Vers une indispensable gestion durable des ressources en région MENA

Un homme se tient à côté de pompes à eau qui puisent l'eau du réservoir du lac Assad dans la province de Raqqa, dans l'est de la Syrie, le 27 juillet 2021. (AFP)
Un homme se tient à côté de pompes à eau qui puisent l'eau du réservoir du lac Assad dans la province de Raqqa, dans l'est de la Syrie, le 27 juillet 2021. (AFP)
Des pompes à eau puisent de l'eau dans le réservoir du lac Assad, à proximité du barrage de Tabqa, qui longe l'Euphrate, dans la province de Raqqa, en Syrie. (Photo d'archive AFP)
Des pompes à eau puisent de l'eau dans le réservoir du lac Assad, à proximité du barrage de Tabqa, qui longe l'Euphrate, dans la province de Raqqa, en Syrie. (Photo d'archive AFP)
Un jeune marche, une pelle à la main, à proximité de pompes qui prélèvent de l'eau du réservoir du lac Assad, près du barrage de Tabqa, qui longe l'Euphrate, à Raqqa, en Syrie, le 27 juillet 2021. (Photo d'archive AFP)
Un jeune marche, une pelle à la main, à proximité de pompes qui prélèvent de l'eau du réservoir du lac Assad, près du barrage de Tabqa, qui longe l'Euphrate, à Raqqa, en Syrie, le 27 juillet 2021. (Photo d'archive AFP)
Un pêcheur montre les poissons qu'il attrapés dans le lac du barrage Sel Kapani, dans le district de Golbasi, à Ankara, le 3 septembre 2021. (Adem Altan/AFP)
Un pêcheur montre les poissons qu'il attrapés dans le lac du barrage Sel Kapani, dans le district de Golbasi, à Ankara, le 3 septembre 2021. (Adem Altan/AFP)
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Publié le Lundi 27 septembre 2021

Vers une indispensable gestion durable des ressources en région MENA

  • Les pressions environnementales et la pénurie d'eau alimentent l'instabilité et les migrations forcées
  • Le recyclage, l'amélioration des techniques agricoles et une coopération accrue sont indispensables pour limiter le gaspillage de l'eau

DUBAÏ: En raison des précipitations peu abondantes, de la faible quantité d'eau douce qui proviennent des rivières et des lacs et des réserves d'eau souterraine non renouvelables qui s'amenuisent, la région du Moyen-Orient est soumise au stress hydrique le plus intense du monde.

Dans le même temps, la demande ne fait que grimper et risque de continuer à augmenter sous l'effet de la croissance démographique et du développement économique. Cette situation entraîne donc une consommation d'eau par habitant qui compte parmi les plus élevées au monde.

Dans ce contexte, il incombe aux pays de la région de mieux préserver leurs ressources limitées en eau et d'utiliser de manière plus efficace l'eau qu'ils dessalent. Bonne nouvelle: les solutions, qu’elles s’appuient sur l'imagination humaine ou sur la faisabilité économique, existent

En effet, quelques-unes de ces solutions peuvent se révéler simples et peu coûteuses. Un rapport publié en 2020 par l'ONG World Resources Institute a montré que le coût de ces solutions ne dépasserait pas 1% du PIB annuel de l'Arabie saoudite. Certaines innovations telles que le dessalement par énergie solaire, l'arrosage au goutte à goutte – qui permet une plus grande productivité agricole – ou le traitement et la réutilisation des eaux usées apparaissent fort prometteuses.

Matthew McCabe est professeur à l'université du roi Abdallah pour la science et la technologie, où il enseigne les techniques de sécurité hydrique et de télédétection. Avec le gouvernement saoudien, il travaille à optimiser l'utilisation de l'eau dans la production de denrées alimentaires. Pour y parvenir, il est indispensable de suivre de près la manière dont l'eau est consommée dans le secteur agricole, qui est, dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (Mena), le plus gourmand en eau.

