ABBA de retour pour un nouveau «Voyage» après 40 ans à quai

Le groupe ABBA, photo d'archives AFP datée de 1974.
Le groupe ABBA, photo d'archives AFP datée de 1974.
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Publié le Vendredi 05 novembre 2021

ABBA de retour pour un nouveau «Voyage» après 40 ans à quai

  • L'annonce début septembre de leur reformation, lors d'une cérémonie XXL tournée dans plusieurs capitales, avait fait le tour du monde, après des années de spéculations
  • ABBA fait son grand retour vendredi avec un nouvel album "Voyage", après quarante ans de silence des légendes suédoises de la disco-pop

STOCKHOLM: ABBA fait son grand retour vendredi avec un nouvel album "Voyage", après quarante ans de silence des légendes suédoises de la disco-pop, qui peaufinent pour l'an prochain un concert d'avatars numériques dans une salle en construction à Londres.


Avec sa flopée de tubes ayant traversé contre toute attente toutes les modes, le quatuor va-t-il retrouver les sommets de sa jeunesse?


Depuis leur séparation de fait fin 1982, un an après leur dernier album "The Visitors", Agnetha, Björn, Benny et Anni-Frid (acronyme ABBA) n'avaient plus sorti de chansons et rangé aux vestiaires leurs célèbres costumes kitsch.


L'annonce début septembre de leur reformation, lors d'une cérémonie XXL tournée dans plusieurs capitales, avait fait le tour du monde, après des années de spéculations.


Composé de dix titres, "Voyage" est le fruit imprévu d'un projet sur lequel ABBA travaille depuis des années: un concert d'avatars numériques "révolutionnaires", censé reléguer au rayon de vieilleries les hologrammes qui ont fleuri ces dernières années dans le monde de la musique.


Certains points restent mystérieux mais une chose est claire: c'est les ABBA d'aujourd'hui qu'on entendra chanter et c'est eux qui auront commandé les mouvements des "ABBAtars", mais ces derniers les représenteront avec leur physique de... 1979. 


C'est en préparant ce projet en partenariat avec une société d'effets spéciaux du père de Star Wars George Lucas - maintes fois retardé par des difficultés techniques, puis par le Covid - que naît l'idée de refaire de la musique ensemble. 

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Photo d'archives AFP datée de 1976.


Dès 2018, ABBA avait confirmé les rumeurs de son retour en studio et on savait que l'enregistrement d'au moins deux nouvelles chansons était conservé à l'abri des oreilles indiscrètes.


"Au début, c'était seulement deux chansons, et puis on s'est dit. +Peut être qu'on pourrait en faire quelques autres (...) et puis j'ai demandé: "Et si on faisait un album complet?", a expliqué Benny Andersson, 74 ans, lors de l'annonce de l'album.


Lui et Björn Ulvaeus, 76 ans, en assurent la promotion ces dernières semaines, Agnetha Fältskog et Anni-Frid Lyngstad ayant choisi de s'épargner cette épreuve à respectivement 71 et 75 printemps.

Cinq choses à savoir sur ABBA

Machine à tubes pop qui a écoulé des dizaines de millions de disques, le groupe culte suédois ABBA est de retour vendredi avec son premier album depuis près de 40 ans. Voici cinq choses à savoir sur le groupe.

Un nom, quatre prénoms, et du hareng

Formé par étapes à l'aube des années 1970, le groupe connaît ses premiers succès en Suède. Mais il peine à se trouver un nom et après le flop du nom "Festfolk" et un concours lancé dans les journaux, Agnetha Fältskog, Björn Ulvaeus, Benny Andersson et Anni-Frid Lyngstad retiennent finalement "ABBA", un acronyme de leurs quatre prénoms. Problème: le nom est déjà utilisé par une conserverie de poissons. Après un coup de fil au directeur de l'entreprise, Agnetha obtient l'autorisation d'utiliser le nom, en échange d'une promesse facile de ne jamais se lancer dans la poissonnerie. Le hareng Abba - sans majuscules - se vend toujours dans tous les supermarchés de Suède.

