Burkina: 12 soldats tués dans le nord-ouest proche du Mali

L'ancien chef de la mouvance jihadiste Boko Haram, Abubakar Shekau, en 2014 et tué en mai 2021. IMAGE ARCHIVES AFP/BOKO HARAM
L'ancien chef de la mouvance jihadiste Boko Haram, Abubakar Shekau, en 2014 et tué en mai 2021. IMAGE ARCHIVES AFP/BOKO HARAM
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Publié le Lundi 09 août 2021

Burkina: 12 soldats tués dans le nord-ouest proche du Mali

  • Une escorte «d'éléments de l'armée de terre et du Groupe d'action rapide de surveillance et d'intervention (Garsi, gendarmerie) est tombée dans une embuscade», dans la région de la Boucle du Mouhoun (nord-ouest)
  • «Le bilan provisoire fait état de 12 soldats tombés (tués) et 8 blessés», selon lui. Sept soldats portés disparus après l'attaque dimanche après-midi ont été retrouvés lundi à l'aube, dont un «blessé à la cuisse», mais dans un «état stable»

OUAGADOUGOU, BURKINA FASO : Au moins 12 soldats burkinabè ont été tués et 8 blessés dimanche, lors d'une attaque de jihadistes présumés dans le nord-ouest du Burkina Faso, près de la frontière du Mali, a annoncé lundi le ministère de la Communication.

Une escorte "d'éléments de l'armée de terre et du Groupe d'action rapide de surveillance et d'intervention (Garsi, gendarmerie) est tombée dans une embuscade", dans la région de la Boucle du Mouhoun (nord-ouest), indique un communiqué du ministre de la Communication, Ousséni Tamboura. 

"Le bilan provisoire fait état de 12 soldats tombés (tués) et 8 blessés", selon lui. Sept soldats portés disparus après l'attaque dimanche après-midi ont été retrouvés lundi à l'aube, dont un "blessé à la cuisse", mais dans un "état stable", a précisé par la suite M. Tamboura.

L'embuscade a eu lieu "à la hauteur du village de Dounkoun, commune de Toeni", dans la province du Sourou, précise le communiqué. "Les opérations de ratissage sont en cours et les blessés ont été évacués", selon le ministre, également porte-parole du gouvernement, qui a condamné "avec force cette attaque barbare". 

"Nous continuerons à mener sans concession la guerre que nous imposent les forces obscurantistes et barbares dans notre pays. Hommage à nos soldats tombés à Toéni et prompt retablissement aux blessés", a réagi le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré dans un tweet.

Une source sécuritaire a indiqué à l'AFP que l'attaque s'était produite vers 15H00 (GMT et locales), affirmant que des véhicules avaient été "détruits ou emportés" lors de l'embuscade tendue par des "groupes jihadistes". "C'est certainement des représailles à la mort des deux chefs jihadistes actifs dans la même région de la Boucle du Mouhoun, qui ont été neutralisés la veille (samedi) par les forces armées", selon cette source.

Ces deux chefs jihadistes sont "Sidibé Ousmane alias +Mouslim+ et son formateur spirituel Bandé Amadou", a affirmé cette source.

Seconde attaque en cinq jours

Ils ont été tués par "une unité spéciale de l'armée (...) suite à des échanges de tirs entre Diamasso et Bouni, dans la province de la Kossi", avait précisé dimanche matin le gouvernement dans un communiqué. Tous deux Burkinabè, ces chefs jihadistes, "auteurs de plusieurs actes d'intimidation et de harcèlement des populations dans la zone", étaient "activement recherchés" et appartenaient Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), lié à Al-Qaïda, selon des sources des services de sécurité.

Cette attaque est la seconde en cinq jours contre des soldats engagés dans la lutte anti-jihadiste dans le nord et l'est du Burkina Faso. Mercredi, dans la région du Sahel proche du Niger, trente personnes - 15 militaires, 11 civils et 4 supplétifs de l'armée - avaient été tuées dans des attaques de villages par des jihadistes présumés. 

