Mohammed Khoja rend hommage à l'Arabie saoudite dans sa nouvelle collection

Mohammed Khoja est le fondateur de la marque de luxe Hindamme. (Fourni)
Mohammed Khoja est le fondateur de la marque de luxe Hindamme. (Fourni)
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Publié le Vendredi 19 juillet 2024

Mohammed Khoja rend hommage à l'Arabie saoudite dans sa nouvelle collection

  • Hindamme est un ancien adjectif arabe signifiant « une forme esthétique harmonieuse »
  • Mohammed Khoja espère capturer cette essence dans chacune de ses créations, en adoptant une approche audacieuse mais minimaliste du prêt-à-porter

RIYAD : « J'étais très motivé par l'idée d'intégrer mes expériences en tant que Saoudien et de contribuer à la création d'une identité saoudienne plus contemporaine à travers mon point de vue », explique Mohammed Khoja, couturier saoudien et fondateur de la marque de luxe Hindamme, à Arab News. « Mon objectif ultime est d'ouvrir davantage de portes et de faire rayonner la culture saoudienne à travers le monde. »

« Hindamme a connu une croissance considérable depuis sa création, et je suis très optimiste quant à l'avenir. Je pense que des marques comme la mienne sont particulièrement lucratives, et j'ai constaté une augmentation de la demande ainsi que des opportunités de croissance ces derniers mois », ajoute-t-il.

Hindamme est un ancien adjectif arabe signifiant « une forme esthétique harmonieuse ». Khoja espère capturer cette essence dans chacune de ses créations, en adoptant une approche audacieuse mais minimaliste du prêt-à-porter.

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Mohammed Khoja est le fondateur de la marque de luxe Hindamme. (Fourni)

La collection « Season V » (Saison V) de Hindamme, par exemple, s'inspire de la théorie des couleurs et comprend des dégradés qui améliorent l'humeur, ainsi que des thèmes futuristes inspirés de la nature, utilisant des tissus tels que le velours, le nylon et le satin. Khoja a dévoilé ces créations à Paris en juin dernier, aux côtés de 15 autres stylistes saoudiens, lors d'un événement pop-up intitulé Emerge. Cet événement était organisé par la Commission saoudienne de la mode et MoCX, le département général de l'innovation du ministère saoudien de la culture, en partenariat avec la Commission saoudienne des arts visuels, la Commission saoudienne des arts culinaires et la Commission saoudienne pour la musique.

La collection « Season V », créée pendant les confinements liés au COVID-19, reflète en partie le désir de Khoja de se « reconnecter » avec la Terre. Parmi les pièces notables se trouve un blazer au dégradé de température, conçu par Khoja comme un puissant rappel de la menace du changement climatique.

Pour sa dernière collection, sa sixième, le créateur s'est inspiré de différentes régions de son pays d'origine.  

« Elle est inspirée par mon amour des voyages et rend hommage à la volonté du Royaume de promouvoir le tourisme. J'ai conçu des pièces qui sont comme des cartes postales raffinées pour chaque région – c'est vraiment une lettre d'amour à notre diversité culturelle. Les nouvelles créations sont également une leçon de narration visuelle; elles vous invitent à un voyage de découverte à travers chacune de ces magnifiques régions », ajoute M. Khoja.

M. Khoja explique qu'il a passé des mois à effectuer des recherches approfondies. « J'ai intégré les points de repère les plus emblématiques et représentatifs. Chaque modèle incorpore l'iconographie de chaque région comme Jeddah, Riyad, Aseer, la Province de l'Est et AlUla. »

Khoja nous présente ici quelques-unes des pièces de sa dernière collection.

AlUla

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« Les langues anciennes et l'art rupestre sont essentiels pour AlUla en raison de sa riche histoire des civilisations lihyanite et nabatéenne, c'est pourquoi je les ai intégrés à la chemise. En plus des inscriptions et gravures anciennes, la chemise AlUla est ornée de sites célèbres et de points de repère tels que Hegra et le Rocher de l'Éléphant, ainsi que du majestueux léopard d'Arabie », explique le couturier.

Aseer

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La chemise en soie Aseer de Khoja présente un arrière-plan peint à la main du village de Rijal AlMaa, décoré de motifs Al-Qatt Al-Aseeri, que le créateur considère comme une source d'inspiration majeure tout au long de sa carrière. « La culture d'Aseer a toujours été une grande influence pour moi. J'ai grandi en lisant des livres sur la beauté de l'artisanat et sur la manière dont les femmes de la région se spécialisaient dans cet art », explique le styliste, ajoutant qu’Al-Qatt Al-Aseeri a également été la source d'inspiration de sa première collection.