« Waterloo », un triomphe à l'Eurovision

Après avoir manqué le coche en 1973 avec le single "Ring Ring", le quatuor parvient à se qualifier pour représenter la Suède à l'Eurovision 1974, qui se tient à Brighton, dans le sud de l'Angleterre. Avec leur guitare en forme d'étoile et leurs costumes si "seventies" en satin moulant, ABBA triomphe avec "Waterloo", reléguant à la sixième place la diva de "Grease", Olivia Newton-John. Devant des millions de téléspectateurs, le phénomène est né. Son titre, filant la métaphore sentimentale sur la fameuse défaite napoléonienne, devient numéro un en Europe. "Mamma Mia" (1975), puis "Dancing Queen" (1976) - joué pour la première fois à l'occasion du mariage du roi de Suède Carl XVI Gustav avec la reine Silvia en juin 1976 - confirmeront la lancée d'une longue liste de tubes.

 

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Waterloo, la chanson des ABBA lors de l'Eurovision de 1974. (Photo d'archives AFP).

Des costumes « fous »

Voulus au départ pour se distinguer de la masse des concurrents de l'Eurovision, les costumes scintillants deviendront la marque de fabrique d'ABBA. "J'ai demandé à Björn: +qu'est ce que vous voudriez, qu'est ce que je peux produire pour vous? Et il m'a répondu: rien n'est trop fou", explique Owe Sandström, le designer des célèbres tenues du groupe, devant une sélection exposée au musée ABBA de Stockholm. Un appel à l'extravagance suivi avec joie par le costumier, qui mêle des influences de cabarets, de cirque, d'animaux... Sequins, perles, cristaux, tout ce qui brille est pour ABBA. Un de ses préférés: celui porté par Björn lors de la présentation du tube "Chiquitita" (1979) aux Nations Unies, une tenue inspirée du flamenco.

La Suède, championne de l'exportation de musique

Encore aujourd'hui, seuls trois pays dans le monde exportent plus de musique qu'ils n'en importent: les Etats-Unis, le Royaume-Uni et... la Suède, selon une récente étude indépendante commandée par Export Music Sweden. Avec ses 400 millions de ventes sur tous supports revendiquées par la maison de disques Universal, Abba est un des plus gros vendeurs de disques de l'histoire et a contribué à installer le pays nordique de quelque 10 millions d'habitants au sommet. Mais la tendance s'est poursuivie avec le succès de groupes suédois comme Roxette, Ace of Base, The Cardigans, ou plus récemment Swedish House Mafia, Lykke Li ou le regretté Avicii, sans compter de très influents producteurs comme Max Martin, père naturel de dizaines de hits. 

Deux mariages et deux divorces

ABBA est un quatuor mais a aussi formé deux couples. En 1971, Agnetha épouse Björn. En 1978, Frida et Benny, ensemble depuis plusieurs années, se marient à leur tour. Mais les duos s'épuisent, fatigués notamment par le succès du groupe. En 1979, Agnetha et Björn divorcent et en 1981 c'est au tour de Frida et Benny de se séparer. Une fin de leur passion qui se traduit dans leurs chansons, comme le poignant "The Winner Takes It All" (1980). En 1981, ABBA sort un dernier album et l'année suivante le groupe cesse de se produire en public. Mais son succès se poursuivra, notamment avec la compilation "ABBA Gold" sortie en 1992.

« Toujours le son ABBA »

Trois des dix chansons de l'album, disponible depuis minuit heure locale dans tous les pays du monde, avaient déjà été dévoilées: d'abord "I Still Have Faith In You" (Je crois toujours en toi) et "Don't Shut Me Down" (Ne me ferme pas la porte). Puis une version modernisée de "Just A Notion", enregistré en 1978 mais jamais publié jusqu'ici.


"Waterloo", "Dancing Queen", "Mamma Mia", "The Winner Takes It All", "Money Money Money": la nouvelle livraison ne souffrira-t-elle pas de la comparaison avec l'âge d'or?

