Un avertissement sur le parfum le plus prisé et le plus cher d'Arabie saoudite

On ajoute souvent du plomb ou de la teinture pour faire croire aux clients que le bois d'agar est de haute qualité, et certains magasins ajoutent des substances pour diluer le oud, ce qui compromet sa qualité. (SPA)
On ajoute souvent du plomb ou de la teinture pour faire croire aux clients que le bois d'agar est de haute qualité, et certains magasins ajoutent des substances pour diluer le oud, ce qui compromet sa qualité. (SPA)
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On ajoute souvent du plomb ou de la teinture pour faire croire aux clients que le bois d'agar est de haute qualité, et certains magasins ajoutent des substances pour diluer le oud, ce qui compromet sa qualité. (SPA)
On ajoute souvent du plomb ou de la teinture pour faire croire aux clients que le bois d'agar est de haute qualité, et certains magasins ajoutent des substances pour diluer le oud, ce qui compromet sa qualité. (SPA)
On ajoute souvent du plomb ou de la teinture pour faire croire aux clients que le bois d'agar est de haute qualité, et certains magasins ajoutent des substances pour diluer le oud, ce qui compromet sa qualité. (SPA)
On ajoute souvent du plomb ou de la teinture pour faire croire aux clients que le bois d'agar est de haute qualité, et certains magasins ajoutent des substances pour diluer le oud, ce qui compromet sa qualité. (SPA)
On ajoute souvent du plomb ou de la teinture pour faire croire aux clients que le bois d'agar est de haute qualité, et certains magasins ajoutent des substances pour diluer le oud, ce qui compromet sa qualité. (SPA)
On ajoute souvent du plomb ou de la teinture pour faire croire aux clients que le bois d'agar est de haute qualité, et certains magasins ajoutent des substances pour diluer le oud, ce qui compromet sa qualité. (SPA)
On ajoute souvent du plomb ou de la teinture pour faire croire aux clients que le bois d'agar est de haute qualité, et certains magasins ajoutent des substances pour diluer le oud, ce qui compromet sa qualité. (SPA)
On ajoute souvent du plomb ou de la teinture pour faire croire aux clients que le bois d'agar est de haute qualité, et certains magasins ajoutent des substances pour diluer le oud, ce qui compromet sa qualité. (SPA)
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Publié le Samedi 24 juillet 2021

Un avertissement sur le parfum le plus prisé et le plus cher d'Arabie saoudite

  • Les ventes de oud explosent en période de fêtes, mais certains clients risquent de se faire piéger par des escroqueries et des ventes frauduleuses
  • M. Al-Kathiri conseille aux acheteurs de ne pas essayer plus de trois senteurs au cours d'une même visite dans une boutique

AL-KHOBAR: Entre les Saoudiens et le oud, l'un des parfums les plus chers, c'est une histoire d'amour profonde. Cependant, nombreux sont ceux qui n'arrivent pas à discerner la différence entre les parfums du point de vue du prix et de la qualité.

De ce fait, les experts avertissent que certains clients risquent de se faire piéger par des escroqueries et des ventes frauduleuses. En effet, le oud tient son parfum boisé et chaud du bois d'agar que l'on trouve surtout en Inde, au Cambodge, en Indonésie et dans les pays voisins. Le prix du kilo de résine se situe entre 2 000 et 6 000 SAR (500-1 600 $), et dépasse parfois ce montant.

L'huile est extraite à partir d'arbres âgés de 150 ans et les pays du Golfe comptent parmi les plus gros importateurs de cette substance. Cette huile rare accompagne les occasions spéciales, comme la fête d’Al-Adha. Néanmoins, la qualité du oud si populaire n'est pas accessible pour beaucoup de personnes et les vendeurs chevronnés s'accordent à dire que la confiance dans le vendeur est un facteur déterminant pour tout achat de parfum.

Mamdouh al-Tamimi, un employé d'Aramco, apprécie le oud à base de bois d'agar, d'ambre, de musc et d'eau de rose qu'il achète dans les boutiques des marchés Al-Maaqilia et Deira à Riyad. Il a récemment préféré se rendre dans un seul magasin où le vendeur lui semblait honnête. «Je lui fais confiance. Je me rends donc dans ce magasin trois ou quatre fois par an», explique-t-il.

FAITS MARQUANTS

Le oud tient son parfum boisé et chaud du bois d'agar que l'on trouve surtout en Inde, au Cambodge, en Indonésie et dans les pays voisins. Le prix du kilo de résine se situe entre 2 000 et 6 000 riyals saoudiens (1 riyal saoudien = 0,23 euro), et dépasse parfois ce montant.

