Un expert saoudien embaume 5 dauphins retrouvés morts sur les côtes de la mer Rouge

Ahmed Mouaity espère que ses talents d’embaumeur aideront les scientifiques à en savoir plus sur le comportement de cette espèce, et sur son habitat en mer Rouge. (Photo fournie)
Ahmed Mouaity espère que ses talents d’embaumeur aideront les scientifiques à en savoir plus sur le comportement de cette espèce, et sur son habitat en mer Rouge. (Photo fournie)
Ahmed Mouaity espère que ses talents d’embaumeur aideront les scientifiques à en savoir plus sur le comportement de cette espèce, et sur son habitat en mer Rouge. (Photo fournie)
Ahmed Mouaity espère que ses talents d’embaumeur aideront les scientifiques à en savoir plus sur le comportement de cette espèce, et sur son habitat en mer Rouge. (Photo fournie)
Ahmed Mouaity a également embaumé d’autres animaux, tels que des oiseaux, des reptiles et des mammifères. (Photo fournie)
Ahmed Mouaity a également embaumé d’autres animaux, tels que des oiseaux, des reptiles et des mammifères. (Photo fournie)
Ahmed Mouaity a également embaumé d’autres animaux, tels que des oiseaux, des reptiles et des mammifères. (Photo fournie)
Ahmed Mouaity a également embaumé d’autres animaux, tels que des oiseaux, des reptiles et des mammifères. (Photo fournie)
Ahmed Mouaity a également embaumé d’autres animaux, tels que des oiseaux, des reptiles et des mammifères. (Photo fournie)
Ahmed Mouaity a également embaumé d’autres animaux, tels que des oiseaux, des reptiles et des mammifères. (Photo fournie)
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Publié le Vendredi 04 juin 2021

Un expert saoudien embaume 5 dauphins retrouvés morts sur les côtes de la mer Rouge

  • M. Mouaity, spécialiste en dissection au lycée Al-Wajh, a commencé à embaumer des animaux il y a seize ans, en commençant par des grenouilles et des lapins
  • Ses travaux ont été exposés lors du festival culturel populaire Janadriyah, et au cours d’autres événements publics

LA MECQUE: Un embaumeur saoudien a préservé les carcasses de cinq dauphins retrouvés morts sur les côtes de la mer Rouge, afin de contribuer à des études avancées sur ces mammifères marins.

Ces créatures marines font partie des 40 dauphins récemment retrouvés morts sur les rives de la ville côtière d’Umluj, sur les rives de la région de Tabuk. Ahmed Mouaity, un enseignant local, espère que ses talents d’embaumeur aideront les scientifiques à en savoir plus sur le comportement de cette espèce, et sur son habitat dans la mer Rouge.

M. Mouaity, spécialiste en dissection au lycée Al-Wajh, a commencé à embaumer des animaux il y a seize ans, en commençant par des grenouilles et des lapins. Ses travaux ont été exposés lors du festival culturel populaire Janadriyah, et au cours d’autres événements publics à Yanbu, Umluj et Al-Wajh.

EN BREF

Ahmed Mouaity, spécialiste en dissection au lycée Al-Wajh, a commencé à embaumer des animaux il y a seize ans, en commençant par des grenouilles et des lapins. Ses travaux ont été exposés lors du festival culturel populaire Janadriyah et d’autres événements publics à Yanbu, Umluj et Al-Wajh.

Utilisant le formaldéhyde comme conservateur chimique, l’expert injecte le fluide dans ses spécimens pour retarder la décomposition. «Cette pratique est considérée comme une science vaste et importante, utilisée à des fins de dissection et d’études. Elle permet également de faire la lumière sur les relations entre le monde animal et les humains», explique-t-il.

L’embaumement peut être pratiqué sur des animaux de petite et de grande taille, tels que les oiseaux, les reptiles et les mammifères, et le processus consiste à préserver leurs poils, leurs dents et leur peau.

