Un avion s'écrase dans le centre de la Russie, 16 morts

L'appareil, de type L-410, était brisé en deux. (Photo, AFP)
L'appareil, de type L-410, était brisé en deux. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 10 octobre 2021

Un avion s'écrase dans le centre de la Russie, 16 morts

  • Seize personnes ont été tuées, a annoncé le ministère des Situations d'urgence
  • 23 personnes avaient pris place à bord de l'avion, qui s'est écrasé à 09h23 (06H23 GMT) dans la république du Tatarstan

MOSCOU: Seize personnes ont été tuées dimanche dans le crash d'un avion qui transportait des parachutistes civils dans le centre de la Russie et s'est brisé en deux sous l'impact de la chute.


Le drame est survenu à 09H23 (06H23 GMT) près de la ville de Menzelinsk, dans la république du Tatarstan (Volga).


L'avion, fabriqué en République tchèque et de type L-410 s'est écrasé une vingtaine de minutes après le décollage, l'équipage ayant détecté une panne de moteur, selon les autorités locales.


"Six personnes ont été secourues, 16 ont été retrouvées sans signe de vie", a indiqué le ministère russe des Situations d'urgence sur la messagerie Telegram.


L'appareil appartenait à un club local de l'organisation paramilitaire DOSAAF, la Société bénévole d'assistance à l'armée, l'aviation et la marine, selon l'agence de presse russe Interfax.


DOSAAF est héritière de la Société militaire et scientifique qui avait été créée en 1920 par l'URSS pour populariser parmi les Soviétiques les connaissances militaires, notamment dans le domaine aérospatial, et renforcer leurs valeurs patriotiques. 


Parmi ceux qui ont suivi une formation dans les aérodromes de DOSAAF figurent le premier homme dans l'espace, Iouri Gagarine, et la première femme cosmonaute, Valentina Terechkova.


Aujourd'hui encore, les aéroclubs de la société à travers le pays, comme celui de Menzelinsk, servent largement pour l'entraînement des cosmonautes. 


"Il n'y avait aucun reproche à faire à l'aéroclub de Menzelinsk, nous sommes les meilleurs (...), des cosmonautes s'entraînent ici", a assuré le responsable de la branche locale de DOSAAF, Ravil Nourmekhametov, cité par l'agence officielle TASS. 


Panne de moteur 
Après le crash, l'avion s'est brisé en deux sous l'impact, selon des images diffusées par le ministère des Situations d'urgence.


Seuls les six parachutistes qui étaient assis au bout de l'avion et portaient des casques ont survécu, a raconté l'instructeur du club aérospatial local, Oleg Chiporov, à l'agence TASS.


"Un parachutiste n'avait que des bleus, et il est descendu de l'avion tout seul", a affirmé M. Chiporov.


Tous les survivants ont toutefois été hospitalisés et l'un d'eux se trouve "dans un état grave", selon l'agence RIA Novosti, qui cite une source au ministère local de la Santé.


Le crash a été provoqué par une panne de moteur, a affirmé le dirigeant du Tatarstan, Roustam Minnikhanov, qui s'est rendu sur les lieux.


"Alors qu'ils étaient à 70 mètres d'altitude, les pilotes ont rapporté qu'un moteur de gauche avait arrêté de fonctionner et ont demandé un atterrissage d'urgence", a-t-il déclaré, lors d'une intervention télévisée sur la chaîne publique Rossia 24.


Selon M. Minnikhanov, l'équipage a essayé de s'éloigner des localités situées à proximité pour faire atterrir l'avion, "mais apparemment l'altitude ne l'a pas permis".


L'avion a touché une camionnette avec l'une de ses ailes et s'est renversé, a-t-il précisé.


Une enquête pour violation des règles de sécurité et d'exploitation du transport aérien a été ouverte, selon le Comité d'enquête russe, chargé des principaux dossiers dans le pays.


La Russie, longtemps connue pour ses nombreux accidents, a nettement amélioré sa sécurité aérienne depuis les années 2000, mais des crashs surviennent encore assez fréquemment, notamment dans des zones peu peuplées telles que l'Extrême-Orient.


L'Iran refuse de négocier directement avec les États-Unis

Un Iranien marche sous une bannière du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une journée pluvieuse à Téhéran, le 5 avril 2025. (Photo ATTA KENARE / AFP)
Un Iranien marche sous une bannière du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une journée pluvieuse à Téhéran, le 5 avril 2025. (Photo ATTA KENARE / AFP)
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  • Le mois dernier, Donald Trump a adressé une lettre aux dirigeants iraniens dans laquelle il propose d'engager des négociations sur leur programme nucléaire
  • « Des négociations directes avec une partie qui menace constamment de recourir à la force (...) et dont les différents responsables expriment des positions contradictoires n'auraient pas de sens », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères.

TEHERAN : L'Iran a rejeté dimanche tout dialogue direct avec les États-Unis, estimant que cela « n'aurait aucun sens », alors que le président américain Donald Trump suggère des pourparlers directs et menace de bombarder le pays en cas d'échec de la diplomatie.

Les pays occidentaux, les États-Unis en tête, soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire depuis des décennies. Téhéran rejette ces allégations et affirme que ses activités nucléaires n'ont qu'une finalité civile, notamment en matière d'énergie.

Le mois dernier, Donald Trump a adressé une lettre aux dirigeants iraniens dans laquelle il propose d'engager des négociations sur leur programme nucléaire. Mais le président américain a également menacé de bombarder l'Iran en cas d'échec de la diplomatie et a pris des sanctions supplémentaires à l'encontre du secteur pétrolier iranien. 