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Voyage, le nouvel album d'ABB. (AFP). 


"Nous n'avons rien à prouver - qu'est ce que ça peut faire si les gens pensent que nous étions meilleurs avant?", a botté en touche Benny Andersson dans une interview au quotidien suédois Dagens Nyheter. "Si cela n'avait pas été assez bien, nous n'en aurions rien fait".


Pour Jean-Marie Potiez, un des meilleurs experts internationaux du groupe, "les voix d'Agnetha et d'Anni-Frid ont perdu dans les aigus, ce qui est normal vu leur âge, mais ont gagné en profondeur, en sensibilité". 


"Quand elles chantent ensemble, toutes les deux, comme sur Don't Shut Me Down, c'est le son ABBA".


"C'est le son ABBA, mais ce n'est pas nostalgique, pas figé dans ce qu'ils étaient. Ca correspond à qui ils sont aujourd'hui", s'enthousiasme un fan suédois, Peter Palmquist.


Malgré les années et deux divorces - Björn avec Agnetha et Benny avec Anni-Frid ont été mariés plusieurs années - les quatre étaient restés bons amis.


Mais "Voyage", neuvième album studio du groupe, sera bel et bien le dernier, ont confirmé les deux "B" dans une interview au Guardian fin octobre.

                


« Theater Tour », une initiative pour célébrer la culture locale dans toute l'Arabie saoudite

Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Fourni)
Bahr » a été écrit par Abdulrahman Al-Marikhi et réalisé par Sultan Al-Nawa. (Phot Fournie)
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  • La pièce primée Bahr est jouée pour la première fois à Bahreïn, puis à Jubail, Dammam et Al-Ahsa.
  • Ce nouveau projet vise à stimuler le théâtre local, l'engagement communautaire et la sensibilisation culturelle dans tout le pays.

RIYAD : Jeudi, la Commission saoudienne du théâtre et des arts du spectacle a lancé l'initiative « Theater Tour », qui vise à présenter des représentations théâtrales exceptionnelles dans les villes, les gouvernorats et les villages du Royaume.

Le projet a pour objectif de promouvoir la scène culturelle et les arts du spectacle, tout en encourageant l'engagement communautaire, a rapporté l'agence de presse saoudienne.

La première phase débutera avec la pièce Bahr (Mer), qui se déroulera du 3 avril au 3 mai, a ajouté l'agence de presse saoudienne.

La production débutera à Baha du 3 au 5 avril au théâtre du prince Sultan bin Abdulaziz du centre culturel, avant de se rendre à Jubail du 17 au 19 avril dans la salle de conférence de la commission royale à Al-Fanateer.

Elle se poursuivra à Dammam du 24 au 26 avril au théâtre de l'université Imam Abdulrahman bin Faisal, puis se terminera à Al-Ahsa du 1^(er) au 3 mai au théâtre de la Société pour la culture et les arts. 

Ce projet s'inscrit dans le cadre des efforts déployés par la Commission pour mieux faire connaître le secteur du théâtre et des arts du spectacle, tout en veillant à ce que les services culturels soient accessibles dans les zones mal desservies et auprès des communautés marginalisées.

Il vise également à soutenir les troupes de théâtre locales, à stimuler la production théâtrale et à renforcer la contribution du secteur culturel au produit intérieur brut national.

L'initiative favorise également les opportunités d'investissement et sert de plateforme pour découvrir et soutenir les talents émergents, a rapporté la SPA.

La pièce Bahr, écrite par Abdulrahman Al-Marikhi et mise en scène par Sultan Al-Nawa, a été saluée par la critique et a remporté plusieurs prix prestigieux, notamment ceux du meilleur acteur, du meilleur scénario et de la meilleure production globale lors du premier festival de théâtre de Riyad, ainsi que ceux des meilleurs effets musicaux et du meilleur metteur en scène lors du 19ᵉ festival de théâtre du Golfe.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Semaine de l'Art à Riyad : « Une constellation d'événements » qui redéfinit les frontières de l'art