Selon la Banque mondiale, l'agriculture consomme près de 70% de l'eau douce puisée dans les sources souterraines ou en surface à l'échelle mondiale. Cette proportion se chiffre à des niveaux encore plus élevés dans la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord (Mena), où elle avoisine les 80%. En Arabie saoudite, près de 90% de l'eau douce sert à alimenter l'agriculture.

«Nous cherchons à cerner de manière plus précise l'utilisation de l'eau destinée à l'agriculture dans tout le pays et cette démarche doit être entreprise dans toute la région», explique M. McCabe.

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L'agriculture consomme près de 70% de l'eau douce puisée dans les sources souterraines ou en surface à l'échelle mondiale. (Photo d'archive AFP)

«Ainsi, plus nous utiliserons l'eau de manière efficace et durable pour la production de denrées alimentaires, plus nous serons en mesure de progresser vers une utilisation plus responsable de nos ressources. Le gros problème tient au fait que nous ne recourons pas à l'eau dessalée. Nous nous appuyons sur les eaux souterraines, qui ne peuvent pas être renouvelées», ajoute-t-il.

Vangelis Constantianos est le coordinateur régional du Partenariat mondial pour l'eau, un réseau de sensibilisation et de développement des compétences. Il estime que, dans un environnement aride, les efforts consentis pour renforcer la sécurité alimentaire par le biais d'une production agricole plus importante soumettent les ressources à une pression énorme si on ne fait pas appel à des technologies «intelligentes» qui permettent d'économiser l'eau.

Pour M. Constantianos, le dessalement ne constitue pas une solution miracle en raison des coûts élevés de l'énergie qu'il consomme et des gaz à effet de serre qu'il émet. Les rejets de résidus concentrés en sel nuisent à leur tour à la nature, tandis que le coût réel de la production est occulté par les grandes quantités d'eau subventionnée.

«Un apport d'eau abondant peut ne pas contribuer au développement d'une société consciente du défi – et du devoir qui est le sien – qui consiste à conserver l'eau pour satisfaire ses besoins et protéger la nature», indique-t-il.

Cette responsabilité est d'autant plus lourde au fur et à mesure que la pénurie d'eau devient plus pressante.

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Des femmes et des jeunes villageoises récupèrent l'eau d'un bassin d'eau de pluie; l'eau est purifiée à l'aide de comprimés avant d'être utilisée dans le village de Gayo, en Éthiopie. (Shutterstock)

Le rapport du World Resources Institute indique que 3 milliards de personnes à travers le monde ne possèdent pas les installations de base nécessaires pour se laver les mains, qu'un quart de la population mondiale vit dans des pays où le stress hydrique est élevé et que le monde compte plus de cinq cents «zones mortes», ces parties d’océans pauvres en oxygène en raison des eaux usées non traitées.

Dans la région Mena, les contraintes liées à l'environnement et la pénurie d'eau alimentent l'instabilité et les migrations forcées. De grandes parties du Yémen, la province du Khouzistan, en Iran, le Soudan et, plus récemment, le Liban connaissent de graves pénuries d'eau qui ont donné lieu à des manifestations contre le gouvernement. 

«Dans cette région aride, les récoltes dépendent entièrement de l'agriculture et les responsables affirment que le fait de soutenir ce secteur endiguera l'exode rural et limitera les dépenses en monnaie forte pour importer des denrées alimentaires», peut-on lire dans un article paru au mois de juillet dernier dans The Economist.

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Cette photo, prise au moment où le soleil se lève, montre un canal issu du Nil qui traverse des terres agricoles dans la route de campagne Al-Mehwar, à Gizeh, en Égypte. (Shutterstock)

Le magazine souligne un aspect négatif: «Depuis longtemps, les subventions encouragent les agriculteurs de la région à gaspiller l'eau en grande quantité; en contrepartie, les dirigeants se servent volontiers d'une eau bon marché pour gagner le soutien des habitants ou faire avancer leurs intérêts.»

La Banque mondiale estime que, d'ici à 2050, les répercussions de la pénurie d'eau pourraient infliger aux pays de la région Mena des coûts allant de 6 à 14% de leur PIB. Par conséquent, la région ne peut pas faire comme si de rien n'était.