Le oud liquide, l'huile de bois d'agar, le musc et l'ambre aux arômes recherchés sont les préférés de M. Al-Tamimi, surtout en été. Il apprécie également les encens de oud de haute qualité.

Selon des vidéos publiées récemment sur les réseaux sociaux, certains magasins trompent leurs clients en recourant à du plomb pour prolonger le parfum et la durée de conservation du oud.

Le Dr Hamad al-Kathiri est consultant auprès de la société Lamsat Bakhoor, spécialisée dans les produits à base de oud. Il affirme qu'on constate de plus en plus de fraudes au niveau de la production du oud sous ses formes liquide et en bois; on utilise souvent du plomb ou de la teinture pour persuader les clients de la haute qualité du bois d'agar.

On utilise souvent du plomb ou de la teinture pour persuader les clients de la haute qualité du bois d'agar. (SPA) 

Certains magasins ajoutent également des substances pour diluer le oud, ce qui compromet sa qualité, confie-t-il à Arab News.

«Bien entendu, c'est avant tout l'avidité qui anime ces magasins qui cherchent à réaliser des profits rapides.»

D'après M. Al-Kathiri, les achats en ligne de produits à base de oud ont connu une hausse significative ces dernières années, et les clients privilégient désormais d’autres types de oud. «L'une des principales raisons de cette évolution tient au prix exorbitant des catégories exquises de oud», ajoute-t-il.

L'important pour les acheteurs en ligne est de faire confiance au vendeur, même si nombre d'experts déconseillent l'achat en ligne. « En effet, il est difficile de déterminer si un produit à base de oud est original: seuls les experts en sont capables afin de protéger les clients des arnaqueurs », souligne M. Al-Kathiri.

Si les hommes s'intéressent à la qualité, au nom, à la taille et au parfum du oud, les femmes, elles, s'intéressent avant tout à son parfum. M. Al-Kathiri conseille aux acheteurs de ne pas essayer plus de trois senteurs au cours d'une même visite dans une boutique, même si les prix sont alléchants. Pour juger de la qualité du parfum, les clients peuvent demander un échantillon qu'ils essayeront plus tard chez eux, ajoute-t-il.

La persistance des senteurs du oud varie en fonction de son type et de sa qualité, sachant que certains types persistent sur les vêtements pendant plus de deux jours. «Pour moi, il n'y a pas de oud original et de oud non original. C'est une question de qualité. Vous pouvez dire que ce oud est de bonne qualité, contrairement à celui-là», dit-il.

Mahmoud al-Falahi, directeur de la société Almoheet Oud Company dont le siège est en Malaisie, explique que le oud naturel est extrait d'arbres âgés de plus de 70 ans, sans la moindre amélioration ou addition. Cependant, quelques producteurs ajoutent du plomb ou de la teinture pour alourdir le parfum ou le rendre «plus touffu», dit-il, en prévenant qu'il est particulièrement difficile de distinguer un oud modifié d'un oud authentique.

L'escroquerie la plus répandue consiste à augmenter le poids d'un produit à base de oud pour en augmenter le prix, ajoute-t-il. «Certains magasins préfèrent tricher pour réaliser des profits rapides plutôt que de conserver l'authenticité de leurs produits.»

M. Al-Falahi conseille aux clients de ne tester que deux types de oud lorsqu'ils se rendent dans un magasin afin de discerner la différence entre les senteurs et de vérifier si le parfum persiste aussi longtemps qu'ils le souhaitent.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.

La ruée vers l’oud, « ce parfum du ciel »
Par Mohammed Al-Kinani -
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La Kaaba et la Grande Mosquée parfumées dix fois par jour
Par Arab News -

Financement du terrorisme: les pays n'ont pas d'autre choix que de collaborer, affirme la présidente du Gafi

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris. (AFP)
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  • Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme
  • Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump

PARIS: Les pays ne peuvent pas se permettre de ne pas collaborer entre eux pour lutter contre le financement du terrorisme, a déclaré mardi à l'AFP la présidente du Gafi, organisme international chargé de coordonner ce combat.

"Les terroristes ne respectent aucune frontière. Ils n'ont aucune limite. Les pays ne peuvent donc pas se permettre le luxe de ne pas travailler ensemble. Nous devons coopérer", a déclaré Elisa de Anda Madrazo juste avant une réunion internationale de lutte contre le financement du terrorisme, en marge de la réunion des ministres des Finances du G7 à Paris.