La première édition de la Semaine de l'art de Riyad commence le 6 avril dans la capitale du Royaume, au JAX District. (Avec l'aimable autorisation de la Commission des arts visuels d'Arabie saoudite).
La première édition de la Semaine de l'art de Riyad commence le 6 avril dans la capitale du Royaume, au JAX District. (Avec l'aimable autorisation de la Commission des arts visuels d'Arabie saoudite).
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  • Cet évènement s'appuie sur la communauté artistique déjà florissante de la ville tout en invitant les artistes internationaux et les amateurs d'art à se joindre à elle.
  • La princesse Adwaa bent Yazeed ben Abdullah a expliqué que l'art a le pouvoir de nous inspirer, de nous interpeller et de nous relier les uns aux autres.

RIYAD : La première édition de la Semaine de l'Art à Riyad débute le 6 avril dans la capitale du Royaume. Initiative non commerciale, cet évènement s'appuie sur la communauté artistique déjà florissante de la ville tout en invitant les artistes internationaux et les amateurs d'art à se joindre à elle.

Dans un communiqué, la princesse Adwaa bent Yazeed ben Abdullah, responsable de la Semaine de l'Art à Riyad, a expliqué les inspirations et les objectifs de l'événement: "La Semaine de l'Art de Riyad est née de la conviction que l'art a le pouvoir de nous inspirer, de nous interpeller et de nous relier les uns aux autres. Riyad est depuis longtemps une ville en pleine croissance et, grâce à cette plateforme, nous espérons contribuer à son avenir culturel - un avenir ouvert, dynamique et profondément enraciné dans le patrimoine et l'innovation".

La conservatrice Vittoria Mataresse est à la tête d'une équipe comprenant les conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à cet événement.

La conservatrice Vittoria Mataresse (photo) dirige une équipe composée des conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et de la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à l'événement. (Photo Fournie)
La conservatrice Vittoria Mataresse (photo) dirige une équipe composée des conservatrices associées Basma Harasani et Victoria Gandit-Lelandais et de la conservatrice du programme public Shumon Basar, qui ont travaillé sans relâche sur plusieurs fuseaux horaires pendant plusieurs mois pour donner vie à l'événement. (Photo Fournie)

"Il était très important pour nous d'être ludique et de ne pas avoir le type de structure ou de format rigide que nous avons l'habitude de voir. La Semaine de l'Art de Riyad se situe entre une exposition et une foire d'art. Il s'agit en fait d'une constellation d'événements", explique M. Matarrese à Arab News. "Contrairement aux grands événements artistiques qui imposent souvent des thèmes universels et s'appuient sur des artistes mondialement établis, nous voulions travailler dans le cadre d'un écosystème artistique régional, en embrassant les textures, les urgences et les sensibilités de la péninsule arabique. Nous essayons de retracer quelque chose de très spécifique et, de cette manière, nous proposons un écart critique (par rapport au format normal)".

Le thème de l'édition inaugurale de cet événement est « At the Edge ». Il réunit plus de 45 galeries provenant du Royaume-Uni, du monde arabe et d’autres régions du globe. Trois sous-thèmes principaux sont explorés : « Vie quotidienne », « Paysages » et « Motifs ».

Le quartier de JAX de Diriyah accueillera trois expositions majeures offrant un aperçu de l'identité culturelle de l'Arabie saoudite. Un certain nombre d'artistes saoudiens établis dont les studios sont basés à JAX ouvriront également leurs portes au public. Au centre de Riyad, plus de 15 galeries hébergées dans le centre Al-Mousa présenteront également des expositions, et un programme plus large à travers la ville proposera plusieurs conférences et collaborations.  

« La Semaine de l'Art de Riyad est vraiment différente », explique Gandit-Lelandais, qui travaille dans la région depuis plus de vingt ans et se concentre sur l'art arabe contemporain, dans une interview accordée à Arab News. « Le marché et l'écosystème sont uniques ici. Je pense qu'il est important d'arrêter d'appliquer les formats européens et américains dans d'autres contextes, car ils n'ont pas nécessairement besoin de s'adapter. Le format lui-même peut être réinventé pour mieux correspondre à l'identité locale ».

