Grippe: bientôt tous vaccinés à l'ARN messager?

Lin Wilson, alias Captain Quidel, une volontaire de la société Quidel spécialisée dans les kits de diagnostic, à bord du Quidel Flu Bug (Véhicule surmonté d'une réplique géante du virus de la grippe) le 17 février 2021 à Seattle, Washington. (David Ryder/Getty Images/AFP)
Lin Wilson, alias Captain Quidel, une volontaire de la société Quidel spécialisée dans les kits de diagnostic, à bord du Quidel Flu Bug (Véhicule surmonté d'une réplique géante du virus de la grippe) le 17 février 2021 à Seattle, Washington. (David Ryder/Getty Images/AFP)
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Publié le Vendredi 15 octobre 2021

Grippe: bientôt tous vaccinés à l'ARN messager?

  • L'émergence de l'ARN messager pourrait changer la donne dans l’efficacité des vaccins contre la grippe
  • De plus en plus de laboratoires se lancent dans le développement de vaccins contre le virus influenza utilisant cette nouvelle technologie

PARIS : Symptômes: fièvre, toux, frissons... Caractéristique: fortes mutations. La grippe arrive dans l'hémisphère nord et, avec elle, la campagne de vaccination. Si, jusqu'ici, les vaccins contre ce virus utilisaient des technologies bien connues mais pas efficaces à 100%, l'émergence de l'ARN messager pourrait changer la donne.

De plus en plus de laboratoires se lancent dans le développement de vaccins contre le virus influenza utilisant cette nouvelle technologie. Sanofi, le leader mondial dans la grippe, a ainsi démarré ses essais pour un vaccin à ARN monovalent – ciblant une seule souche de virus -, et va débuter l'an prochain les essais sur un vaccin quadrivalent.

L'américain Pfizer a lui procédé en septembre aux premières injections sur des humains d'un vaccin anti-grippe utilisant l'ARN messager, déjà employé dans son vaccin contre le Covid-19. L'entreprise américaine de biotechnologies Moderna avait, elle, lancé ses propres essais début juillet.

Quel intérêt présente cette technologie, qui a fait ses preuves contre le Covid-19, mais n'a jamais été utilisée contre d'autres virus?

Il existe depuis longtemps des vaccins contre la grippe. Toutefois, leur efficacité n'est pas totale: ils utilisent des virus inactivés, qui doivent être préparés bien en amont, pour une efficacité qui varie entre 40 et 60%, voire 70%.

"Six mois avant l'épidémie, on évalue les souches qui circulent le plus. Quelquefois on se trompe, et cela crée une surmortalité importante", explique Claude-Agnès Reynaud, immunologiste et directrice de recherche à l'Inserm.

- Marché attractif -

En outre, "le problème lorsque l'on inactive un virus pour préparer un vaccin, c'est que cela peut abîmer certaines protéines de surface", précise-t-elle, celles-là même qui provoquent la réponse immunitaire.

A l'inverse, l'ARN messager ne nécessite pas de produire des antigènes (la substance étrangère à l'organisme qui déclenche la réponse immunitaire) dans des millions d'oeufs, puisque c'est la cellule humaine qui va produire, elle-même, les protéines du virus.

"Si l'Organisation mondiale de la santé (qui indique les souches à utiliser, NDLR) avertit qu'il y a un changement des souches prévalentes, on pourra changer beaucoup plus vite avec l'ARN qu'avec la technologie existante", souligne Jean-Jacques Le Fur, analyste chez Bryan, Garnier & Co. Avec à la clef, une efficacité accrue qui pourrait atteindre 95%.

Beaucoup de chercheurs sont donc en piste. Norbert Pardi, spécialiste des vaccins à l'université de Pennsylvanie, s'est notamment penché sur la question en formulant, grâce à l'ARN messager, plusieurs antigènes dans un seul vaccin, qu'il a testé sur des souris.

"Ces vaccins multivalents vont probablement provoquer une réponse immunitaire globalement supérieure" aux vaccins actuels contre la grippe, a-t-il récemment anticipé auprès de l'AFP

Cette technologie présente néanmoins des inconvénients, dont des conditions de conservation à très basse température.

