Le musée égyptien de la place Tahrir ne sera pas détruit, affirme Le Caire

Cette photo présente une vue d’ensemble du musée de la place Tahrir au centre-ville du Caire en Égypte. (Reuters)
Cette photo présente une vue d’ensemble du musée de la place Tahrir au centre-ville du Caire en Égypte. (Reuters)
Short Url
Publié le Mardi 27 juillet 2021

Le musée égyptien de la place Tahrir ne sera pas détruit, affirme Le Caire

  • Selon le ministère du Tourisme et des Antiquités, une étude qui vise à améliorer les services touristiques du musée est en train d’être menée
  • Le ministère précise que l’expérience sera améliorée grâce à l’inclusion récente d’archives relatives aux sites archéologiques où des artefacts ont été découverts

LE CAIRE: Le Bureau médiatique du gouvernement égyptien a démenti les informations selon lesquelles le musée de la place Tahrir serait détruit après l’ouverture du Grand Musée égyptien. Il affirme s’être renseigné auprès du ministère du Tourisme et des Antiquités, qui a démenti l’information.

Le ministère soutient que le musée de la place Tahrir constitue l’un des bâtiments archéologiques les plus importants et les plus célèbres et qu’il était absolument nécessaire qu’il soit préservé.

Il figure d’ailleurs sur la liste du patrimoine de l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco) et sur la liste préliminaire de l’Unesco, qui reconnaît la valeur du musée en tant que site du patrimoine mondial.

Selon le ministère, une étude qui vise à améliorer les services touristiques du musée est en train d’être menée.

Le projet de développement du musée est financé grâce à une subvention de l’Union européenne en partenariat avec un consortium de cinq musées européens: le British Museum à Londres, le Louvre à Paris, le Musée des antiquités égyptiennes de Turin, le Museum of London Antiquities et le Musée égyptien de Berlin.

Le ministère ajoute que la salle des antiquités préhistoriques du musée, d’anciennes salles d’État ainsi que des pièces qui regroupent des antiquités gréco-romaines et des objets datant de l’Antiquité tardive du musée bénéficieront très prochainement d’une nouvelle configuration.

Le ministère précise en outre que l’expérience sera améliorée grâce à l’inclusion récente d’archives relatives aux sites archéologiques où des artefacts ont été découverts.

Par ailleurs, une salle sera spécialement aménagée pour l’exposition des joyaux de Tanis.  Ils seront en effet présentés pour la première fois et remplaceront les trésors du roi Toutankhamon, qui seront transférés au Grand Musée égyptien avant son ouverture.

Le Grand Musée égyptien est situé dans le gouvernorat de Gizeh, tout près des trois pyramides. Après l’ouverture, l’Égypte a l’intention de faire de cet espace une zone touristique.

Le musée se trouve sur un site d’environ 500 000 mètres carrés alors que le bâtiment seul en couvre 165 000. Il abritera des milliers d’artefacts, notamment la statue colossale de Ramsès II. Une collection des biens du roi Toutankhamon y sera également exposée pour la première fois.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Short Url
  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Short Url
  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Short Url
  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.