Le Burkina Faso fait face depuis 2015 à des attaques jihadistes régulières et meurtrières, en particulier dans les régions du nord et de l'est proches du Mali et du Niger, également confrontés aux actions meurtrières des jihadistes armés. Ces attaques, souvent couplées à des embuscades et attribuées aux groupes jihadistes affiliés au groupe Etat islamique (EI) et à Al-Qaïda, ont fait plus de 1.500 morts et contraint plus de 1,3 million de personnes à fuir leurs foyers.

L'attaque la plus meurtrière jamais commise au Burkina Faso depuis 2015 reste celle perpétrée à Solhan, village de la région du Sahel visé dans la nuit du 4 au 5 juin. Des hommes armés - dont "des jeunes âgés de 12 à 14 ans" selon les autorités - y ont tué au moins 132 personnes selon le gouvernement, 160 selon des sources locales.


Mandats d'arrêt de la CPI : réaction outrées en Israël, un nouveau «procès Dreyfus» dit Netanyahu

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JERUSALEM: L'annonce par la Cour pénale internationale (CPI) de mandats d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et son ex-ministre de la Défense Yoav Gallant a suscité des réactions outrées en Israël, M. Netanyahu comparant la décision de la Cour à un nouveau "procès Dreyfus".

"La décision antisémite de la Cour pénale internationale est comparable à un procès Dreyfus d'aujourd'hui qui se terminera de la même façon", a déclaré le chef du gouvernement dans un communiqué diffusé par son bureau.

Condamné pour espionnage, dégradé et envoyé au bagne à la fin du XIXe siècle en France, le capitaine français de confession juive Alfred Dreyfus avait été innocenté et réhabilité quelques années plus tard. L'affaire Dreyfus a profondément divisé la société française et révélé l'antisémitisme d'une grande partie de la population.

"Israël rejette avec dégoût les actions absurdes et les accusations mensongères qui le visent de la part de la [CPI]", dont les juges "sont animés par une haine antisémite à l'égard d'Israël", ajoute M. Netanyahu.

La CPI "a perdu toute légitimité à exister et à agir" en se comportant "comme un jouet politique au service des éléments les plus extrêmes oeuvrant à saper la sécurité et la stabilité au Moyen-Orient", a réagi son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar, sur X.

La CPI a émis jeudi des mandats d'arrêt contre MM. Netanyahu et Gallant "pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre commis au moins à partir du 8 octobre 2023 jusqu'au 20 mai 2024", et contre Mohammed Deif, chef de la branche armée du Hamas "pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre présumés commis sur le territoire de l'Etat d'Israël et de l'Etat de Palestine depuis au moins le 7 octobre 2023", date de l'attaque sans précédent du mouvement palestinien contre Israël à partir de Gaza ayant déclenché la guerre en cours.

"Jour noir" 

"C'est un jour noir pour la justice. Un jour noir pour l'humanité", a écrit sur X le président israélien, Isaac Herzog, pour qui la "décision honteuse de la CPI [...] se moque du sacrifice de tous ceux qui se sont battus pour la justice depuis la victoire des Alliés sur le nazisme [en 1945] jusqu'à aujourd'hui".

La décision de la CPI "ne tient pas compte du fait qu'Israël a été attaqué de façon barbare et qu'il a le devoir et le droit de défendre son peuple", a ajouté M. Herzog, jugeant que les mandats d'arrêt étaient "une attaque contre le droit d'Israël à se défendre" et visent "le pays le plus attaqué et le plus menacé au monde".

Itamar Ben Gvir, ministre de la Sécurité nationale, et chantre de l'extrême droite a appelé à réagir à la décision de la CPI en annexant toute la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, et en y étendant la colonisation juive.