Jeddah
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« Jeddah est un ensemble coloré d'iconographies représentant les couleurs vives de la ville côtière », explique M. Khoja. « Jeddah est connue pour ses couchers de soleil spectaculaires, et j'ai voulu en faire la pièce maîtresse. La chemise intègre également la célèbre fontaine et l'architecture du quartier historique de Jeddah, Al-Balad. »

Province de l'Est
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« Pour la province de l'Est, j'ai mis en avant des lieux emblématiques de la région, tels que Jabal Qarra à AlAhsa, Ithra et le puits n° 7 de Dammam - le premier puits de pétrole découvert dans le Royaume », indique M. Khoja.

Riyad
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« La chemise en soie de Riyad est une autre pièce de narration visuelle, mettant en avant les repères modernes et emblématiques de notre capitale bien-aimée, tels que le KAFD, la tour du Royaume et la tour Al-Faisaliyah. La chemise s'imprègne des riches traditions de son passé avec un hommage en néon à Diriyah et des motifs inspirés des anciennes portes Najdi », a conclu M. Khoja.


À Dubaï, la Saint-Valentin se raconte à table

Un gâteau à partager, pensé comme le point final d’un dîner à deux. (Photo: fournie)
Un gâteau à partager, pensé comme le point final d’un dîner à deux. (Photo: fournie)
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  • Une Saint-Valentin qui sort du cliché, privilégiant l’expérience, le rythme et la mémoire plutôt que la démonstration
  • Le partage comme fil conducteur, entre menus conçus pour deux, attention portée au souvenir et produits soigneusement sourcés

​​​​​DUBAÏ: À Dubaï, la Saint-Valentin ne se limite plus au simple dîner à deux. Certaines adresses cherchent désormais à raconter une histoire, à créer un moment qui dépasse l’assiette. C’est le cas de Three Cuts Steakhouse et de Sal’s Bistro, deux restaurants qui proposent cette année des formats très différents mais animés par une même idée : célébrer le partage, la mémoire et la générosité des saveurs.

Three Cuts Steakhouse : l’élégance sans rigidité

Perché sur le rooftop du Palm Jumeirah Mall, Three Cuts mise pour le 14 février sur une expérience pensée comme un tout, où la gastronomie dialogue avec le décor et le souvenir. Loin des démonstrations ostentatoires souvent associées à la Saint-Valentin, l’adresse cultive une élégance plus décontractée, fidèle à son ADN.

Le menu dégustation en trois temps, conçu pour être partagé, commence par une série d’entrées qui jouent sur les textures et la précision des saveurs : gratin d’huîtres aux épinards crémeux, carpaccio de saumon à l’orange et à la betterave, ou encore arancini aux champignons sauvages. Le plat principal laisse le choix entre deux classiques du steakhouse, travaillés avec sobriété et rigueur, accompagnés de garnitures saisonnières.

Le dessert, un gâteau “Be Mine” à partager, clôt le repas sur une note ludique et régressive. Mais c’est peut-être le détail extra-culinaire qui marque le plus : chaque couple repart avec une photographie Polaroid prise sur place. Un geste simple, presque nostalgique, qui inscrit la soirée dans le temps long, au-delà de l’événement lui-même.

Sal’s Bistro : le romantisme en version décontractée

À Jumeirah Islands, Sal’s Bistro aborde la Saint-Valentin sous un angle plus libre et quotidien. Pendant toute la semaine du 9 au 15 février, le restaurant propose un plateau de sushis conçu pour deux, à savourer sur place, en terrasse au bord du lac, ou à emporter.

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Sal’s Bistro. (Photo: fournie)

Présenté comme « un peu d’amour sur une planche en bois », l’assortiment rassemble des pièces emblématiques de la maison : saumon épicé croustillant, nigiri de thon, sashimi de saumon, rainbow maki, volcano maki et California maki. Les produits proviennent de Le Fumoir by Joe Bassili, structure familiale reconnue pour son travail du poisson depuis plus de trois décennies dans la région.

Ici, pas de mise en scène sophistiquée, mais une invitation à partager, à picorer, à prolonger le moment. Sal’s Bistro confirme ainsi sa place d’adresse de quartier chic, où la Saint-Valentin peut se vivre sans contrainte de date unique ni de rituel figé.


