L’apparition de babouins dans plusieurs quartiers de Riyad sème l’inquiétude

Ces animaux seraient originaires des monts Sarawat, principalement issus des zones du sud-ouest du pays, de Taif à Asir, et au-delà. (Photo, Shutterstock)
Ces animaux seraient originaires des monts Sarawat, principalement issus des zones du sud-ouest du pays, de Taif à Asir, et au-delà. (Photo, Shutterstock)
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Publié le Jeudi 01 juillet 2021

L’apparition de babouins dans plusieurs quartiers de Riyad sème l’inquiétude

  • Les primates pénètrent de plus en plus souvent dans les villes et les fermes, les citoyens ont érigé des épouvantails en forme d’animaux sauvages pour les effrayer
  • Les périodes de développement et d’essor économique en Arabie saoudite ont fait que l’habitat naturel des babouins a souvent été envahi, et qu’ils se sont approchés des zones urbaines

LA MECQUE: L’apparition de babouins dans plusieurs régions urbaines d’Arabie saoudite est devenue un sujet de préoccupation. Ces primates ont été observés en train de se promener et de s’agiter au cœur même des villes. Que va-t-il se passer désormais?

Ces derniers jours, des babouins sont apparus dans différents quartiers de la capitale Riyad. Ces animaux seraient originaires des monts Sarawat, principalement issus des zones du sud-ouest du pays, de Taif à Asir, et au-delà. Cependant, leur présence dans la région centrale du Royaume est nouvelle.

Arab News a interrogé Ahmed al-Bouq, superviseur du programme national de lancement et des centres de recherche et d’élevage du Centre national de la faune sauvage, pour en savoir plus sur les migrations des troupeaux, et sur ce qui semble s’assimiler à une domestication des animaux sauvages.

«Il existe deux questions au cœur des débats. Il s’agit d’abord d’évaluer la taille de la population de singes et leur nombre dans le Royaume, les types de problèmes qu’ils causent, et leur localisation. Cette étude de grande envergure inclura une application expérimentale de plusieurs solutions dans deux emplacements différents, l’un dans la ville et l’autre en zone agricole», explique-t-il, ajoutant que ses résultats seraient suivis de travaux appliqués pour réduire ces problèmes, et que les dossiers seraient présentés cette année.

L’autre sujet important, poursuit-il, concerne les problèmes des singes à La Mecque, dans les lieux saints, à Jabal al-Nour, Al-Adel, Duqm al-Wabr, et Jabal al-Rahma. Il sera question d’examiner l’endroit où ils ont été domestiqués, la taille de leur population, et le rôle des pèlerins dans la croissance de leur population, d’autant plus qu’ils vivent dans des régions historiques et interagissent avec les visiteurs.

Les babouins hamadryas sont des animaux puissants et agressifs, bien qu’ils montrent le plus souvent leur côté amical lorsqu’ils ont besoin de nourriture. Les autorités de la région ont demandé aux habitants de ne pas nourrir les animaux. Ils pullulent par centaines et volent de la nourriture, en raison de l’activité humaine directe et indirecte, les visiteurs jetant de la nourriture et des restes dans les parcs publics. La cuisine dans des zones non désignées a attiré les populations de babouins, et leur a permis d’entrer dans les villes à la recherche de nourriture.

Les primates pénètrent de plus en plus souvent dans les villes et les fermes, les citoyens ont érigé des épouvantails en forme d’animaux sauvages pour les effrayer. «Ils pensent avoir trouvé une idée brillante et sans précédent, mais ils ne savent pas qu’ils ont affaire à des animaux très intelligents qui peuvent anticiper chacun de leurs mouvements», indique M. Al-Bouq.

Selon lui, le centre a essayé toutes sortes de techniques au cours des trois dernières décennies pour éloigner les babouins des frontières de la ville, notamment en les exposant à des épouvantails et aux bruits et odeurs des prédateurs, mais il a souligné qu’il s’agissait de créatures très intelligentes. «Ces méthodes-là sont peut-être efficaces pendant une courte période, mais il est très difficile d’influencer les babouins par des moyens aussi primitifs sur le long terme.»

«Ces animaux existent depuis des milliers d’années en Arabie saoudite et ne peuvent être complètement détachés de la région», précise-t-il.

Les périodes de développement et d’essor économique ont fait que l’habitat naturel des babouins a souvent été envahi. Ce sabotage continu pendant de nombreuses années – exploitation forestière excessive, destruction des forêts et abattage des prédateurs naturels tels que les tigres, les hyènes, les loups et les lynx – a entraîné l’apparition du «phénomène des singes» dans différentes régions du Royaume. Ils ont commencé à fuir les zones naturelles dans lesquelles ils vivaient pour se réfugier dans les zones agricoles, s’attaquant ainsi aux moyens de subsistance des agriculteurs.

M. Al-Bouq a affirmé que tuer les animaux n’était pas une solution viable, soulignant l’importance de maintenir l’équilibre écologique. Le Dr Ali Eshki, expert environnemental, attribue également la présence des singes dans les villes saoudiennes à «un certain déséquilibre environnemental».

Par ailleurs, les citoyens tentent tant bien que mal d’éloigner les singes de leurs maisons, de leurs fermes et de leurs enfants. C’est ce qu’a déclaré un fermier, Naji al-Abdali à Arab News, décrivant sa lutte quotidienne. «Ils vandalisent la ferme en seulement trois heures, détruisant des années de travail à cultiver du café, du millet et de l’orge».