Ahmed Mouaity a également embaumé d’autres animaux, tels que des oiseaux, des reptiles et des mammifères. (Photo fournie)
Ahmed Mouaity a également embaumé d’autres animaux, tels que des oiseaux, des reptiles et des mammifères. (Photo fournie)

M. Mouaity a indiqué qu’il s'améliorait, et se formait continuellement pour apprendre de nouvelles techniques d’embaumement du monde entier. «L’embaumement était initialement pratiqué pour préserver les vertébrés, et s’est imposé comme une science visant à conserver les éléments des animaux après leur mort pour en tirer profit», ajoute-t-il.

En Arabie saoudite, l’embaumement était encore considéré comme une méthode émergente pour étudier la faune de la péninsule Arabique, précise-t-il, mais les zoologistes internationaux utilisent souvent les animaux embaumés pour l’identification et l’analyse descriptive.

«Les animaux embaumés ont été, et seront toujours, une source essentielle permettant aux chercheurs de mener des études, et de les transmettre aux futures générations de zoologistes permettant d’obtenir des informations sur les espèces éteintes ou menacées», affirme M. Mouaity.

Pour lui, l’embaumement est «un art et une passion réalisés par des scientifiques» qui ont réussi, avec patience et dévouement, à constituer une source de référence inestimable dans les musées du monde entier.

Les collections d’animaux embaumés de certains scientifiques – y compris celles provenant d’expéditions historiques menées par des explorateurs célèbres – remontent à des centaines d’années, et ont servi de base à des études «extrêmement importantes» dans ce domaine, comme celles exposées au British Museum, conclut-t-il.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un hôpital endommagé par des frappes israéliennes dans le sud du Liban

De la fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne ayant ciblé la périphérie est de la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 24 mars 2026. (AFP)
De la fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne ayant ciblé la périphérie est de la ville côtière de Tyr, dans le sud du Liban, le 24 mars 2026. (AFP)
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  • Des frappes aériennes israéliennes près de Tyr (sud du Liban) ont endommagé un hôpital, faisant 11 blessés, tout en laissant l’établissement opérationnel malgré d’importants dégâts
  • Les attaques ont également touché des zones civiles (port, habitations), dans un contexte de conflit élargi ayant causé plus de 1.300 morts et environ un million de déplacés

BEYROUTH: Un hôpital de Tyr, importante ville côtière du sud du Liban, a été endommagé par deux frappes aériennes israéliennes qui ont visé des bâtiments à proximité, faisant 11 blessés, dont trois secouristes, a annoncé samedi le ministère de la Santé.

Une série de frappes israéliennes a visé la région samedi. A Al-Houch, une localité de Tyr, deux frappes ont détruit deux bâtiments situés à proximité de l'hôpital italo-libanais, selon un correspondant de l'AFP.

Des vitres ont été brisées et des faux plafonds se sont effondrés alors que des médecins dispensaient des soins, a indiqué la direction de l'hôpital.

Elle a ajouté que l'établissement continuait de fonctionner malgré les dégâts.

L'hôpital "restera ouvert pour assurer les soins médicaux nécessaires", a souligné son directeur, Youssef Jaafar, auprès de l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

Un correspondant de l'AFP a vu des débris jonchant les rues, une voiture calcinée et de la fumée s'élever de bâtiments en partie détruits.

Le port de Tyr a lui aussi été ciblé. Une frappe a touché un bateau de tourisme dans lequel une personne dormait, selon le correspondant de l'AFP. Des bateaux de pêche à quai ont également été endommagés, a-t-il constaté.

Quelque 20.000 personnes, dont environ 15.000 déplacés venus des villages voisins, se trouvent encore à Tyr, malgré les ordres d'expulsion israéliens qui ont forcé des dizaines de milliers de personnes à fuir la région, où Israël poursuit ses bombardements et son invasion terrestre.