Omar Saïf occupe le poste de directeur des services consultatifs pour le Moyen-Orient auprès du cabinet WSP, une société de conseil en ingénierie. Pour lui, décomposer les éléments nécessaires à la sécurité de l'eau dans chaque pays permet de mieux déterminer où il convient d'investir. Cette approche peut s’avérer particulièrement utile si elle s'applique aux budgets nationaux.

Se concentrer sur la proportion du PIB plutôt que sur les coûts totaux permet de mieux identifier les lacunes qui persistent au niveau de chaque pays en matière d'investissement, ajoute-t-il.

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Le Tigre et l’Euphrate sont les fleuves qui constituent la principale source d'eau de l'Irak. Ils se révèlent essentiels à l'agriculture. (Photo d'archive AFP)

«Le fait que les pays sous-développés consacrent une plus grande part de leur PIB à la sécurité hydrique ne signifie pas que leurs efforts sont vains. Cela doit plutôt inciter la communauté internationale à mieux répartir les budgets qu’elle consacre au soutien du développement dans le monde», confie-t-il à Arab News.

Selon M. Saïf, le rapport du World Resources Institute (WRI) envoie un message clair: les solutions durables au problème de l'eau sont à portée de main. Toutefois, «pour atteindre l’objectif final, il convient que les secteurs public et privé agissent de concert».

Par ailleurs, il est important de réviser les redevances liées à l'eau et de promouvoir une coopération transfrontalière accrue. La mise en place de nouveaux programmes universitaires qui se consacrent à la sécurité de l'eau et à l'amélioration des techniques agricoles peut également jouer un rôle important. «Les départements agricoles, pour la plupart, sont désuets et ne tiennent pas compte dans leurs programmes agricoles de l'importance de la résilience au changement climatique ni de la technologie et du commerce liés au climat», ajoute-t-il.

en bref

  • 17 pays consacrent plus de 8% de leur PIB à la gestion durable de l'eau
  • Les habitants de ces 17 pays représentent 10% de la population mondiale
  • 75 pays peuvent parvenir à une gestion durable de l'eau pour un coût inférieur à 2% de leur PIB

L'Arabie saoudite, qui figure parmi les plus grands consommateurs et producteurs d'eau du monde, se lance sur cette voie grâce à des mégaprojets tels que Neom, la nouvelle ville située au nord du Royaume, dans le désert. En effet, cette cité promet de ne produire aucun rejet liquide et de générer de l'eau douce à partir d'énergies propres.

En outre, l'Arabie saoudite investit dans des méthodes de dessalement plus efficaces et dans des approches plus durables qui pourraient être utilisées dans d’autres pays.

Cependant, la facture à payer est loin d'être bon marché. Selon M. McCabe, même si la proportion d’1% du PIB ne paraît pas énorme, elle équivaut, en Arabie saoudite, à près de 10 milliards de dollars (1 dollar = 0,86 euro) par an sur une période de quinze ans. Cela représente au total 150 milliards de dollars. Pour d'autres pays de la région du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, le coût se situe autour de 4 ou 5% du PIB. Le recyclage est donc indispensable si l'on souhaite obtenir de meilleurs résultats.

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Une usine d'assainissement des eaux usées en Arabie saoudite. (Photo d'archive Arab News)

«L'Arabie saoudite adopte en même temps une bonne gouvernance en ce qui concerne la consommation d'eau, conformément à la Vision 2030. L'objectif est d'augmenter considérablement la réutilisation de l'eau», explique M. McCabe à Arab News. «Il faut recycler cette eau pour l'utiliser à d'autres fins: soit pour produire de l'eau potable, soit pour arroser les cultures ou produire des denrées alimentaires, au lieu de la laisser se déverser dans l'océan. Nous devons fermer le cycle de l'eau.»

