L'Arabie saoudite réitère sa solidarité avec le peuple libanais

Le roi Salmane a présidé la session du cabinet mardi. (Photo, SPA)
Le roi Salmane a présidé la session du cabinet mardi. (Photo, SPA)
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Publié le Mercredi 11 août 2021

L'Arabie saoudite réitère sa solidarité avec le peuple libanais

  • Le Conseil des ministres: L'assistance au gouvernement actuel ou futur au Liban dépend de sa mise en œuvre de réformes sérieuses et concrètes
  • «Si vous Libanais ne vous entraidez pas, vous voulez que nous vous aidions ?»

RIYAD : Dans une déclaration du cabinet mardi, l'Arabie saoudite a réaffirmé son soutien pour le peuple libanais.

Toutefois, le Royaume a souligné que toute aide au gouvernement actuel ou futur au Liban dépend de la mise en œuvre de réformes sérieuses et concrètes, qui garantissent que l'aide parvienne à ceux qui en ont le plus besoin, rapportent les médias d'État.

La monnaie libanaise a perdu plus de 90 % de sa valeur en moins de deux ans, provoquant des pénuries de carburant, d'électricité et de médicaments.

Un incendie d'entrepôt qui contenait un énorme stock de nitrate d'ammonium, le 4 août de l'année dernière, a provoqué l'une des plus grandes explosions de l'histoire, en temps de paix suscitant la colère contre l'élite politique du pays.

Le nitrate d'ammonium, un engrais extrêmement explosif, avait été entreposé pendant des années dans le port, sans la moindre mesure de sécurité, selon le gouvernement lui-même.

L'explosion a blessé 6 500 personnes et causé des milliards de dollars de dégâts.

Le 10 août 2020, cinq jours après l'explosion du port de Beyrouth, le Premier ministre Hassan Diab s'est adressé aux Libanais, et affirmé qu'il a décidé de démissionner parce que «le système de corruption est plus puissant que l'État»

Depuis, Diab est le chef par intérim d'un cabinet incapable de prendre des décisions, dans un pays qui s'enfonce chaque jour davantage dans l'abîme.

C’est la plus longue période de transition d'un gouvernement de l'histoire du Liban. Trois premiers ministres ont été désignés pour former un gouvernement, mais en vain.

Le Premier ministre désigné Najib Mikati a déclaré jeudi que des progrès, bien que lents, ont été réalisés dans le processus de formation d'un conseil des ministres au Liban. Selon lui, les États donateurs n'aideront pas le pays à moins qu'il ne s'aide lui-même.

«La réunion d'aujourd'hui a été un pas en avant positif», a révélé Mikati après avoir rencontré le président Aoun. «Aujourd'hui, nous avons fait un progrès… même si les progrès ont été lents. Mais nous persévérons et insistons pour former un gouvernement», a-t-il assuré.

Les bailleurs de fonds occidentaux ont fourni une aide humanitaire aux Libanais, lors d’une conférence organisée par la France mercredi, et qui a permis de recueillir $370 millions. Toutefois, ils exigent des leaders libanais d’entreprendre des réformes avant que l'aide ne soit acheminée vers l'État.

En juin, la Banque mondiale a publié un rapport intitulé «Le Liban sombre dans le Top 3», dans lequel elle classe la crise libanaise dans «le top 10 sinon le top 3», des crises mondiales les plus graves depuis 1850.

Mikati estime que le message signifie: «Si vous Libanais ne vous entraidez pas, pourquoi voulez-vous que nous vous aidions?»

Le cabinet saoudien rappelle que le royaume est classé troisième pays sur la liste des contributions à l'aide humanitaire de l'ONU. Un exploit que le gouvernement attribue aux valeurs profondément enracinées et aux principes fermes de l’Arabie saoudite et de son peuple.

Les ministres ont aussi affirmé que le Royaume est le plus motivé de parrainer des initiatives qui favorisent la coexistence pacifique et le dialogue civilisé.

Le cabinet a en outre passé en revue les derniers développements liés à la pandémie du coronavirus à l’origine de la Covid-19 en cours, exhortant le public à continuer à respecter les protocoles de santé et à se faire vacciner afin de freiner la propagation du virus.

Les ministres ont de plus été informés de la participation du Royaume à une réunion du G20 en Italie, où les progrès de l'Arabie saoudite en matière de transformation numérique et d'innovation ont été soulignés, notamment les efforts visant à stimuler l'entrepreneuriat et à soutenir la recherche et le développement.

Le cabinet a de plus approuvé les mesures de réglementation des logiciels gouvernementaux gratuits et à source ouverte. D’autres éléments approuvés comprenaient une initiative touristique avec des organisations internationales, une coopération dans le domaine de l'hydrogène avec l'Allemagne et un accord d'infrastructure de données pour la capitale saoudienne, Riyad.

 

Avec la contribution de Reuters.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Emirats: deux morts et trois blessés à Abou Dhabi après l'interception d'un missile 

Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi
  • "L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X

ABOU DHABI: Deux personnes ont été tuées et deux autres blessées par la chute de débris d'un missile intercepté dans la périphérie de la capitale émiratie Abou Dhabi, ont annoncé jeudi les autorités locales au 27e jour de la guerre au Moyen-Orient.