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'armée américaine affirme avoir repoussé des attaques de missiles et drones iraniens dans le Golfe

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WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé mardi avoir repoussé plusieurs attaques iraniennes, par missiles et drones, contre ses bases et ses alliés dans la région, et avoir répliqué en bombardant au sol une île iranienne.

"L'Iran a lancé plusieurs missiles balistiques vers des pays de la région, mais tous ont raté leur cible", a écrit le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient dans un communiqué sur X, ajoutant qu'aucun membre de l'armée n'avait été blessé.

"Deux missiles iraniens tirés vers le Koweït sont tombés avant d'atteindre le territoire ou se sont désintégrés en vol, et trois missiles lancés contre Bahreïn ont été immédiatement interceptés par les défenses aériennes américaines et bahreïniennes", a précisé le Centcom.

Avant cela, l'armée américaine avait "abattu trois drones" d'attaque "lancés par l'Iran contre des marins civils qui circulaient légitimement dans les eaux régionales", a encore déclaré l'armée américaine.

En réponse, le Centcom dit avoir "mené des frappes de légitime défense" sur des cibles au sol sur l'île iranienne de Qeshm, dans le détroit d'Ormuz.

Le Corps des Gardien de la Révolution, cités par les médias iraniens, a affirmé que les Etats-Unis ont visé une tour de télécommunication sur l'île et qu'en représailles, ils ont visé une base militaire américaine dans un pays de la région ainsi que le siège de la 5e flotte américaine, à Bahreïn.

Cette dernière affirmation a été démentie par le Centcom. "Toutes les attaques iraniennes contre les forces américaines ont échoué", a écrit le Centcom sur X.

Un peu plus tôt, le Koweït avait affirmé intercepter des "attaques de drones et missiles hostiles".

Le Centcom a ensuite déclaré avoir intercepté "plusieurs drones." "Une nouvelle vague de drones iraniens tentant d'attaquer les forces américaines au Koweït n'a pas atteint les cibles visées cette nuit," a déclaré le commandement américain sur X.

 


Nouvelle session de pourparlers directs entre Israël et le Liban à Washington

Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
Nada Hamadeh (au centre), ambassadrice du Liban aux États-Unis, participe à une réunion entre les délégations israélienne et libanaise organisée par les États-Unis au département d’État à Washington, le 2 juin 2026. (AFP)
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  • Des représentants d’Israël et du Liban participent à une quatrième session de pourparlers directs à Washington, sous médiation américaine, malgré l’absence de relations diplomatiques entre les deux pays
  • Malgré les appels à l’apaisement, les combats entre Israël et le Hezbollah se poursuivent

WASHINGTON: Les ambassadeurs d'Israël et du Liban ont été reçus mardi au département d'Etat pour une nouvelle session de pourparlers directs, alors qu'Israël et le Hezbollah ont échangé des tirs après que Donald Trump a assuré que les deux camps lui avaient promis l'apaisement.

Cette quatrième rencontre entre les représentants des deux pays, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques, a lieu au département d'Etat et doit durer deux jours.

Elle réunit les représentants israélien Yechiel Leiter et libanais Nada Hamadeh Moawad, ainsi que Daniel Holler, un haut conseiller du secrétaire d'Etat Marco Rubio, qui ne participe pas à cette session.

Aucun des participants n'a fait de déclarations.

Le président américain a indiqué lundi soir sur son réseau Truth Social que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu s'était engagé à ne pas envoyer de troupes à Beyrouth et que le Hezbollah allait "cesser totalement le feu".

Mais les combats qui opposent l'armée israélienne et le Hezbollah depuis le 2 mars, se sont poursuivis malgré le cessez-le-feu en vigueur depuis le 17 avril et qui avait été prolongé une fois à l'issue de ces pourparlers, les premiers depuis des décennies.

Des frappes israéliennes lundi soir ont fait au moins six morts dans le sud du pays, portant à 13 le bilan global pour la journée, selon des sources libanaises. Et le Hezbollah a revendiqué mardi une attaque à la roquette contre un char israélien à Hadatha dans la région, disant y lutter contre "l'avancée des forces israéliennes".


Israël dit avoir obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth si le Hezbollah attaque ses localités

Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
Les premiers intervenants inspectent les dégâts sur le site d’une frappe israélienne qui a touché les environs d’un hôpital dans la ville de Tyr, dans le sud, le 1er juin 2026. (Reuters)
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  • Le ministre de la Défense israélien Israël Katz affirme qu’Israël aurait obtenu l’aval des États-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth (Dahiyeh), bastion du Hezbollah, en cas d’attaques contre le nord d’Israël
  • Il expose une logique de dissuasion : si les tirs continuent, Israël dit qu’il ciblerait Dahiyeh, en liant le sort de cette zone aux attaques subies par les localités israéliennes

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien Israël Katz a affirmé mardi que son pays avait obtenu l'aval des Etats-Unis pour frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en cas d'attaque du groupe pro-iranien sur son sol, selon un communiqué de son bureau.

"Le Premier ministre et moi-même avons mené, avec l'armée israélienne, une démarche visant à établir une équation selon laquelle le sort de Dahiyeh (la banlieue sud, ndlr) à Beyrouth serait lié à celui des localités du nord d'Israël. Si les localités israéliennes continuent d'être attaquées, nous évacuerons et frapperons le quartier chiite de Dahiyeh à Beyrouth, bastion du Hezbollah", a dit M. Katz.

"Les Etats-Unis ont validé ce principe et l'ont communiqué au gouvernement libanais ainsi qu'à toutes les parties concernées (...) Soit les tirs contre les localités cessent, soit, s'ils se poursuivent, nous frapperons Dahiyeh à Beyrouth", a poursuivi le ministre.