« Des négociations directes avec une partie qui menace constamment de recourir à la force (...) et dont les différents responsables expriment des positions contradictoires n'auraient pas de sens », a déclaré samedi soir le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, selon des propos rapportés dimanche par son ministère.

« Mais nous restons attachés à la diplomatie et sommes prêts à essayer la voie de négociations indirectes », a ajouté M. Araghchi. 

Jeudi, le président américain a affirmé qu'il préférait mener des « négociations directes » avec l'Iran.

« À quoi bon menacer si l'on veut négocier ? », s'est interrogé samedi le président iranien, Massoud Pezeshkian, élu l'an dernier avec la promesse de reprendre le dialogue avec l'Occident afin d'obtenir un allègement des sanctions pour relancer l'économie.

En 2015, l'Iran a conclu un accord avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Russie, États-Unis, France et Royaume-Uni) et l'Allemagne pour encadrer ses activités nucléaires.

Le texte prévoyait un allègement des sanctions en échange d'une limitation des activités nucléaires iraniennes. 

En 2018, Donald Trump a retiré son pays de l'accord avec fracas durant son premier mandat et rétabli les sanctions. En guise de représailles, l'Iran s'est désengagé du texte et a accéléré son programme nucléaire.

L'Iran ne cherche pas à se doter de l'arme nucléaire, mais « n'aura d'autre choix que de le faire » en cas d'attaque contre le pays, a mis en garde lundi Ali Larijani, un proche conseiller du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.


Netanyahu rencontrera lundi Trump à la Maison Blanche

Le président américain Donald Trump et  le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (Photo AFP)
Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (Photo AFP)
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  • Le président américain Donald Trump accueillera le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, lundi, pour aborder plusieurs sujets, des droits de douane à l'Iran.
  • Israël se verra ainsi infliger des tarifs douaniers s'élevant à 17 %.

JERUSALEM : Le président américain Donald Trump accueillera le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, lundi, pour aborder plusieurs sujets, des droits de douane à l'Iran, ont annoncé samedi ses services.

« Les deux dirigeants vont s'entretenir des droits de douane, des efforts pour ramener les otages israéliens, des relations israélo-turques, de la menace iranienne et de la lutte contre la Cour pénale internationale », a déclaré le bureau du Premier ministre dans un communiqué. 

Une grande partie des produits que les États-Unis importent du reste du monde sont soumis, depuis samedi, à des droits de douane additionnels de 10 %, mais l'addition sera encore plus lourde dès le 9 avril pour certains pays qui exportent plus qu'ils n'importent auprès du partenaire américain.

Israël se verra ainsi infliger des tarifs douaniers s'élevant à 17 %.

Cette annonce intervient également au moment où un nouveau cessez-le-feu semble lointain dans le territoire palestinien de Gaza, où l'armée israélienne a intensifié ses opérations, et où les tensions autour du nucléaire iranien s'intensifient.

Le président américain, qui a appelé Téhéran à entamer des négociations sur son programme nucléaire, a menacé ces derniers jours de bombarder l'Iran en cas d'échec de la diplomatie.

L'Iran se dit prêt à discuter avec les États-Unis, mais a refusé des pourparlers directs sous la menace et la pression.


Londres accuse Israël d'avoir refoulé deux députés travaillistes britanniques

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 15 août 2024. (Photo d'archives AFP)
Le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 15 août 2024. (Photo d'archives AFP)
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  • Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a accusé  Dans la nuit de samedi à dimanche, Israël d'avoir refoulé deux députées travaillistes à leur entrée à l'aéroport international de l'État hébreu.
  • « Il est inacceptable, contre-productif et profondément inquiétant que deux membres du Parlement britannique, aient été interpellés et se soient vu refuser l'entrée par les autorités israéliennes », a tonné le chef de la diplomatie.

LONDRES : Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a accusé  Dans la nuit de samedi à dimanche, Israël d'avoir refoulé deux députées travaillistes à leur entrée à l'aéroport international de l'État hébreu, dans le cadre d'un voyage officiel.

« Il est inacceptable, contre-productif et profondément inquiétant que deux membres du Parlement britannique, dans le cadre d'une délégation parlementaire en Israël, aient été interpellés et se soient vu refuser l'entrée par les autorités israéliennes », a tonné le chef de la diplomatie dans un communiqué de son ministère publié sur X.

« J'ai clairement fait savoir à mes homologues du gouvernement israélien que nous n'accepterions pas un tel traitement réservé à des parlementaires britanniques avec qui nous sommes en contact et à qui nous apportons notre soutien », a insisté M. Lammy.

Le ministre a rappelé que « le gouvernement du Royaume-Uni restait focalisé sur la reprise du cessez-le-feu et des négociations pour mettre fin à l'effusion de sang, ainsi que sur la libération des otages et la fin du conflit dans la bande de Gaza ».

La diplomatie britannique n'a dévoilé aucun détail supplémentaire.

S'appuyant sur un communiqué du ministère israélien de l'Immigration cité par la chaîne de télévision Sky News, le journal The Guardian indique que les parlementaires refoulées à l'aéroport Ben Gourion, près de Tel-Aviv, sont deux femmes, Yuan Yang et Abtisam Mohamed. Elles sont soupçonnées d'avoir voulu « documenter les activités des forces de sécurité (israéliennes) et diffuser une haine contre Israël ».

Mercredi dernier, Hamish Falconer, sous-secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, a dénoncé l'élargissement des opérations militaires d'Israël dans la bande de Gaza, se disant « profondément préoccupé » par la reprise des hostilités.

« La politique du gouvernement britannique et celle du gouvernement israélien diffèrent. Ces divergences persisteront jusqu'à ce que nous retrouvions la voie d'une solution à deux États », avait déclaré M. Falconer devant la commission des Affaires étrangères du Parlement britannique.