Le Hezbollah pro-iranien a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en menant une attaque contre Israël, en représailles aux frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien, Ali Khamenei.

La guerre a déjà fait plus de 1.300 morts et un million de déplacés, selon les chiffres officiels.


Le prince héritier saoudien rencontre le président de la FIFA pour renforcer la coopération sportive

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors de sa rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah, samedi. (Photo SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane lors de sa rencontre avec le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah, samedi. (Photo SPA)
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  • Les discussions portent sur le développement du football et les partenariats internationaux
  • Le Royaume renforce ses liens avec la FIFA dans le cadre d’investissements sportifs majeurs

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a rencontré le président de la FIFA Gianni Infantino à Djeddah samedi, des discussions axées sur le renforcement de la coopération et l’élargissement des opportunités dans le développement du football.

La réunion a permis de passer en revue la collaboration en cours entre le Royaume et la FIFA, ainsi que les perspectives de croissance du sport, tant au niveau de la base que du football professionnel, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ces dernières années, l’Arabie saoudite a intensifié son engagement avec la FIFA dans le cadre d’une stratégie plus large visant à se positionner comme un pôle sportif mondial, avec d’importants investissements dans les infrastructures, la formation des talents et l’organisation de grands événements internationaux dans le cadre de la Vision 2030.

Le Royaume a accueilli une série de tournois régionaux et internationaux et a travaillé étroitement avec la FIFA sur des initiatives visant à élargir la pratique du football et sa croissance commerciale au Moyen-Orient. Riyad est également perçue comme cherchant à jouer un rôle accru dans le football mondial, notamment avec des ambitions potentielles d’accueil de grandes compétitions.

La réunion s’est tenue en présence du ministre des Sports Abdulaziz ben Turki Al-Faisal et du président de la Fédération saoudienne de football, Yasser Al-Misehal. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: nouvelles frappes israéliennes sur Beyrouth après la destruction d'un pont

Une photographie montre un immeuble effondré sur le site d’une frappe aérienne israélienne nocturne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 avril 2026. L’armée israélienne a déclaré, le 3 avril, avoir frappé plus de 3 500 cibles à travers le Liban au cours du mois écoulé depuis le début des combats avec le Hezbollah soutenu par l’Iran. (AFP)
Une photographie montre un immeuble effondré sur le site d’une frappe aérienne israélienne nocturne dans le quartier de Haret Hreik, dans la banlieue sud de Beyrouth, le 3 avril 2026. L’armée israélienne a déclaré, le 3 avril, avoir frappé plus de 3 500 cibles à travers le Liban au cours du mois écoulé depuis le début des combats avec le Hezbollah soutenu par l’Iran. (AFP)
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  • L’armée israélienne a bombardé la banlieue sud de Beyrouth et détruit des ponts stratégiques au Liban, visant à affaiblir le Hezbollah et isoler le sud du pays
  • Le conflit s’intensifie : des Casques bleus ont été blessés, le bilan humain s’alourdit et les frappes provoquent destructions massives et déplacements de population

BEYROUTH: L'armée israélienne a de nouveau bombardé la banlieue sud de Beyrouth samedi à l'aube, affirmant frapper des infrastructures du Hezbollah après avoir détruit un pont sur le fleuve Litani dans l'est du Liban.

Trois Casques bleus ont par ailleurs été blessés vendredi dans une explosion à l'intérieur d'une installation de l'ONU près d'El Adeisse (sud), la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) précisant que ces soldats, dont deux ont été grièvement blessés, sont de nationalité indonésienne.

Quelques jours plus tôt, trois autres Casques bleus indonésiens avaient perdu la vie, également dans le sud du pays, où Israël et le Hezbollah s'affrontent depuis le début de la guerre au Moyen-Orient.

Le Liban a été entraîné dans le conflit le 2 mars lorsque le Hezbollah, soutenu par Téhéran, a tiré des roquettes sur Israël pour venger l'attaque américano-israélienne qui a tué le guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.