"Israël défend les vies de ses citoyens contre des organisations terroristes qui ont attaqué notre peuple, tué et violé. Ces mandats d'arrêt sont une prime au terrorisme", a déclaré le chef de l'opposition, Yaïr Lapid, dans un communiqué.

"Pas surprenant" 

Rare voix discordante, l'organisation israélienne des défense des droits de l'Homme B'Tselem a estimé que la décision de la CPI montre qu'Israël a atteint "l'un des points les plus bas de son histoire".

"Malheureusement, avec tout ce que nous savons sur la conduite de la guerre qu'Israël mène dans la bande de Gaza depuis un an [...] il n'est pas surprenant que les preuves indiquent que [MM. Netanyahu et Gallant] sont responsables de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité", écrit l'ONG dans un communiqué.

Elle appelle par ailleurs "tous les Etats parties [au traité de Rome ayant institué la CPI] à respecter les décisions de la [Cour] et à exécuter ces mandats".

L'attaque sans précédent du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023 a entraîné la mort de 1.206 personnes, majoritairement des civils, selon un décompte de l'AFP basé sur les données officielles, incluant les otages tués ou morts en captivité à Gaza.

La campagne de représailles militaires israéliennes sur la bande de Gaza a fait au moins 44.056 morts, en majorité des civils, selon les données du ministère de la Santé du Hamas pour Gaza, jugées fiables par l'ONU.

 


Le président chinois appelle à un cessez-le-feu à Gaza

Xi s'exprimait à Brasilia, où il a été reçu mercredi par le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva pour une visite d'Etat. (AFP)
Xi s'exprimait à Brasilia, où il a été reçu mercredi par le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva pour une visite d'Etat. (AFP)
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  • Le président chinois Xi Jinping a appelé mercredi à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et à "mettre fin rapidement à la guerre", a rapporté l'agence officielle Chine nouvelle
  • Les Etats-Unis ont empêché mercredi le Conseil de sécurité de l'ONU d'appeler à un cessez-le-feu "immédiat, inconditionnel et permanent" à Gaza, un nouveau veto en soutien à leur allié israélien dénoncé avec force par les Palestiniens

BRASILIA: Le président chinois Xi Jinping a appelé mercredi à un cessez-le-feu dans la bande de Gaza et à "mettre fin rapidement à la guerre", a rapporté l'agence officielle Chine nouvelle.

Il s'est dit "préoccupé par l'extension continue du conflit à Gaza" et a demandé la mise en œuvre de la solution à deux Etats et "des efforts inlassables en vue d'un règlement global, juste et durable de la question palestinienne".

Xi s'exprimait à Brasilia, où il a été reçu mercredi par le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva pour une visite d'Etat.

Les Etats-Unis ont empêché mercredi le Conseil de sécurité de l'ONU d'appeler à un cessez-le-feu "immédiat, inconditionnel et permanent" à Gaza, un nouveau veto en soutien à leur allié israélien dénoncé avec force par les Palestiniens.

 


L'envoyé américain Hochstein va rencontrer Netanyahu jeudi

L'envoyé américain Amos Hochstein cherche à négocier un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le Hezbollah. (AP)
L'envoyé américain Amos Hochstein cherche à négocier un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le Hezbollah. (AP)
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  • L'émissaire américain Amos Hochstein, qui tente de faire aboutir un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah libanais, doit rencontrer jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu

JERUSALEM: L'émissaire américain Amos Hochstein, qui tente de faire aboutir un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah libanais, doit rencontrer jeudi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a-t-on appris de source officielle.

Omer Dostri, porte-parole de M. Netanyahu, a confirmé que les deux hommes devaient se voir dans la journée. La rencontre doit avoir lieu à 12H30 (10H30 GMT), selon un communiqué du Likoud, le parti du Premier ministre. Selon des médias israéliens, M. Hochstein a atterri en Israël mercredi soir en provenance du Liban et s'est entretenu dans la soirée avec Ron Dermer, ministre des Affaires stratégiques et homme de confiance de M. Netanyahu.