Dans cette optique, le secteur privé pourra investir dans les eaux usées des municipalités, estiment les experts. Une analyse menée récemment par la Banque mondiale et la Société financière internationale (IFC) révèle que, si les villes se concentrent sur la gestion à faible émission de carbone de l'eau et des déchets au cours de leur redressement post-Covid-19, elles pourraient générer jusqu'à 2 000 milliards de dollars en investissements et créer plus de 23 millions de nouveaux emplois d'ici à 2030.

En dépit de certains signes encourageants qui s’annoncent dans la région, souvent soutenus par des efforts internationaux, le rythme du changement n'est pas suffisamment rapide pour relever les défis grandissants. «Le manque de gouvernance et de structures d'investissement adéquates, qui se traduit par une absence de financement, joue un rôle important et se solde notamment par une contribution du secteur privé moins importante qu'il ne le faudrait», explique M. Constantianos.

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Des garçons irakiens se baignent avec un troupeau de buffles dans la rivière Diyala, dans le district de Fadiliya, au nord-est de Bagdad, le 2 août 2021. (AFP)

Si certaines solutions semblent à la fois simples et abordables, leur élaboration et leur mise en œuvre requièrent une approche sophistiquée et souvent taillée sur mesure.

«L'eau est présente dans tous les domaines: dans l'économie, les institutions et les relations sociales. Pour remédier à la pénurie d'eau et aux incidences du changement climatique, il convient donc de gérer de manière cohérente l'ensemble des ressources naturelles, sans se limiter aux ressources hydriques», précise M. Constantianos.

«La seule solution qui se présente à nous est de traiter ce problème, parce qu'il nécessite de mettre en place des projets de longue haleine. Il faudra des dizaines d’années pour développer l'infrastructure nécessaire à la mise en œuvre de ces projets», indique-t-il.

Cependant, les perturbations induites par la construction des barrages, la corruption, la mauvaise gestion et les pénuries d'eau suscitent d’ores et déjà des remous politiques et risquent de déboucher sur des guerres si le pire scénario se réalise. Pour reprendre les termes du magazine The Economist: «Faute d'un partage [de l'eau] plus adéquat, d'une meilleure gestion et de meilleurs investissements des ressources hydriques, des millions d'habitants de la région risquent de devenir des réfugiés climatiques.»

 

Twitter : @CalineMalek

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Le Liban n'acceptera pas d'être entraîné dans le conflit, dit son Premier ministre

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s’adresse à des journalistes de médias et d’agences de presse étrangères au Grand Sérail (palais du gouvernement) à Beyrouth, le 3 décembre 2025. (AFP)
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  • Les autorités libanaises, dont le Premier ministre Nawaf Salam et le président Joseph Aoun, ont affirmé leur refus d’impliquer le Liban dans l’escalade entre les États-Unis, Israël et l’Iran, appelant à la sagesse et à la préservation de l’unité nationale
  • Le Hezbollah, affaibli par son récent conflit avec Israël, a reporté le discours de son chef Naïm Qassem et maintient une posture défensive

BEYROUTH: Les dirigeants libanais, qui craignent une implication du Hezbollah après les frappes américaines et israéliennes contre l'Iran, ont affirmé samedi qu'ils refusaient d'entraîner leur pays dans le conflit.

Le Hezbollah a annoncé qu'un discours de son chef Naïm Qassem, prévu à 13h00 GMT, était reporté "en raison des développements".

Les Etats-Unis et Israël ont mené samedi une série de frappes contre l'Iran qui a riposté, faisant craindre un embrasement régional.

"Je réitère que nous n'accepterons pas que quiconque entraîne le pays dans des aventures qui menacent sa sécurité et son unité", a affirmé le Premier ministre Nawaf Salam sur X.

"A la lumière des sérieux développements dans la région, j'appelle à nouveau tous les Libanais à agir avec sagesse et patriotisme et à placer les intérêts du Liban et de son peuple au-dessus de toute considération", a-t-il ajouté.

Le président Joseph Aoun a estimé dans un communiqué "nécessaire d'éviter au Liban les catastrophes des conflits extérieurs".

