Covid: Washington fait don de 110 millions de doses de vaccins, mais la plupart des pays arabes n’en n’ont pas bénéficié

Des Tunisiens attendant leur tour pour se faire vacciner au stade El-Menzah transformé en centre de vaccination, à Tunis. (Fichier/AFP)
Des Tunisiens attendant leur tour pour se faire vacciner au stade El-Menzah transformé en centre de vaccination, à Tunis. (Fichier/AFP)
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Publié le Jeudi 05 août 2021

Covid: Washington fait don de 110 millions de doses de vaccins, mais la plupart des pays arabes n’en n’ont pas bénéficié

  • Parmi les pays arabes, seuls la Tunisie, la Jordanie et le Maroc ont bénéficié des vaccins offerts par les États-Unis
  • Ils ont reçu conjointement 1,8 million de doses, soit moins de 2% du total des dons

LONDRES: Les États-Unis ont fourni plus de 110 millions de doses de vaccins contre la Covid-19 aux pays à faible revenu dans le monde, mais seuls trois États arabes en ont bénéficié: la Jordanie, la Tunisie et le Maroc.

Ces trois pays ont reçu conjointement 1,805 million de doses, soit moins de 2% du total des dons.

«Ce sont des doses de vaccins Pfizer, Moderna et J&J, envoyées dans toutes les régions du monde; nous en sommes très fiers», a déclaré Gayle Smith, coordinatrice du département d'État américain pour la réponse mondiale à la Covid-19, lors d'un point presse auquel a assisté Arab News.

Elle a ajouté que les États-Unis étaient «fiers» d'être également un donateur au sein de Covax, le programme de partage de vaccins des Nations unies.

Les chiffres publiés par la Maison Blanche au début de cette semaine ont montré que l'Indonésie, les Philippines, la Colombie et l'Afrique du Sud avaient reçu le plus grand nombre de doses de vaccins des États-Unis.

Chacun de ces pays a reçu plus de 5,5 millions de doses, soit plus du double du total fourni aux trois pays arabes réunis.

Les États-Unis ont fourni un million de doses à la Tunisie, 503 000 à la Jordanie et 302 000 au Maroc.

Les trois pays arabes ont reçu au total moins que le Pérou seul, qui a reçu 2 millions de doses, bien que la Tunisie, le Maroc et la Jordanie aient près du double de la population du pays sud-américain.

La Maison Blanche a déclaré que pour décider quels pays recevraient les doses, elle «étudiait divers facteurs, notamment le taux de cas de Covid-19, le taux de mortalité et les hospitalisations», ainsi que «le taux de vaccination actuel, les réponses aux nouvelles vagues de contamination et la capacité d'un pays à recevoir des vaccins et à procéder aux vaccinations.»

Smith a affirmé que son équipe souhaitait «aider le monde à lutter contre les pandémies et, idéalement, prévenir les éventuelles futures épidémies. Par définition, ceci doit être multilatéral et global, car le virus ne sait pas dans quel pays il se trouve.»

Un aspect important de cet effort consiste à augmenter la production de vaccins et à garantir que davantage de pays disposent d'une capacité de fabrication locale, a-t-elle précisé, ajoutant que le «vrai défi» qui se posait, que ce soit aux États-Unis ou à l'étranger, était l'hésitation des gens à se faire vacciner.

«Une grande partie de l'hésitation est due au fait que les gens ont besoin d'informations de base. Ils doivent être rassurés sur le fait que les vaccins sont sûrs», a-t-elle affirmé, ajoutant qu'il y avait «beaucoup de désinformation à ce sujet, certaines personnes essayant délibérément d’avancer des arguments contre les vaccins. C'est un problème plus difficile à contrer, mais notre approche consiste à mettre en avant les faits et la science.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com