L'équipe a conçu l'événement comme "un parapluie sous lequel tout le monde peut se rassembler", explique Gandit-Lelandais. "Il s'adresse au public, aux amateurs d'art et aux collectionneurs".

"Avec la croissance rapide de Riyad, le type de dialogue que nous avons établi est très important pour attirer les gens ici, mais pas avec un regard occidental sur la façon dont l'art devrait être", ajoute-t-elle.

« Je suis très enthousiaste à l'idée de relier nos artistes locaux et notre scène locale (au reste du monde). Je pense qu'une fondation éducative est très excitante et très nécessaire à l'heure actuelle pour les artistes, les praticiens de l'art, les jeunes collectionneurs et tous ceux qui en font partie. Nous voulions permettre à ces générations d'artistes d'Arabie saoudite de se raconter, au-delà du cadre habituel », a expliqué Mme Harasani, seule Saoudienne de l'équipe de commissaires, à Arab News.

Lamya Gargash, Lions, The Architect, Bath, UK, 2024, tirage au pigment d'archives, 90 x 120 cm, édition de 3, 1AP. (Avec l'aimable autorisation de l'artiste et de The Third Line, Dubaï)
Lamya Gargash, Lions, The Architect, Bath, UK, 2024, tirage au pigment d'archives, 90 x 120 cm, édition de 3, 1AP. (Avec l'aimable autorisation de l'artiste et de The Third Line, Dubaï)

Bien qu'aucun des commissaires ne vive à Riyad, ils offrent tous un regard nuancé et sensible sur la capitale.

“J'ai tellement travaillé à Riyad que je m'y sens chez moi”, explique Mme Harasani. « Riyad est culturellement différente de Djeddah, ma ville d'origine, et il a été fascinant de découvrir la scène artistique locale. Je pensais que cela ressemblerait à la scène de la région du Hedjaz, mais c'est totalement autre chose. J'ai énormément appris en réalisant qu'étant tous originaires d'Arabie saoudite, il existe une multitude de façons de travailler, de créer et de communiquer ». 

Maha Malluh, Sky Clouds, 2009-2015, 100 gants noirs en polyester remplis de polyester et de sables du désert, tapis de prière. (Avec l'aimable autorisation de la Galerie Krinzinger et de Maha Malluh)
Maha Malluh, Sky Clouds, 2009-2015, 100 gants noirs en polyester remplis de polyester et de sables du désert, tapis de prière. (Avec l'aimable autorisation de la Galerie Krinzinger et de Maha Malluh)

L'expansion rapide de Riyad, tant sur le plan physique que culturel, au cours de la dernière décennie, contribue à la richesse et à la diversité présentées à la Semaine de l’Art, affirment les commissaires.

"C'est là toute la beauté du Moyen-Orient : dix ans ici équivalent à cent ans ailleurs", explique Mme Matarrese. "Je pense que ce qui est vraiment astucieux dans ce que fait l'Arabie saoudite en ce moment, c'est qu'elle a appris des erreurs commises par d'autres et qu'elle cherche activement à mieux gérer la situation."

"Il y a une chose qui est importante dans l'ADN de ce que nous faisons", poursuit-elle. "Nos visiteurs ne sauront pas à quoi s'attendre. Nous avons vraiment repoussé les limites de ce qui pourrait être montré ; nous essayons de déconstruire les modèles d'exposition conventionnels, d'expérimenter quelque chose d'autre et de réarticuler le dialogue entre les différentes parties du monde de l'art".

Pour Mme Harasani, cet événement constitue un nouveau jalon dans les progrès artistiques accomplis par le Royaume au cours de ces dernières années. 