Israël pilonne depuis le pays, disant viser le mouvement islamiste, et a entamé une invasion terrestre dans le sud. Ces opérations ont tué 1.368 personnes, dont 125 enfants, selon le dernier bilan officiel, et fait plus d'un million de déplacés.

Tôt samedi, l'armée israélienne a annoncé sur les réseaux sociaux avoir "commencé à frapper des infrastructures du Hezbollah à Beyrouth", une journaliste de l'AFP ayant fait état d'au moins deux bombardements dans la banlieue sud de la ville, avec de puissantes explosions et des panaches de fumée.

- Ponts ciblés -

Dans ce conflit, l'armée israélienne vise aussi les ponts enjambant le fleuve Litani, afin de couper une partie du sud du Liban du reste du pays, selon des experts militaires.

Dernière attaque de ce type en date, "des avions de guerre israéliens ont visé vendredi le pont qui relie Sohmor à Machghara, entraînant sa destruction", a indiqué l'Agence nationale d'information (Ani, officielle).

L'armée israélienne avait auparavant averti que "pour empêcher le transfert de renforts et d'équipements militaires" du mouvement pro-iranien, elle allait cibler deux ponts. Le second a aussi été touché, d'après les médias libanais.

Israël a déjà détruit cinq ponts sur le Litani, situé à 30 km au nord de la frontière, région où il veut instaurer ce qu'il présente comme une "zone de sécurité".

Egalement à Sohmor, deux personnes ont été tuées et 15 autres blessées dans une frappe israélienne survenue "alors que des fidèles quittaient la mosquée de la ville" après la prière du vendredi, selon le ministère libanais de la Santé.

Concernant les trois Casques bleus indonésiens blessés, l'origine de l'explosion dont ils ont été victimes est inconnue.

L'armée israélienne a accusé le Hezbollah d'avoir tiré une roquette.

Quant à leurs trois compatriotes tués quelques jours plus tôt, l'un a été victime dimanche d'un tir d'un char israélien, et deux autres d'une explosion le lendemain qui pourrait être due à une mine, selon une source sécuritaire de l'ONU.

Israël a nié toute responsabilité dans les faits de lundi, assurant qu'aucune de ses troupes n'était présente dans la zone.

- "Pas notre guerre" -

Vendredi après-midi, des frappes avaient déjà visé la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, l'armée israélienne disant cibler "des infrastructures terroristes".

Non loin des ces zones, des Libanais chrétiens ont assisté à l'office du Vendredi saint. Dans l'église Saint-Maron de Chiyah, un quartier de la banlieue sud, Hala Farah, 62 ans, raconte n'avoir jamais manqué aucune fête religieuse.

"Depuis que j'ai 15 ans, il y a la guerre" au Liban, "on est toujours là", dit-elle à l'AFP avant de rentrer dans une église comble.

Patricia Haddad, 32 ans, confie être "habituée, malheureusement". "Nous sommes contre la guerre: ce n'est pas notre guerre, c'est une guerre contre le Hezbollah, pas contre les chrétiens ni le pays", dit la jeune femme.

Alors que l'ONU et les autorités libanaises ont mis en garde contre une nouvelle occupation du sud du Liban, plusieurs frappes ont visé vendredi la région de Tyr, selon l'agence Ani.

Les troupes israéliennes ont également "détruit", ajoute l'agence, les dernières habitations restantes dans plusieurs villages frontaliers, déjà largement rasés lors de la précédente guerre en 2024.

En parallèle, le Hezbollah a annoncé une série d'attaques contre des cibles israéliennes sur le sol libanais et de l'autre côté de la frontière.

L'Iran et ses groupes affiliés "pourraient avoir l'intention de cibler des universités" au Liban, a averti l'ambassade américaine à Beyrouth, quelques jours après des menaces des Gardiens de la Révolution iraniens contre les établissements américains au Moyen-Orient.