Le Gafi (Groupe d'action financière, basé à Paris) est un organisme international qui élabore des normes et coordonne l'action des États pour prévenir et combattre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, notamment en évaluant les systèmes nationaux et en recommandant des mesures de contrôle.

Mme de Anda Madrazo fait ces déclarations alors que la coopération internationale et les approches multilatérales ont du plomb dans l'aile du fait du durcissement des postures des grandes puissances, notamment les Etats-Unis de Donald Trump, la Russie et la Chine.

"Nous devons coopérer. Nous devons échanger des informations. Prenez par exemple la France et les Jeux olympiques de 2024: plusieurs attaques terroristes ont été déjouées et stoppées grâce au renseignement financier. Nous savons donc que cela fonctionne et que cela peut dissuader les attaques. Nous n'avons pas le luxe d'arrêter", a-t-elle déclaré.

Lors de sa prise de parole au début de la réunion, le Secrétaire américain au Trésor, Scott Bessent a réaffirmé que les Etats-Unis devaient être soutenus dans leur politique de sanctions contre l'Iran, un sujet qui n'est que marginalement lié à la lutte contre le financement du terrorisme, selon l'Elysée.

Lors de cette 5e conférence "No money for terror", qui réunit plusieurs dizaines de délégations, l'objectif est de "continuer à travailler pour être capable de faire face aux innovations, adapter les méthodes, les outils, partager les bonnes pratiques", selon la présidence française.

Les services de renseignement constatent un éclatement de la menace terroriste, notamment jihadiste, dans un environnement marqué d'une part par l'affaiblissement des deux grandes centrales, Al-Qaida et l'organisation de l'Etat islamique, au profit de leurs franchises territoriales, et d'autre part, par la montée en puissance de la menace intérieure, émanant de personnes isolées qui n'agissent pas nécessairement en lien avec des donneurs d'ordre en amont.

Les circuits de financement ont aussi évolué. "Le panorama que nous avons aujourd'hui est complètement différent de celui de 2018, lorsque cette conférence a commencé. À l'époque, tout était plus centralisé", rappelle Mme de Anda Madrazo.

"Aujourd'hui, nous avons de multiples cellules et une plus grande décentralisation. Mais les outils ont aussi changé. Nous avons désormais les actifs virtuels, la numérisation et une économie dont l'architecture est différente. Et la combinaison des mécanismes traditionnels et des nouvelles technologies constitue effectivement un défi".


Le G7 Finances «réaffirme son engagement envers une coopération multilatérale» face aux risques sur l'économie mondiale

Les ministres et banquiers centraux des pays du G7 ont réaffirmé mardi "leur engagement envers une coopération multilatérale" pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale, à l'issue de deux jours de réunions des grands argentiers des sept économies avancées à Paris. (AFP)
Les ministres et banquiers centraux des pays du G7 ont réaffirmé mardi "leur engagement envers une coopération multilatérale" pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale, à l'issue de deux jours de réunions des grands argentiers des sept économies avancées à Paris. (AFP)
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  • Le ministre français de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, a évoqué "des discussions franches, parfois difficiles, directes pour trouver des solutions de long terme et de court terme aux gros enjeux économiques mondiaux
  • Il a souligné que les ministres des Finances des G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) appelaient notamment à la réouverture du détroit d'Ormuz

PARIS: Les ministres et banquiers centraux des pays du G7 ont réaffirmé mardi "leur engagement envers une coopération multilatérale" pour faire face aux risques qui pèsent sur l'économie mondiale, à l'issue de deux jours de réunions des grands argentiers des sept économies avancées à Paris.

Cela "met en relief l'engagement des partenaires internationaux pour promouvoir la résilience, le développement et la croissance économique afin de garantir une prospérité partagée", ajoutent les participants dans une déclaration, publiée après des échanges élargis mardi à d'autres pays invités (Kenya, Brésil, Inde, Corée du Sud).

La présidence française espérait ce réengagement, dans une période géopolitique troublée.

Les banques centrales, associées aux discussions, ont, elles, indiqué à nouveau être "fermement déterminées à maintenir la stabilité des prix et à assurer la résilience durable du système financier".

"La politique monétaire restera tributaire des données: les banques centrales suivent de près l’impact des tensions sur les prix de l’énergie et des autres matières premières sur l’inflation, les anticipations d’inflation et l’activité économique", ajoute cette déclaration.

