autre manifestante, Farida Noureddine, 43 ans.

La décision d'expulser l'émissaire iranien intervient dans le cadre des pressions des autorités libanaises sur le Hezbollah et son parrain iranien.

Elles ont interdit les activités militaires du Hezbollah, seul groupe non-étatique armé, ainsi que la présence et l'action des Gardiens de la Révolution iraniens qui, selon le Premier ministre Nawaf Salam, dirigent les opérations du groupe contre Israël.

Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, après une attaque du Hezbollah contre Israël en solidarité avec l'Iran. L'armée israélienne mène depuis une campagne de frappes aériennes qui a fait plus de 1.000 morts et un million de déplacés.


Le Conseil du Golfe veut participer à toutes les discussions sur la guerre avec l’Iran

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
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  • Le chef du CCG a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe
  • Le Conseil du Golfe a indiqué que ses membres souhaitent être impliqués dans toute discussion sur la guerre avec l’Iran

DUBAÏ : Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi, a accusé jeudi l’Iran d’alimenter l’escalade régionale et a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe, tout en exhortant à inclure les États du Golfe dans tout effort diplomatique visant à résoudre la crise.

Dans une série de déclarations, Jasem Mohamed Al-Budaiwi a affirmé que l’Iran était responsable de la récente escalade et a averti que ses actions constituaient une menace directe pour la stabilité régionale.

Il a indiqué que des attaques iraniennes avaient visé des raffineries de pétrole en Arabie saoudite, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Koweït, qualifiant ces frappes de « systématiques » et dirigées contre des installations énergétiques critiques.

« Nous insistons sur la nécessité d’impliquer les pays du CCG dans toute discussion ou accord visant à résoudre cette crise, de manière à renforcer leur sécurité et leur stabilité », a déclaré Al-Budaiwi dans une allocution télévisée, ajoutant que si les États du Golfe ont le droit de se défendre, ils privilégient la voie diplomatique.

« La communauté internationale doit adresser un message unifié à l’Iran pour qu’il mette fin à ses attaques », a-t-il ajouté, appelant à une pression mondiale coordonnée pour éviter une nouvelle escalade.

Le secrétaire général a également rejeté toute tentative de redessiner la carte de la région après le conflit, mettant en garde contre toute modification des frontières géopolitiques une fois la crise terminée.

Al-Budaiwi a en outre accusé l’Iran d’exiger des paiements de la part des navires transitant par le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle par laquelle transite une part importante du pétrole mondial.

Le chef du CCG est le premier haut responsable régional à formuler publiquement une telle accusation.

Al-Budaiwi, qui dirige le bloc composé de Bahreïn, du Koweït, d’Oman, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, a fait ces déclarations lors d’une conférence de presse à Riyad. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com