JO-2024: Avant la fête, le Comité international olympique se réunit à Paris

Avant la fête, la Tour Eiffel teste ses jeux de lumière. (AFP).
Avant la fête, la Tour Eiffel teste ses jeux de lumière. (AFP).
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Publié le Mardi 23 juillet 2024

JO-2024: Avant la fête, le Comité international olympique se réunit à Paris

  • Sans Kylian Mbappé mais entraîné par Thierry Henry, les Bleus du foot entameront eux aussi leur quête de médaille tout comme l'Espagne
  • Ils seront quelque 300.000 vendredi à saluer les bateaux et les milliers d'athlètes embarqués pour une parade inédite, première cérémonie d'ouverture à sortir d'un stade dans l'histoire des Jeux olympiques

PARIS: Les sportifs arrivent à bon port et découvrent les sites, les délégations désignent leurs porte-drapeaux et le Comité international olympique (CIO) a entamé mardi sa traditionnelle session d'avant-Jeux, à la veille du coup d'envoi des premières épreuves.

Si la cérémonie d'ouverture, très attendue, a lieu vendredi sur la Seine, les premiers tournois olympiques commencent dès mercredi, avec l'équipe de France masculine de rugby à VII, emmenée par Antoine Dupont, qui ambitionne de détrôner les doubles champions en titre fidjiens.

Sans Kylian Mbappé mais entraîné par Thierry Henry, les Bleus du foot entameront eux aussi leur quête de médaille tout comme l'Espagne qui, après son triomphe à l'Euro en Allemagne, vise un doublé sous les yeux des premiers spectateurs.

Ils seront quelque 300.000 vendredi à saluer les bateaux et les milliers d'athlètes embarqués pour une parade inédite, première cérémonie d'ouverture à sortir d'un stade dans l'histoire des Jeux olympiques. Elle sera entourée d'un dispositif de sécurité exceptionnel.

En attendant, un silence inhabituel s'est installé dans la rue de Rivoli, qui longe le musée du Louvre et le jardin des Tuileries, coeur touristique de Paris où les visiteurs se pressent d'ordinaire par milliers. Pour quelques jours encore, ils sont cantonnés derrière les grilles dressées pour sanctuariser les berges de Seine.

"Les JO, ça bloque pas mal de choses", constate Catherine Samson, du Finistère, de passage pendant deux jours dans la capitale avec sa famille. Elle se "fiche" des JO et explique avoir "tourné pendant une heure" avant d'atteindre la tour Eiffel.

Emmanuel Macron a répété lundi que la France était prête à accueillir les 10.500 sportives et sportifs et les millions de visiteurs attendus pour l'événement sportif majeur de la planète, qui s'achèvera le 11 août.

Trois ans après l'édition de Tokyo soumise à de strictes conditions sanitaires en raison de la pandémie de covid, près de neuf millions de billets ont été vendus, selon les organisateurs, qui se félicitent d'avoir battu le record d'Atlanta en 1996.

Des réserves sur 2030?

Mardi, les membres du CIO ont entamé leur session pour un ultime point sur les préparatifs des Jeux de Paris.

"Maintenant le moment de vérité est arrivé: la compétition commence, pour les athlètes et les organisateurs", a souligné leur président, Thomas Bach.

Dans un contexte géopolitique marqué par les guerres à Gaza et en Ukraine, les membres du CIO devraient se féliciter d'avoir réussi à rassembler "206 comités nationaux olympiques", préservant la promesse olympique d'universalité. Une trentaine de Russes et de Bélarusses participeront à titre individuel et sous bannière neutre, leurs comités ayant été exclus. Le Comité olympique palestinien a demandé de son côté l’exclusion de la délégation israélienne.

Mais le CIO devra surtout préparer l'avenir, au-delà des deux prochaines éditions prévues à Milan-Cortina à l'hiver 2026 et Los Angeles à l'été 2028: mercredi, la session est censée attribuer les Jeux d'hiver 2030 aux Alpes françaises et ceux de 2034 à Salt Lake City.

Si la désignation de la capitale de l'Utah ne fait aucun doute, "la situation politique rend les choses un peu plus compliquées" pour le dossier français, reconnaissait samedi Mark Adams, le porte-parole de l'instance.

Faute de gouvernement de plein exercice, la France n'a pas pu fournir la garantie de livraison des Jeux signée par le Premier ministre, alors que Thomas Bach a répété jeudi dernier qu'il n'y aurait pas de "décision inconditionnelle" sans ce document.

Danseurs mécontents 

Deux possibilités se dessinent: un report du scrutin, simple à organiser pour le CIO mais qui ferait mauvais effet pour le pays hôte, ou une désignation sous réserves, inédite dans l'histoire des Jeux.

"Il n’y aura pas de report du vote, je suis très affirmatif", a déclaré à l'AFP une source à la région Auvergne-Rhône-Alpes, qui porte le projet des Alpes françaises avec la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. "Ce vote confirmera l’attribution des JO à la France", "le CIO peut émettre une réserve" mais "rien n’est remis en cause", insiste, optimiste, cette source.

Emmanuel Macron va se rendre mercredi devant le CIO pour appuyer la candidature de la France. Il va également préciser ses intentions après les législatives et définir la "trêve olympique et politique" qu'il invoque, face à une gauche qui réclame toujours de gouverner malgré ses divisions et une droite qui propose une entente a minima.

L'avant-Jeux et notamment la cérémonie d'ouverture seront l'occasion de nombreux échanges entre chefs d'Etat et de gouvernement. Le prince Albert de Monaco, féru de sport, a été parmi les tout premiers dignitaires à arriver lundi à Paris sous un ciel nuageux.

Selon Météo-France, des pluies éparses pourraient toucher Paris dans l'après-midi mais la cérémonie d'ouverture devrait être épargnée, avec de possibles éclaircies.

Les organisateurs doivent tenir mardi une nouvelle réunion de négociations avec le syndicat défendant les artistes interprètes (SFA-CGT), qui a déposé un préavis de grève pour vendredi. Le syndicat dénonce de "criantes inégalités de traitement" (droits à l'image, défraiements) entre les danseurs recrutés.


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
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  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
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  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
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  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.