Grèce: nouveau portail pour les réservations et les informations sur les sites antiques

Le ministère grec de la Culture a dévoilé jeudi un nouveau portail conçu pour gérer les réservations de sites archéologiques et de musées pour plus de 100 lieux qui sera en ligne à partir d’avril.  Intitulé Hellenic Heritage (hh.gr), le site proposera également des informations essentielles sur plus de 350 sites en huit langues, en plus de servir d’outil pour réduire les files d’attente, en particulier pendant les mois d’été où la fréquentation est importante.
Le ministère grec de la Culture a dévoilé jeudi un nouveau portail conçu pour gérer les réservations de sites archéologiques et de musées pour plus de 100 lieux qui sera en ligne à partir d’avril. Intitulé Hellenic Heritage (hh.gr), le site proposera également des informations essentielles sur plus de 350 sites en huit langues, en plus de servir d’outil pour réduire les files d’attente, en particulier pendant les mois d’été où la fréquentation est importante.
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  • La Grèce a attiré 40,7 millions de visiteurs en 2024, soit une hausse de 12,8 % par rapport à 2023
  • Le ministère du Tourisme a indiqué en décembre que 2025 s’annonçait également comme une "année record" et que les indicateurs pour 2026 étaient encourageants

ATHENES: Le ministère grec de la Culture a dévoilé jeudi un nouveau portail conçu pour gérer les réservations de sites archéologiques et de musées pour plus de 100 lieux qui sera en ligne à partir d’avril.

Intitulé Hellenic Heritage (hh.gr), le site proposera également des informations essentielles sur plus de 350 sites en huit langues, en plus de servir d’outil pour réduire les files d’attente, en particulier pendant les mois d’été où la fréquentation est importante.

La Grèce a attiré 40,7 millions de visiteurs en 2024, soit une hausse de 12,8 % par rapport à 2023.

Le ministère du Tourisme a indiqué en décembre que 2025 s’annonçait également comme une "année record" et que les indicateurs pour 2026 étaient encourageants.

Des conseils sur des sites méconnus et des promenades thématiques seront proposés.

"Notre ambition est que le voyageur puisse établir un lien personnel avec chaque monument", a déclaré le Premier ministre Kyriakos Mitsotakis lors de la présentation officielle.

"La vérité, c’est que la majorité des visiteurs, encore aujourd’hui, ne viennent pas dans notre pays pour découvrir la culture grecque. C’est quelque chose qui doit changer", a-t-il ajouté.

La Grèce s’efforce depuis des années de développer un système de billetterie électronique pour maximiser les recettes et réduire les files d’attente.

Quelque 3 millions de billets électroniques ont été émis rien que pour l’Acropole l’an dernier, a indiqué M. Mitsotakis.

Une section dédiée exclusivement aux professionnels, fournissant des données de disponibilité en temps réel, aidera les opérateurs touristiques à rationaliser les réservations de groupes, ont précisé les organisateurs.

La ministre de la Culture, Lina Mendoni, a assuré que les personnes en situation de handicap et leurs accompagnants pourront sélectionner l’utilisation d’un ascenseur, d’un monte-charge ou d’un fauteuil roulant lors de la réservation de leurs billets.

Les voyagistes présents à la présentation de jeudi ont exprimé des inquiétudes quant à leur capacité à harmoniser le nouvel outil de billetterie avec leurs propres systèmes de réservation en moins de deux mois.

"Si tout le monde essaie de se connecter le 1er avril, le système plantera", a averti un opérateur.

 


« Arduna » à AlUla : quand l’art contemporain scelle une coopération culturelle historique entre la France et l’Arabie saoudite

Présent lors de l’inauguration, Jean-Yves Le Drian, président d’AFALULA, a souligné la portée symbolique et politique de l’événement. (AFALULA)
Présent lors de l’inauguration, Jean-Yves Le Drian, président d’AFALULA, a souligné la portée symbolique et politique de l’événement. (AFALULA)
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  • Présentée comme un geste artistique fort autant qu’un acte de confiance entre deux nations, Arduna s’inscrit dans la continuité de l’accord intergouvernemental signé en 2018
  • « Cette décision de nos chefs d’État s’inscrivait dans une vision partagée : celle du soutien de la France à la transformation de l’Arabie saoudite, initiée par le Prince héritier dans Vision 2030»

ALULA: L’inauguration de l’exposition Arduna marque une étape fondatrice dans le développement culturel de l’Arabie saoudite et dans la coopération franco-saoudienne. Inédite par son ampleur et première du genre en Arabie saoudite et au Moyen-Orient, cette exposition est le fruit d’un commissariat conjoint entre le futur Musée d’Art Contemporain d’AlUla et le Centre Pompidou, avec le soutien de l’Agence française pour le développement d’AlUla (AFALULA).