"Il va falloir arriver à des vaccins thermostables, conservables en frigo de 2 à 8 degrés, en seringue. Il y a beaucoup de choses à faire pour arriver à convertir l'ARN messager à la grippe", expliquait récemment Thomas Triomphe, le vice-président de la branche vaccins de Sanofi.

Sans oublier la "question de l'acceptabilité: est-ce que d'ici à ce que ces vaccins arrivent, la population sera rassurée sur cette technologie ou aura-t-elle toujours des réticences?", interroge Jean-Jacques Le Fur.

Pas de quoi décourager les appétits toutefois. "Sanofi a compris qu'il ne peut ignorer cette technologie. Les vaccins contre la grippe représentent 2,5 milliards d’euros de ventes pour eux chaque année", ajoute-t-il.

"C'est un marché très attractif pour les gros laboratoires. Hormis Moderna qui est nouvelle dans ce secteur, les autres, comme Sanofi, AstraZeneca ou GSK, sont très bien implantés sur la grippe", remarque Jamila El Bougrini, spécialiste des biotechs chez l'analyste boursier Invest Securities.

"Cela a représenté 5 milliards de dollars de ventes en 2020. En 2021, 6,5 milliards, voire 7 milliards de dollars sont attendus", analyse-t-elle, avec une croissance annuelle de 7 à 8% escomptée pour la période 2020-2026.

Derrière la révolution de l'ARN messager, une histoire complexe

Les vaccins à ARN messager, apparus avec la crise du Covid-19, marquent l'apogée d'une révolution thérapeutique qui pourrait aussi être utilisée contre le sida et certains cancers, après des décennies de recherches marquées par de multiples revers.

- Comment ça fonctionne ?

L'ARN messager est présent dans toutes les cellules et leur permet de travailler au bon fonctionnement de l'organisme. Il sert d'intermédiaire entre le code génétique de l'ADN et l'activité de la cellule.

Plus précisément, l'ARN messager est une copie provisoire d'une petite partie de l'ADN, qui est présent en permanence dans le noyau de la cellule. Celle-ci utilise cette copie comme code pour produire des protéines spécifiques.

Avec un traitement à ARN messager, on insère ces morceaux de code génétique depuis l'extérieur. Ils sont donc créés artificiellement en laboratoire et non plus à partir de l'ADN.

Pour l'heure, la principale application reste la vaccination anti-Covid 19 avec deux noms désormais bien connus: les vaccins de Pfizer/BioNTech et de Moderna.

Ils conduisent les cellules à reproduire des protéines présentes dans le virus - les "antigènes" -, afin d'habituer le système immunitaire à le reconnaître et à le neutraliser.

Un vaccin classique cherche aussi à habituer l'organisme à un virus - ou d'autres agents infectieux - mais il le fait en introduisant directement celui-ci dans le corps, sous forme atténuée ou désamorcée. Certains, plus récents, n'injectent que les antigènes du virus.

La révolution du vaccin à ARN messager, c'est de faire travailler directement les cellules à produire ces antigènes. Comme pour les autres vaccins, le système immunitaire réagit ensuite, notamment en générant des anticorps.

- Comment est-on arrivé là ?

C'est l'apogée de 40 ans de recherches. Point de départ, à la fin des années 1970, des chercheurs ont inséré de l'ARN messager à des cellules in vitro et réussi à leur faire produire des protéines.

Ce type d'expérience a peu à peu été affiné et a pu être reproduit sur des animaux, en l'occurrence des souris, une dizaine d'années plus tard.

Mais on était loin d'en faire un traitement. Pendant des années, la recherche s'est heurtée à deux grandes difficultés.

D'abord, les cellules acceptaient mal l'ARN messager de synthèse, avec potentiellement une réponse immunitaire aux effets désastreux. Ensuite, l'ARN messager est, par contraste avec l'ADN, très instable, ce qui rend difficile de l'insérer sans qu'il connaisse de modification.

Sur le premier plan, une découverte a été majeure dans les années 1990. Les chercheurs Katalin Kariko et Drew Weissmann, depuis récompensés par de multiples prix, ont montré que les cellules acceptaient sans problème une version légèrement modifiée de l'ARN messager.