"L'incident a entraîné la mort de deux personnes non identifiées, fait trois blessés et endommagé plusieurs voitures", ont indiqué les autorités d'Abou Dhabi sur X.

 

 


Expulsion de l'ambassadeur d'Iran: le Hezbollah boycotte une réunion du gouvernement 

Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth. (AFP)
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  • Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer
  • Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!"

BEYROUTH: Les ministres du Hezbollah pro-iranien et d'un mouvement allié ont boycotté une réunion jeudi du gouvernement libanais pour protester contre la décision d'expulser l'ambassadeur d'Iran, auquel des dizaines de personnes ont manifesté leur soutien devant l'ambassade près de Beyrouth.

Le Hezbollah et son allié chiite, le mouvement Amal, ont fustigé la décision inédite des autorités sommant l'ambassadeur de partir d'ici dimanche, et lui ont demandé de demeurer dans le pays.

En signe de mécontentement, les deux ministres représentant le Hezbollah et les deux autres représentant Amal, dirigé par le président du Parlement Nabih Berri, ont décidé de ne pas se rendre à la réunion du gouvernement, a indiqué à l'AFP un responsable libanais sous couvert d'anonymat.

Un cinquième ministre chiite indépendant a pour sa part annoncé dans un communiqué avoir choisi d'y participer.

Devant l'ambassade d'Iran, des dizaines de partisans du Hezbollah ont manifesté jeudi après-midi, brandissant des drapeaux iraniens et de la formation chiite, scandant "Mort à l'Amérique, Mort à Israël!", selon une équipe de l'AFP.

"Nous sommes contre cette décision du gouvernement, qui ne passera pas", dit à l'AFP Elham al-Mokdad, une des protestataires, devant le bâtiment situé à la lisière de la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah bombardé par Israël.

Le ministre des Affaires étrangères Youssef Raggi a pris la décision d'expulser l'ambassadeur pour "ingérence" dans les affaires intérieures libanaises.

"Nous réclamons que l'ambassadeur américain soit expulsé, ainsi que le ministre des Affaires étrangères", affirme une autre manifestante, Farida Noureddine, 43 ans.

La décision d'expulser l'émissaire iranien intervient dans le cadre des pressions des autorités libanaises sur le Hezbollah et son parrain iranien.

Elles ont interdit les activités militaires du Hezbollah, seul groupe non-étatique armé, ainsi que la présence et l'action des Gardiens de la Révolution iraniens qui, selon le Premier ministre Nawaf Salam, dirigent les opérations du groupe contre Israël.

Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale le 2 mars, après une attaque du Hezbollah contre Israël en solidarité avec l'Iran. L'armée israélienne mène depuis une campagne de frappes aériennes qui a fait plus de 1.000 morts et un million de déplacés.


Le Conseil du Golfe veut participer à toutes les discussions sur la guerre avec l’Iran

Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi. (Archive/AFP)
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  • Le chef du CCG a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe
  • Le Conseil du Golfe a indiqué que ses membres souhaitent être impliqués dans toute discussion sur la guerre avec l’Iran

DUBAÏ : Le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jasem Mohamed Al-Budaiwi, a accusé jeudi l’Iran d’alimenter l’escalade régionale et a appelé à un arrêt immédiat des attaques visant les infrastructures énergétiques dans le Golfe, tout en exhortant à inclure les États du Golfe dans tout effort diplomatique visant à résoudre la crise.

Dans une série de déclarations, Jasem Mohamed Al-Budaiwi a affirmé que l’Iran était responsable de la récente escalade et a averti que ses actions constituaient une menace directe pour la stabilité régionale.

Il a indiqué que des attaques iraniennes avaient visé des raffineries de pétrole en Arabie saoudite, au Qatar, aux Émirats arabes unis et au Koweït, qualifiant ces frappes de « systématiques » et dirigées contre des installations énergétiques critiques.

« Nous insistons sur la nécessité d’impliquer les pays du CCG dans toute discussion ou accord visant à résoudre cette crise, de manière à renforcer leur sécurité et leur stabilité », a déclaré Al-Budaiwi dans une allocution télévisée, ajoutant que si les États du Golfe ont le droit de se défendre, ils privilégient la voie diplomatique.

« La communauté internationale doit adresser un message unifié à l’Iran pour qu’il mette fin à ses attaques », a-t-il ajouté, appelant à une pression mondiale coordonnée pour éviter une nouvelle escalade.

Le secrétaire général a également rejeté toute tentative de redessiner la carte de la région après le conflit, mettant en garde contre toute modification des frontières géopolitiques une fois la crise terminée.

Al-Budaiwi a en outre accusé l’Iran d’exiger des paiements de la part des navires transitant par le détroit d’Ormuz, une voie maritime essentielle par laquelle transite une part importante du pétrole mondial.

Le chef du CCG est le premier haut responsable régional à formuler publiquement une telle accusation.

Al-Budaiwi, qui dirige le bloc composé de Bahreïn, du Koweït, d’Oman, du Qatar, de l’Arabie saoudite et des Émirats arabes unis, a fait ces déclarations lors d’une conférence de presse à Riyad. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com