Présent lors de l’inauguration, Jean-Yves Le Drian, président d’AFALULA, a souligné la portée symbolique et politique de l’événement :

« C’est un grand honneur d’être à vos côtés ici ce soir pour inaugurer “Arduna”, exposition fondatrice et inédite dans son ampleur. Je dis fondatrice, parce qu’elle est à la fois un geste artistique majeur, et un geste de confiance entre nos deux pays. »

Un jalon issu de l’accord intergouvernemental de 2018

L’exposition s’inscrit directement dans le prolongement de l’accord intergouvernemental signé en 2018 par la France et l’Arabie saoudite, en présence du Président Emmanuel Macron et de Son Altesse Royale le Prince héritier Mohammed ben Salmane. Cet accord a ouvert une coopération ambitieuse autour du développement culturel, patrimonial, environnemental et humain d’AlUla, en cohérence avec la Vision 2030 du Royaume.

Jean-Yves Le Drian a rappelé la vision commune à l’origine de cet engagement :

« Cette décision de nos chefs d’État s’inscrivait dans une vision partagée : celle du soutien de la France à la transformation de l’Arabie saoudite, initiée par le Prince héritier dans Vision 2030. L’art et la culture, la valorisation du patrimoine comme l’élan de la création y jouent un rôle majeur. »

Aujourd’hui, les résultats de cette coopération sont visibles et concrets, notamment à travers l’inauguration du pavillon d’exposition, première étape vers le futur Musée d’Art Contemporain d’AlUla prévu à l’horizon 2030.

« Arduna », une exposition ancrée dans son territoire

Intitulée Arduna – « Notre Terre » –, l’exposition revendique un lien étroit avec l’identité d’AlUla. Une approche que Jean-Yves Le Drian a tenu à distinguer de modèles d’expositions décontextualisées :

« “Arduna” n’est pas une exposition “posée” sur un territoire, hors sol. C’est un modèle de programmation à l’écoute de son temps et surtout à l’écoute d’AlUla et de son identité très singulière, celle d’un territoire où la nature, l’archéologie, la mémoire et l’avenir se répondent à chaque instant. »

Il insiste également sur la démarche de co-construction :

« L’idée n’était pas d’importer un récit, mais de co-développer une exposition et, au-delà, une vision, ancrée dans l’exceptionnelle magie de ce lieu. »

Les commissaires de l’exposition, Candida Pestana et Anne Hiddleston Galloni, ont été saluées pour leur travail approfondi et leur implication tout au long de la préparation de cet événement.

Une première concrétisation du futur musée d’art contemporain d’AlUla

Au-delà de l’exposition, Arduna constitue la première réalisation tangible du partenariat stratégique conclu en 2023 entre la Commission Royale pour AlUla et le Centre Pompidou. Ce partenariat vise à accompagner la création du futur Musée d’Art Contemporain d’AlUla, appelé à devenir une institution de référence internationale.

Jean-Yves Le Drian a souligné l’engagement global du Centre Pompidou :

« Je suis reconnaissant au Centre Pompidou d’avoir mobilisé son expertise dans tous les domaines : le commissariat, la scénographie, la production, la médiation, l’édition, mais aussi l’accompagnement architectural du pavillon, ainsi que les actions de formation et de mentorat de la future équipe du musée. »

Le futur musée, conçu par l’architecte Lina Gotmeh, se veut à la fois international et profondément enraciné dans son environnement local, notamment à travers son dialogue avec l’espace voisin de Daïmumah.

Une dynamique culturelle franco-saoudienne durable

L’inauguration de Arduna s’inscrit dans une dynamique plus large de coopération culturelle entre la France et l’Arabie saoudite à AlUla. Jean-Yves Le Drian a rappelé l’ouverture récente de la Villa Hégra, autre jalon majeur de ce partenariat :

« La Villa Hégra témoigne de ce que nous sommes en mesure de construire ensemble : un lieu de création, de recherche, de résidence et de transmission, où les scènes françaises, francophones et saoudiennes se rencontrent et projettent des coopérations fortes. »

La culture comme langage commun

En conclusion, le président d’AFALULA a résumé l’esprit de cette coopération :

« Ce soir, nous inaugurons une exposition. Mais plus profondément, nous célébrons une belle histoire : celle d’un partenariat qui se construit dans la durée, qui investit dans la confiance, et qui choisit la culture comme langage commun. »

L’exposition Arduna illustre ainsi l’ambition partagée de faire d’AlUla un pôle culturel majeur, où le patrimoine exceptionnel du territoire dialogue avec la création contemporaine, au cœur d’un partenariat stratégique entre le Royaume d’Arabie saoudite et la France.