Un professeur saoudien défie le cancer et le coronavirus pour mener à bien sa mission d’enseignant

Après quatre traitements, il va bien mais il sait qu’il doit encore faire face à une longue et rude bataille. (Photo Fournie)
Après quatre traitements, il va bien mais il sait qu’il doit encore faire face à une longue et rude bataille. (Photo Fournie)
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Publié le Mercredi 16 septembre 2020

Un professeur saoudien défie le cancer et le coronavirus pour mener à bien sa mission d’enseignant

  • De son lit d’hôpital, grâce à un lien vidéo, Mohammed Al-Fifi poursuit son enseignement, et s'assure que ses élèves ne manquent pas un cours
  • « Le métier de professeur est l’un des emplois les plus importants et les plus nobles, et les enseignants ne sont en aucun cas autorisés à négliger leurs devoirs »

LA MECQUE: Mohammed Al-Fifi, enseignant en école primaire, souffre d’un cancer ; il est actuellement sous chimiothérapie et poursuit son enseignement depuis l’hôpital.

Le cancer est un défi en soi. Si Al-Fifi disait à ses patrons qu'il est trop malade pour travailler, nul ne le remettrait en question – en particulier avec la menace actuelle de pandémie de coronavirus.

Mais le rêve de pouvoir retourner en classe et voir ses élèves a aidé l’enseignant à supporter les traitements épuisants qu’il doit suivre.

La pandémie a contribué à faire en sorte qu'il enseigne plus tôt qu'il ne le pensait, grâce à un lien vidéo qui, de sa chambre d'hôpital en Arabie saoudite, le relie à ses étudiants.

« Le métier de professeur est l’un des emplois les plus importants et les plus nobles, et les enseignants ne sont en aucun cas autorisés à négliger leurs devoirs », déclare-t-il.

Mohammed Al-Fifi, 37 ans, est professeur d'arabe en troisième année à l'école élémentaire Abou Omar Al-Dany, dans la région d'Al-Uraija al-Gharbiyah de Riyad. En mai, les médecins lui ont annoncé qu'ils avaient détecté un cancer dans ses ganglions lymphatiques, et il a été admis à l'hôpital peu après afin de commencer une chimiothérapie.

Après quatre traitements, il va bien mais il sait qu’il doit encore faire face à une longue et rude bataille.

« L’enseignement à distance m'a permis de retrouver mes forces malgré ma maladie, et j’ai l’impression d’être de retour, solide sur mes deux jambes et dans ma classe, me déplaçant entre les bureaux de mes élèves pour observer leur travail », témoigne-t-il.

Ravi de revoir ses élèves, Mohammed Al-Fifi confie que c’est une expérience émouvante et stimulante pour lui et pour les jeunes.

« Voir mes élèves pour la première fois était extrêmement stressant et difficile, pour eux comme pour moi, révèle-t-il. Ils ont remarqué mon changement physique et je pouvais lire de la tristesse sur leurs visages. C’est difficile pour nous tous. »

Alors qu'il poursuit son traitement, M. Al-Fifi affirme que le soutien qu'il a reçu du ministère de l'Éducation, de ses collègues et de ses élèves l'a aidé à garder le moral et à surmonter cette période difficile.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Liban: le bilan de la guerre s'élève à 570 morts depuis début mars 

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  • 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi
  • A l'aube, une frappe a touché un immeuble du quartier de Aïcha Bakkar à Beyrouth, selon l'agence de presse officielle Ani

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 570 personnes, dont 86 enfants et 45 femmes, depuis que le pays a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, a annoncé mercredi le ministère de la Santé.

Selon la même source, 84 personnes ont été tuées au cours de la seule journée de mardi.

 

 


L'armée iranienne dit vouloir désormais frapper des cibles économiques dans la région

L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran. (AFP)
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  • "L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya
  • Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois

TEHERAN: L'armée iranienne a dit mercredi vouloir désormais frapper "les centres économiques et les banques" dans le Golfe, après une attaque israélo-américaine sur un établissement bancaire de Téhéran.

"L'ennemi nous a donné carte blanche pour cibler les centres économiques et banques" appartenant aux Etats-Unis et à Israël dans la région, a déclaré le quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, selon un communiqué diffusé par la télévision d'Etat.

Selon les médias locaux, la frappe israélo-américaine de la nuit a "tué des employés" d'une banque de la capitale qui travaillaient "exceptionnellement" pour préparer le paiement des salaires du mois.

 

 


Erdogan: "Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle n'embrase complètement la région"

Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan s’exprime après une réunion du cabinet à Ankara, en Turquie, le 9 mars 2026. (Reuters)
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  • Le président Recep Tayyip Erdogan appelle à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient avant qu’elle n’embrase toute la région et affirme que la diplomatie peut encore ramener les parties à la table des négociations
  • Le président turc met aussi en garde Iran contre des actions « provocatrices », après l’interception d’un second missile tiré depuis son territoire et entré dans l’espace aérien turc

ANKARA: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé mercredi à mettre fin à la guerre au Moyen-Orient "avant qu'elle n'embrase complètement la région", lors d'un discours devant son groupe parlementaire.

"Il faut mettre fin à cette guerre avant qu'elle ne s'aggrave et n'embrase complètement la région. Si la diplomatie a une chance, c'est tout à fait possible. Nous poursuivons patiemment nos efforts pour ramener les parties à la table des négociations", a affirmé le chef de l'Etat turc.

"Nous sommes tous conscients que si cette guerre insensée, anarchique et illégale se poursuit, les pertes humaines et matérielles s'aggraveront, et le coût pour l'économie mondiale ne fera que croître", a-t-il ajouté.

"En tant que peuples de la région, nous ne devons pas laisser un conflit dont nous sommes déjà victimes nous infliger de nouvelles souffrances", a-t-il souligné.

En revanche, lundi, le président turc avait mis en garde l'Iran contre toute "action provocatrice" après l'interception d'un second missile tiré depuis l'Iran dans l'espace aérien turc.

"Malgré nos avertissements clairs, des actions extrêmement inappropriées et provocatrices continuent d'être entreprises, mettant en péril l'amitié de la Turquie" envers l'Iran, avait-il  affirmé.