« Cela n'existait pas quand j'étais enfant », confie-t-elle. « Le fait que nous puissions aujourd'hui voir nos rêves se réaliser, et assister à des projets d'envergure comme la Semaine de l'Art de Riyad, me fait me sentir extrêmement chanceuse et privilégiée d'en faire partie ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Alia Kong utilise le métavers pour tisser des liens entre des étudiants chinois et saoudiens

Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
Des étudiants testent le projet Superbund Alpha, qui vise à leur faire découvrir d'autres cultures par le biais du métavers. (Photo Fournie)
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  • Le projet Superbund Alpha permet aux étudiants de créer des avatars virtuels et d'enseigner leur culture aux autres.
  • La jeune fondatrice a pour objectif d'organiser un voyage d'études en Arabie saoudite pour ses camarades.


RIYAD: A tout juste 13 ans, l'étudiante chinoise Alia Kong est à l'origine d'une initiative qui utilise le pouvoir de la technologie pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de Hong Kong.

Le projet Superbund Alpha, qui vise à créer un espace ouvert permettant aux étudiants internationaux d'entrer en contact les uns avec les autres, permet aux utilisateurs de créer des avatars virtuels dans le métavers.

Les étudiants des deux pays pourront créer un espace personnalisé et promouvoir leur culture dans le cadre d'un atelier virtuel. La jeune visionnaire espère que cela contribuera à tisser des liens solides entre eux. 

« J'aimerais créer ce lien entre Riyad et Hong Kong », a déclaré M. Kong à Arab News. « Imaginez que vous puissiez créer votre propre patrimoine culturel et l'améliorer grâce à l'informatique spatiale, avec seulement des messages et des images.

En outre, dans le cadre de ce projet, elle a mis en place une expérience immersive pour présenter la culture saoudienne à ses camarades de classe.

L'histoire de Mme Kong a commencé il y a cinq ans, lorsque, à l'âge de huit ans, elle a décidé, avec 25 amis, de créer une organisation à but non lucratif appelée Kids Power Society. L'objectif du groupe était d'éduquer les élèves aux différentes cultures, d'améliorer le bien-être mental et de promouvoir la positivité.

L'adolescente prévoit maintenant d'organiser la journée Superbund Event Day, qui se tiendra simultanément à Hong Kong et en Arabie saoudite, en réalité virtuelle et dans la réalité. 

Mme Kong a souligné l'importance d'adopter les technologies émergentes, affirmant que la génération Alpha pouvait envisager le mode de vie qu'elle souhaitait grâce au métavers.

Son admiration pour l'Arabie saoudite lui vient des histoires que lui a racontées son parrain, Alaudeen Alaskary, ancien consul général d'Arabie saoudite à Hong Kong. Il est aujourd'hui conseiller honoraire du programme d'échange virtuel Superbund.

Mme Kong, qui a déjà visité le Royaume, a déclaré qu'elle prévoyait d'organiser un voyage d'étudiants destiné à enseigner à ses pairs l'histoire culturelle de l'Arabie saoudite.

« Il (Alaskary) m'a fait découvrir la culture et le mode de vie des Saoudiens. J'adore assister à ses réunions et à ses fêtes du samedi. (Ils sont) très chaleureux, aimants et nous apprécions tous la compagnie des autres », a-t-elle déclaré.

En juillet 2024, le groupe organisera un événement virtuel, Superbund Virtual Society, qui devrait rassembler plus de 100 participants venus de Hong Kong, de Chine continentale, du Canada et d'Arabie saoudite.

« Ce nouvel écosystème basé sur la technologie blockchain nous permettra d'enregistrer nos actifs numériques avec nos identités d'avatars... Les choses peuvent être créées dans le virtuel et avoir un impact sur la réalité », a déclaré M. Kong.

« J'ai un concept où l'ancienne génération crée le matériel technologique, ou le matériel dont nous avons besoin pour accéder au logiciel qui pourrait être créé par les jeunes générations, et avec le contenu, le logiciel et le matériel finalisés, nous pouvons nous réunir et combler ce fossé entre les générations. »

Au cours des cinq dernières années, Kids Power Society a publié quatre livres de science-fiction, avec la contribution de 125 enfants du monde entier. Les bénéfices ont été reversés à l'hôpital pour enfants de la Colombie-Britannique à Vancouver et à l'association Sowers Action de Hong Kong.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com