Un collectionneur américain restitue pour 70 millions de dollars d'antiquités volées

Dans un communiqué, le procureur Cyrus Vance a dénoncé «l'appétit vorace depuis des décennies de Michael Steinhardt pour des objets pillés». (Photo, AFP)
Dans un communiqué, le procureur Cyrus Vance a dénoncé «l'appétit vorace depuis des décennies de Michael Steinhardt pour des objets pillés». (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Mardi 07 décembre 2021

Un collectionneur américain restitue pour 70 millions de dollars d'antiquités volées

  • L'annonce du procureur Cyrus Vance, résultat d'années d'enquête, permet à Steinhardt, 80 ans, d'échapper pour l'instant à une inculpation et à un procès
  • Steinhardt a fait l'objet ces dernières années de perquisitions à son bureau et son appartement par les services du procureur Vance

NEW YORK : Un célèbre collectionneur d'art américain, le milliardaire et philanthrope Michael Steinhardt, a restitué 180 oeuvres d'art et antiquités volées dans le monde ces dernières décennies - certaines de la Grèce antique - d'une valeur de 70 millions de dollars, a annoncé la justice new-yorkaise.

L'annonce du procureur de New York Cyrus Vance, résultat d'années d'enquête, permet à M. Steinhardt, 80 ans, d'échapper pour l'instant à une inculpation et à un procès, mais il se voit en revanche interdit à vie d'acquérir des antiquités sur le marché légal de l'art.

Dans un communiqué, le procureur Vance a dénoncé "l'appétit vorace depuis des décennies de Michael Steinhardt pour des objets pillés, sans se préoccuper de la légalité de ses actes, ni de la légitimité des pièces qu'il achetait et vendait, ni de la gravité des dégâts culturels qu'il commettait dans le monde entier".

Il a accusé le collectionneur et financier new-yorkais, dont la fortune est estimée par Forbes à 1,2 milliard de dollars, de ne respecter aucune "frontière géographique ou morale" et de "s'appuyer sur des trafiquants d'antiquités, patrons du crime organisé et du blanchiment et pilleurs de tombes, afin d'accroître ses collections".

M. Steinhardt a fait l'objet ces dernières années de perquisitions à son bureau et son appartement sur la 5ème avenue de Manhattan par les services du procureur Vance, lequel a fait de la restitution d’œuvres d'art volées l'une de ses priorités.

Cette figure de la finance et de la philanthropie new-yorkaise - à la fortune amassée grâce à un fonds spéculatif - est réputé amateur d'antiquités grecques et a donné son nom à une galerie du Metropolitan Museum of Art.

D'après M. Vance, les 180 oeuvres d'art – dont un rhyton grec à tête de cerf datant de 400 avant J.C d'une valeur de 3,5 millions de dollars et un larnax de la Grèce antique de 1 400 - 1 200 avant J.C d'un million de dollar – "vont être restituées au plus vite à leurs propriétaires légitimes dans 11 pays".

L'ensemble des biens volés est évalué à 70 millions de dollars.

Mais le procureur a semblé écarter la perspective prochaine d'un procès.

Tout en soulignant "l'indifférence" de Michael Steinhardt "à l'égard des droits des peuples sur leurs propres trésors sacrés", Cyrus Vance a jugé préférable de restituer rapidement ces pièces plutôt que de les "conserver comme preuves pendant des années", permettant à l'accusé d'éviter un procès.

"L'accord stipule que Steinhardt sera soumis à une interdiction à vie et sans précédent d'acquisition d'antiquités", s'est félicité le procureur.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Short Url
  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

--
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Short Url
  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

--
Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair défile pour Dolce & Gabbana

Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a défilé lors de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile. (Instagram)
Short Url
  • Amira Al-Zuhair a participé au défilé Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisé au parc botanique Radicepura à Taormine, en Sicile
  • La collection, inspirée de la mythologie et du patrimoine sicilien, présentait 100 créations de haute couture mettant les motifs floraux à l'honneur

DUBAÏ : Le mannequin franco-saoudien Amira Al-Zuhair a foulé le podium à l’occasion de la dernière présentation Alta Moda de Dolce & Gabbana, organisée dans le cadre luxuriant du parc botanique Radicepura, à Taormine, en Sicile.

Amira Al-Zuhair portait l’une des silhouettes aériennes de la collection, rejoignant un casting international de mannequins pour cette présentation exclusive.

Inspirée par la rencontre entre les divinités mythologiques et les mortels, la collection réunissait 100 créations de haute couture célébrant l’héritage intemporel de la Sicile. Dentelle noire emblématique, robes de bal spectaculaires en tulle, broderies florales somptueuses, capes de velours et ornements tridimensionnels raffinés composaient un univers où la mythologie antique rencontrait la fantaisie contemporaine. Les fleurs constituaient le fil conducteur de la collection, se déclinant en appliqués sculpturaux, ornements scintillants et broderies élaborées, en écho aux luxuriants jardins botaniques qui entouraient le podium. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com