La coordinatrice spéciale de l'ONU au Liban, Jeanine Hennis, a exhorté "toutes les parties au Liban" de "donner la priorité, en paroles et en actes, à la nécessité de protéger le pays et son peuple des développements régionaux".

Peu avant le début des frappes, Israël a annoncé avoir visé des positions "des infrastructures" du Hezbollah dans le sud du Liban.

L'agence nationale d'information (ANI, officielle) a indiqué que des raids avaient visé des régions montagneuses où le Hezbollah est fortement implanté.

Le Liban a dit craindre des attaques d'Israël contre ses infrastructures civiles en cas d'élargissement du conflit avec l'Iran.

Le Hezbollah n'interviendra pas militairement en cas de frappes américaines "limitées" contre l'Iran, mais considérera toute atteinte contre le guide suprême, Ali Khamenei, comme une "ligne rouge", avait indiqué mercredi à l'AFP un responsable de cette formation.

Le chef du Hezbollah répète que sa formation est en "position défensive" mais a affirmé qu'elle s'estimerait "visée" par toute attaque américaine contre l'Iran.

Lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, le Hezbollah n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024, et l'accuse de se réarmer.


L’Arabie saoudite condamne les violations iraniennes de la souveraineté dans le Golfe et la région

Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
Cette combinaison de captures vidéo réalisée le 28 février 2026 et extraite d’images UGC publiées sur les réseaux sociaux le même jour et vérifiées par les équipes d’AFPTV à Paris, montre le moment d’une attaque contre une base américaine à Bahreïn. (AFP)
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  • L’Arabie saoudite dénonce des violations iraniennes de la souveraineté des Émirats, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, et soutient toute action de ces pays
  • Le Royaume appelle la communauté internationale à condamner ces actes et à prendre des mesures pour préserver la paix et la stabilité dans la région

RIYAD : L’Arabie saoudite a fermement condamné ce qu’elle a qualifié de violations iraniennes de l’autonomie de plusieurs États du Golfe et de la région, a indiqué le ministère saoudien des Affaires étrangères.

Dans un communiqué officiel, le ministère a dénoncé ce qu’il a qualifié de « violation flagrante » de la souveraineté des Émirats arabes unis, de Bahreïn, du Qatar, du Koweït et de la Jordanie, exprimant sa pleine solidarité avec ces pays et son soutien à toute mesure qu’ils pourraient prendre.

Le Royaume a averti des graves conséquences de la poursuite de violations de l’autonomie des États et des atteintes au droit international, soulignant que de telles actions menacent la sécurité et la stabilité régionales.

L’Arabie saoudite a également appelé la communauté internationale à condamner les actions présumées de l’Iran et à prendre des mesures fermes pour faire face aux violations qui compromettent la paix et la stabilité dans la région. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Washington et Israël ont lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne, selon Netanyahu

Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
Des Israéliens ferment un magasin après le déclenchement des sirènes dans la ville septentrionale de Haïfa, le 28 février 2026. (AFP)
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  • Benjamin Netanyahu annonce qu’Israël et les États-Unis ont lancé une « opération » contre la « menace existentielle » que représente le régime iranien
  • Il appelle le peuple iranien à se soulever contre le pouvoir en place et à construire un « Iran libre et épris de paix »

JERUSALEM: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé samedi qu'Israël et les Etats-Unis avaient lancé une "opération" contre la "menace existentielle" iranienne et appelé les Iraniens à se soulever contre le pouvoir en place à Téhéran.

"Mes frères et soeurs, citoyens d'Israël, il y a peu, Israël et les Etats-Unis ont lancé une opération pour éliminer la menace existentielle que fait peser le régime terroriste en Iran", a déclaré M. Netanyahu dans un message vidéo.

"Notre action commune créera les conditions pour que le courageux peuple iranien prenne son destin en main", a ajouté M. Netanyahu. "Le temps est venu pour toutes les composantes du peuple iranien (...) de rejeter le joug de la tyrannie et de faire advenir un Iran libre et épris de paix".