Sur le second plan, il a aussi fallu des années de recherche pour élaborer la bonne enveloppe: un mélange de minuscules particules de graisse, qui soit à la fois protecteur pour l'ARN messager et bien toléré par l'organisme.

C'est parallèlement à ces avancées que de premières startups pharmaceutiques sont apparues pour miser sur l'ARN messager, comme l'allemand Curevac en 2000.

Mais il a encore fallu une vingtaine d'années pour que le secteur parvienne à élaborer des vaccins probants chez l'humain - ils sont plus vite apparus pour les animaux -, se heurtant à des vagues régulières de scepticisme face aux possibilités réelles de cette technologie.

- Et maintenant ?

Le secteur pharmaceutique travaille d'abord à l'élaboration d'autres vaccins à ARN messager contre des maladies jusqu'à maintenant résistantes à la vaccination.

C'est par exemple le cas du sida et de la malaria ou, dans une moindre mesure, de la grippe saisonnière face à laquelle l'efficacité des vaccins actuels est très irrégulière.

Les géants Pfizer et Sanofi travaillent chacun de leur côté à des vaccins à ARN messager contre la grippe. BioNTech va lancer des essais pour un vaccin contre la malaria et Moderna contre le sida.

Pour chacune de ces maladies, les considérations sont différentes. Mais ce sont, en gros, la flexibilité permise par l'ARN messager et la capacité à faire produire des antigènes par l'organisme lui-même qui permettent d'en attendre beaucoup.

Des essais cliniques sont ainsi en cours pour évaluer des traitements contre certains cancers. Ils sont également qualifiés de vaccins mais leur principe est toutefois bien différent de ceux contre des maladies infectieuses.

L'idée, c'est de prélever sur le patient des cellules cancéreuses pour ensuite élaborer et injecter un traitement qui permette à son organisme de reconnaître et attaquer les tumeurs. Là encore, la flexibilité de l'ARN messager est cruciale pour ces vaccins "personnalisés".

Mais les promesses de l'ARN messager sont encore plus larges. Il pourrait permettre au corps humain de produire des protéines que certaines personnes sont incapables de générer, notamment à cause de maladies génétiques.

"On peut coder n'importe quelle protéine dans l'ARN messager, donc il y a de nombreuses applications potentielles", résume auprès de l'AFP le biochimiste Norbert Pardi, spécialiste du sujet à l'université de Pennsylvania.


«Continuez à manifester», «l'aide est en route», lance Donald Trump aux Iraniens

Les liaisons téléphoniques internationales, coupées depuis vendredi, ont été rétablies mardi depuis l'Iran vers l'étranger mais restent précaires, selon un journaliste de l'AFP à Téhéran.  Dans la capitale, les forces de sécurité ont été mardi moins visibles aux principaux carrefours de Téhéran, a-t-il constaté. (AFP)
Les liaisons téléphoniques internationales, coupées depuis vendredi, ont été rétablies mardi depuis l'Iran vers l'étranger mais restent précaires, selon un journaliste de l'AFP à Téhéran. Dans la capitale, les forces de sécurité ont été mardi moins visibles aux principaux carrefours de Téhéran, a-t-il constaté. (AFP)
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  • La Maison Blanche avait affirmé lundi que la possibilité de frappes aériennes était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait "la première option"
  • Donald Trump a par ailleurs annoncé des sanctions contre les partenaires commerciaux de l'Iran - des droits de douane de 25% prenant effet "immédiatement

PARIS: Donald Trump a encouragé mardi les manifestants en Iran à renverser les institutions et a promis que "l'aide" arrivait, Téhéran dénonçant de son côté des "troubles orchestrés" pour servir de prétexte à une intervention militaire américaine.

"CONTINUEZ A MANIFESTER - PRENEZ LE CONTROLE DE VOS INSTITUTIONS!!!", a écrit le président américain sur son réseau Truth social, soulignant que "beaucoup d'aide est en route".

Le président américain a menacé plusieurs fois d'intervenir militairement depuis le début le 28 décembre du mouvement, l'un des plus vastes depuis la proclamation de la République islamique en 1979.