Le ministre français de l'Economie et des Finances, Roland Lescure, a évoqué "des discussions franches, parfois difficiles, directes pour trouver des solutions de long terme et de court terme aux gros enjeux économiques mondiaux afin de garantir la stabilité économique", lors d'une conférence de presse.

Il a souligné que les ministres des Finances des G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) appelaient notamment à la réouverture du détroit d'Ormuz, point de passage stratégique pour les hydrocarbures et l'engrais, bloqué par l'Iran dans le cadre de la guerre au Moyen-Orient.

Avant le sommet des dirigeants du G7 à Evian du 15 au 17 juin, "nous avons, je pense, pas mal avancé le travail, de manière à ce que nos leaders puissent, je l'espère en tout cas, le conclure sur des sujets aussi importants, très concrètement, que les minerais critiques, que le règlement des déséquilibres globaux", a-t-il par ailleurs indiqué.

M. Lescure a aussi affirmé mardi "la volonté" des pays du G7 de "maintenir la pression sur la Russie" pour qu'elle ne profite pas de la guerre en Ukraine et au Moyen-Orient.

Les Etats-Unis ont annoncé lundi prolonger la suspension temporaire des sanctions sur le pétrole russe stocké en mer pour modérer la flambée des cours du brut consécutive à la guerre au Moyen-Orient.


À Djeddah, L’Oréal inaugure une nouvelle phase stratégique en Arabie saoudite

L’Oréal a inauguré son nouveau bureau à Djeddah en amont de la deuxième édition du L’Oréal For The Future Summit, marquant une nouvelle étape dans l’engagement de long terme du groupe en Arabie saoudite. (Photo fournie)
L’Oréal a inauguré son nouveau bureau à Djeddah en amont de la deuxième édition du L’Oréal For The Future Summit, marquant une nouvelle étape dans l’engagement de long terme du groupe en Arabie saoudite. (Photo fournie)
Le L’Oréal For The Future Summit a mis en avant les initiatives du groupe en Arabie saoudite autour des produits rechargeables, de la formation professionnelle et de l’autonomisation des femmes. (Photo fournie)
Le L’Oréal For The Future Summit a mis en avant les initiatives du groupe en Arabie saoudite autour des produits rechargeables, de la formation professionnelle et de l’autonomisation des femmes. (Photo fournie)
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  • L’Oréal inaugure son nouveau siège à Djeddah et confirme l’Arabie saoudite comme un moteur stratégique de croissance et d’impact
  • Le groupe allie performance économique, autonomisation des femmes et stratégie durable afin de croître plus vite que le marché

DUBAÏ: À l’occasion de la deuxième édition du L’Oréal For The Future Summit en Arabie saoudite, à Djeddah, L’Oréal Middle East confirme ses ambitions de long terme dans le Royaume. Entre l’inauguration d’un nouveau bureau, le développement de programmes de formation pour les femmes saoudiennes et l’accélération des produits rechargeables, le groupe renforce sa présence sur l’un de ses marchés les plus stratégiques au Moyen-Orient.

« L’organisation du Summit à Djeddah démontre notre engagement envers le Royaume », explique Laurent Duffier, directeur général de L’Oréal Moyen-Orient et Arabie saoudite, en entretien accordé à Arab News en français.

Présent sur le marché saoudien depuis les années 1960 et implanté localement via une filiale depuis 2012, L’Oréal vient d’inaugurer ses nouveaux bureaux à Djeddah. « Nous allons bientôt accueillir deux fois plus d’employés qu’il y a un an. Nous allons doubler nos effectifs en Arabie saoudite d’ici fin 2026 », précise-t-il.

Pour le groupe, l’Arabie saoudite représente aujourd’hui le premier marché de la beauté du Golfe et un moteur de croissance régionale. « La région du Moyen-Orient était le cinquième contributeur à la croissance mondiale de L’Oréal, portée en grande partie par l’Arabie saoudite », souligne Laurent Duffier.

Le dirigeant met en avant plusieurs facteurs structurels : la croissance économique, l’essor de la classe moyenne, la progression de l’emploi féminin et une forte consommation de produits de beauté. « L’Arabie saoudite est un pays de rêve pour l’industrie de la beauté », affirme-t-il. Selon les études internes du groupe, les consommatrices saoudiennes possèdent en moyenne 23 produits de maquillage.