La mission iranienne à l'ONU a accusé mardi les Etats-Unis de chercher à renverser le régime par la force, "des troubles orchestrés et le chaos servant de modus operandi pour fabriquer un prétexte à une intervention militaire".

Fils de l'ancien chah d'Iran chassé du pouvoir en 1979 et figure de l'opposition iranienne en exil aux Etats-Unis, Reza Pahlavi a assuré mardi aux manifestants que "le monde n'a pas seulement vu et entendu votre voix et votre courage, maintenant il répond".

La répression a fait au moins 734 morts selon l'ONG Iran Human Rights (IHR) basée en Norvège, qui estime toutefois que le nombre réel de morts pourrait s'élever à plusieurs milliers.

Des rapports crédibles font état "de tueries à grande échelle menées par les forces de sécurité à travers le pays", affirme également l'ONG Human Rights Watch.

De nouvelles vidéos, authentifiées par l'AFP, sont apparues sur les réseaux sociaux montrant des dizaines de corps alignés dans une mosquée au sud de la capitale iranienne.

"Tirs au hasard" 

Les condamnations internationales ont afflué mardi: l'ONU s'est dit "horrifiée" et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a dénoncé un bilan "effroyable" et dit plancher sur de nouvelles sanctions contre Téhéran.

L'UE et des capitales européennes ont convoqué les ambassadeurs iraniens pour dénoncer la "répression la plus brutale et la plus sanglante contre des manifestations" depuis des années, selon Londres.

La Maison Blanche avait affirmé lundi que la possibilité de frappes aériennes était toujours sur la table, mais que la diplomatie demeurait "la première option".

Donald Trump a par ailleurs annoncé des sanctions contre les partenaires commerciaux de l'Iran - des droits de douane de 25% prenant effet "immédiatement".

L'Iran reste privé d'internet depuis le 8 janvier. Des défenseurs des droits humains accusent Téhéran de chercher ainsi à masquer la répression.

L'IHR évoque 10.000 arrestations.

"La violence augmente, les arrestations aussi. Les oppresseurs tirent au hasard", relate Kian Tahsildari à Istanbul, relayant le témoignage d'amis à Mashad (nord-est de l'Iran).

Téhéran "prêt à toute éventualité" 

Les liaisons téléphoniques internationales, coupées depuis vendredi, ont été rétablies mardi depuis l'Iran vers l'étranger mais restent précaires, selon un journaliste de l'AFP à Téhéran.

Dans la capitale, les forces de sécurité ont été mardi moins visibles aux principaux carrefours de Téhéran, a-t-il constaté.

Les médias d'Etat diffusent en boucle des images des dégâts et rendent hommage aux membres des forces de sécurité tués.

Les autorités iraniennes ont annoncé la tenue mercredi d'une cérémonie funéraire géante à Téhéran en l'honneur des "martyrs" des derniers jours, en référence essentiellement à ceux-ci.

Depuis le début du mouvement, initialement lié au coût de la vie, le pouvoir dit comprendre les revendications portant sur des questions économiques mais accuse des "émeutiers" pilotés par l'étranger d'être à l'origine des violences.

Mardi, le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a affirmé sur Al Jazeera que la décision de couper l'internet avait été prise en raison "d'opérations terroristes" dont "les ordres venaient de l'étranger".

"Nous sommes préparés pour toute éventualité et nous espérons que Washington fera un choix guidé par la sagesse. Peu importe quelle option ils choisiront, nous y sommes prêts", a-t-il ajouté.

Agé de 86 ans, l'ayatollah Khamenei a déjà été confronté à d'importants défis, notamment durant la guerre de 12 jours avec Israël en juin 2025, déclenchée par une attaque massive contre les installations militaires et nucléaires iraniennes.

Mais ces manifestations "représentent sans doute le défi le plus sérieux" pour le guide suprême "depuis des années, tant par leur ampleur que par leurs revendications politiques de plus en plus explicites", relève Nicole Grajewski, professeure au Centre de recherches internationales de Sciences Po.

Des analystes jugent cependant prématuré de prédire dans l'immédiat la chute du pouvoir théocratique iranien, soulignant que la République islamique dispose de solides leviers répressifs, à commencer par le Corps des Gardiens de la Révolution.


Des frappes en Iran sont toujours une option pour Trump, selon la Maison Blanche

Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte. (AFP)
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  • La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG
  • "Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef"

WASHNIGTON: Donald Trump envisage des frappes aériennes en Iran pour mettre fin à la répression des manifestations qui secouent la République islamique depuis le 28 décembre, a affirmé lundi la Maison Blanche, ajoutant toutefois qu'une voie diplomatique restait ouverte.

La répression des manifestations en Iran a fait plus de 600 morts depuis le début de la contestation selon une ONG, la République islamique faisant face à l'un de ses plus importants mouvements de contestation depuis sa proclamation en 1979.

"Une chose dans laquelle le président Trump excelle est de garder toutes les options sur la table. Et les frappes aériennes sont l'une des très nombreuses options qui s'offrent au commandant en chef", a affirmé à la presse la porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt.

Toutefois, elle a assuré que "la diplomatie (était) toujours la première option pour le président".

Selon elle, une voie diplomatique reste ouverte avec l'Iran, le pouvoir adoptant un "ton très différent" lors de discussions privées avec l'émissaire américain, Steve Witkoff.

"Ce que vous entendez de la part du régime iranien est très différent des messages que l'administration (américaine) reçoit en privé, et je pense que le président veut examiner ces messages", a-t-elle ajouté.

Donald Trump "ne souhaite pas voir des gens se faire tuer dans les rues de Téhéran, et malheureusement, c'est ce à quoi nous assistons actuellement", a également assuré Karoline Leavitt.

Le ministère iranien des Affaires étrangères a lui déclaré lundi qu'un canal de communication était "ouvert" entre l'Iran et Steve Witkoff, malgré l'absence de relations diplomatiques entre les deux pays ennemis.

Le pouvoir cherche à présent à reprendre la main en faisant descendre dans les rues des milliers de ses partisans, après avoir imposé une coupure totale d'internet depuis le 8 janvier.

Le président américain avait annoncé dimanche qu'une réunion avec des responsables iraniens était "en cours de préparation", sans toutefois écarter l'option militaire. "Nous pourrions devoir agir avant une rencontre", avait-il avancé, en ajoutant que l'armée américaine étudiait des "options très fortes".

 


Partez maintenant! le message des États-Unis à leurs ressortissants en Iran

Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
Cette image, prise le 6 janvier 2026 à partir d'images UGC publiées le même jour sur les réseaux sociaux, montre les forces de sécurité iraniennes utilisant des gaz lacrymogènes pour disperser les manifestants au bazar de Téhéran. (Fichier/AFP)
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  • L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention
  • Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité

DUBAI: L'aide à l'alerte qui montre des liens avec les États-Unis peut conduire à la détention.
Les États-Unis ont demandé à leurs ressortissants en Iran de quitter le pays immédiatement, dans un contexte d'escalade des troubles.

"Quittez l'Iran maintenant", a déclaré l'ambassade virtuelle de Téhéran, gérée par le département d'État, dans une alerte de sécurité diffusée lundi, invitant les Américains à planifier leur départ sans l'aide du gouvernement américain.

L'alerte fait état d'une escalade des manifestations, d'un risque de violence, d'arrestations, de perturbations de l'Internet et d'un renforcement des mesures de sécurité.

L'Iran ne reconnaissant pas la double nationalité et traitant les citoyens américains et iraniens ayant une double nationalité uniquement comme des ressortissants iraniens, le fait de montrer des liens avec les États-Unis pourrait conduire à la détention.

Il a été conseillé aux citoyens américains de quitter le pays par voie terrestre, notamment via l'Arménie ou la Turquie, s'ils peuvent le faire en toute sécurité. Ceux qui ne sont pas en mesure de partir ont été invités à rester dans des lieux sûrs, à éviter les manifestations, à faire profil bas et à s'assurer un accès à la nourriture, à l'eau et aux médicaments.

Les États-Unis n'ont pas de relations diplomatiques ou consulaires avec l'Iran. L'ambassade de Suisse à Téhéran joue le rôle de puissance protectrice des États-Unis en cas d'urgence.