Le Summit est également l’occasion pour L’Oréal de présenter une étude réalisée avec ASTERÈS afin de mesurer son impact dans le Royaume. Selon cette étude, la chaîne de valeur du groupe génère 3,2 milliards de riyals saoudiens pour l’économie locale et soutient près de 8 765 emplois. Les initiatives sociales et éducatives du groupe auraient par ailleurs bénéficié à plus de 35 000 personnes.

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Laurent Duffier, directeur général de L’Oréal Moyen-Orient et Arabie saoudite. (Photo fournie)

« Nous voulions mettre des chiffres précis derrière notre impact économique et sociétal », explique Laurent Duffier.

L’un des axes majeurs de la stratégie ESG de L’Oréal dans le Royaume reste l’autonomisation économique des femmes. Le groupe annonce l’ouverture de sa cinquième académie de coiffure professionnelle, installée au sein de ses nouveaux bureaux de Djeddah. 

Développé avec Princess Nourah bint Abdulrahman University, Imam Abdulrahman Bin Faisal University et Effat University, le programme vise à répondre au besoin de main-d’œuvre qualifiée dans les salons saoudiens.

« Nous avons déjà certifié 150 femmes en deux ans et 70 % d’entre elles ont trouvé un emploi immédiatement », indique Laurent Duffier. « Certaines ont ouvert leur propre salon et recrutent à leur tour. »

Accrédité par la Technical and Vocational Training Corporation (TVTC) et subventionné par le Human Resources Development Fund (HADAF), le programme ambitionne désormais de certifier plus de 1 000 femmes d’ici 2029.

En parallèle, L’Oréal développe son initiative « Beauty for a Better Life », menée avec l’ONG Education for Employment. Ce programme, principalement digital, vise à former des femmes aux métiers de conseillères beauté.

La Fondation L’Oréal a consacré plus de SAR 600 000 au développement du programme en Arabie saoudite, avec une centaine de diplômées attendues en 2026.

Le groupe poursuit également ses investissements dans la formation des professionnels déjà présents sur le marché. En 2025, plus de 800 coiffeurs et coiffeuses issus des salons partenaires de L’Oréal en Arabie saoudite ont bénéficié de plus de 10 000 heures de formation dispensées par les instituts L’Oréal Professionnel.

Sur le volet environnemental, L’Oréal mise fortement sur le développement des produits rechargeables. « Les refills sont ‘good for the wallet and good for the planet’ (bons pour le portefeuille et pour la planète) », résume Laurent Duffier.

Le groupe déploie des campagnes multi-marques autour de son initiative « Join the Refill Movement » afin d’accélérer l’adoption de ces nouveaux usages dans le Royaume.

Le dirigeant reconnaît néanmoins que le principal défi reste comportemental. « Les consommateurs veulent adopter des comportements plus durables, mais il faut transformer cette intention en action », estime-t-il.

Les objectifs environnementaux sont désormais intégrés à la gouvernance du groupe et aux indicateurs clés de performance des managers, notamment à travers les performances liées au programme « L’Oréal For the Future ».

« L’Oréal est reconnu depuis des années AAA par le CDP (Carbon Disclosure Project). Nous sommes l’une des seules entreprises, si ce n’est la seule, à avoir obtenu cette notation pendant dix années consécutives », rappelle Laurent Duffier. « Cela prouve le sérieux de nos engagements, avec des objectifs fondés sur la science, mesurés très précisément sur les scopes 1, 2 et 3. »

Malgré un contexte régional marqué par certaines tensions économiques et logistiques, le groupe se dit confiant dans ses perspectives.

« Notre modèle nous aide à amortir les chocs », explique Laurent Duffier. « Nous sommes présents dans plusieurs pays, sur toutes les catégories de beauté et sur tous les canaux de distribution. »

Le groupe mise notamment sur la diversification de ses activités et sur la croissance du e-commerce pour absorber les cycles économiques. « On optimise tout ce qu’on peut faire en Arabie saoudite pour profiter au maximum de la croissance du marché et, en parallèle, nous continuons à investir aux Émirats arabes unis », ajoute-t-il.

Le dirigeant évoque également le « lipstick effect », souvent observé dans les périodes d’incertitude économique. « Dans les moments difficiles, les consommateurs continuent à se faire plaisir avec un parfum ou un rouge à lèvres », explique-t-il.

L’Oréal insiste enfin sur l’alignement de ses investissements avec les objectifs de Vision 2030, notamment en matière d’emploi des femmes, de diversification économique et de développement technologique.

« Le nouveau bureau de Djeddah marque le début d’une nouvelle ère pour L’Oréal en Arabie saoudite », conclut Laurent Duffier.