JO-2024: la Seine et les monuments emblématiques de Paris au coeur de la cérémonie d'ouverture

Un officier de police contrôle la circulation pendant que des ouvriers installent les Agitos, le symbole des Jeux Paralympiques sur l'Arc de Triomphe avant les prochains Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, à Paris, le 28 juin 2024. (Photo par Dimitar DILKOFF / AFP)
Un officier de police contrôle la circulation pendant que des ouvriers installent les Agitos, le symbole des Jeux Paralympiques sur l'Arc de Triomphe avant les prochains Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024, à Paris, le 28 juin 2024. (Photo par Dimitar DILKOFF / AFP)
Short Url
Publié le Samedi 29 juin 2024

JO-2024: la Seine et les monuments emblématiques de Paris au coeur de la cérémonie d'ouverture

  • Seulement une dizaine de personnes connaissent le scénario exact de ce spectacle de 3h45, qui commencera à 19h30 et entend «casser les codes» en se tenant pour la première fois hors d'un stade, selon le Comité d'organisation des Jeux
  • Le «plus grand spectacle du monde» se doit d'être «merveilleux, divertissant, spectaculaire mais aussi porteur de sens», selon son concepteur Thomas Jolly

PARIS : Notre-Dame, le Louvre, le musée d'Orsay... La Seine et les monuments emblématiques de Paris seront au centre de la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques et paralympiques 2024, tenue secrète jusqu'au jour J, qui mêlera art et sport au cœur de la Ville Lumière.

Seulement une dizaine de personnes connaissent le scénario exact de ce spectacle de 3h45, qui commencera à 19h30 et entend «casser les codes» en se tenant pour la première fois hors d'un stade, selon le Comité d'organisation des Jeux.

- Berges et ponts -

Spectacle artistique et parade olympique protocolaire seront réunis au cœur de Paris dans une seule et même grande fête d'ouverture.

De 6.000 à 7.000 athlètes (sur les 10.500 au total), représentant toutes les nations participantes, défileront sur 85 bateaux sur la Seine aux couleurs de leur délégation jusqu'au Trocadéro, où aura lieu le bouquet final.

Ils seront célébrés par quelque 3.000 danseurs, musiciens, comédiens et circassiens qui prendront d'assaut les berges et les ponts sur un parcours de six kilomètres, le long duquel sont attendus 326.000 spectateurs. Plus d'un milliard de téléspectateurs devraient également suivre ce show inédit, qui démarrera au pont d'Austerlitz.

Environ 200 habilleurs et près de 300 coiffeurs et maquilleurs seront aussi postés dans des loges «de chaque côté de la Seine», selon les organisateurs.

Des écrans géants seront également installés sur les quais. Selon France Télévisions, le spectacle contiendra des séquences vidéos enregistrées au préalable et insérées dans la narration du récit.

- «Diversité» -

Le «plus grand spectacle du monde» se doit d'être «merveilleux, divertissant, spectaculaire mais aussi porteur de sens», selon son concepteur Thomas Jolly, que l'AFP a rencontré à plusieurs reprises ces dernières semaines.

Le parcours sera composé de douze tableaux ou stations artistiques, «traversés par le sport», qui célèbreront les athlètes, raconteront «une histoire de ce qu'est la France», un pays de la «diversité», et fêteront «le monde entier réuni», souligne-t-il.

Le directeur artistique et ses équipes ont travaillé en plusieurs étapes, construisant d'abord un récit avec des auteurs et des autrices, validé en juillet 2023. Une étude de faisabilité, bouclée fin 2023, a conduit à certaines adaptations avant d'entamer les répétitions, ainsi que la création et la conception des costumes et des décors.

- «Plus beau décor du monde» -

«Pourquoi construire des décors, alors que j'ai le plus beau du monde ?», aime à dire Thomas Jolly, qui a choisi de mettre en scène les monuments célèbres qui bordent la Seine.

Parmi ces vedettes à qui il était «impensable de ne pas rendre hommage», selon lui: Notre-Dame de Paris. Dévastée par un gigantesque incendie en 2019 et restaurée grâce à un chantier titanesque depuis, la cathédrale a retrouvé sa clarté minérale, sa flèche et la quasi-totalité de sa toiture, et doit rouvrir le 8 décembre.

Les artistes pourraient prendre d'assaut les échafaudages extérieurs encore installés, où «des répétitions ont été organisées», avant deux autres étapes au théâtre du Châtelet et au musée du Louvre, selon des sources du milieu de la culture.

A Orsay, deux personnes sélectionnées par le partenaire mondial des JO Airbnb pourront assister avec quelques autres à la cérémonie d'ouverture de la terrasse du musée, avant d'en découvrir les collections et de dormir sous la grande horloge au cinquième étage dans une chambre éphémère conçue par le designer français Mathieu Lehanneur, créateur de la torche et de la vasque olympiques.

- Stars de la chanson -

La bande sonore de la cérémonie inclut les créations du directeur musical Victor Le Masne, mêlant pop, orchestre symphonique, chœurs et boucles électro typiques de la «French Touch».

Elle piochera aussi dans «d'autres registres», selon Thomas Jolly, qui ne révèle rien mais pour qui «la France, c'est à la fois Jul, Edith Piaf ou encore Nathalie Dessay».

Côté stars, Aya Nakamura, dont le nom a circulé avec insistance ces dernières semaines, sera habillée en Dior, selon une source proche du dossier. D'après Le Canard enchaîné, Céline Dion est également attendue mais sa participation dépend de son état de santé.

- Histoire et sport -

Quelque 3.000 costumes, tous uniques, ont été créés pour l'occasion, comme des pourpoints aux allures de vestes de survêtement ou des encolures ressemblant aux collerettes du XVIe siècle, avec le souci d'utiliser des matières recyclées, selon la directrice des costumes de Paris 2024 Daphné Bürki, qui a croisé l'univers vestimentaire du sport avec celui des costumes historiques et des vêtements de gala.

- Répétitions secrètes -

Aucune répétition totale n'étant possible sans trahir la surprise, le spectacle a dû être répété en intérieur, dans de très grands hangars, et sur des bases nautiques ou des rivières.

- Dernier relayeur -

Le nom du dernier relayeur apportant la flamme aux Tuileries, où se trouvera la vasque olympique, est lui aussi tenu secret jusqu'au dernier moment.

- Renoncements -

«Il y a des tableaux que j'ai complètement +killés+, pour 1.000 raisons: la météo, les poissons, les courants, les ponts», expliquait Thomas Jolly mi-juin.

Il a par exemple renoncé à des barges décorées portant les artistes, faute de hauteur suffisante sous les ponts de Paris.

Idem pour des «ballets aquatiques», impossibles à mettre en œuvre pour «des raisons évidentes de sécurité» ou une «tour Eiffel inversée, pour la vasque finale» recevant la flamme olympique.

- Paralympiques -

Située place de la Concorde, au pied des Champs-Elysées, la cérémonie d'ouverture des Jeux paralympique (28 août) est également «ambitieuse», dit-il, promettant «un spectacle absolument spectaculaire avec l'environnement» alentour.

Ce sera un condensé «d'histoire, avec ses paradoxes», une place où «on a coupé la tête de nos rois» et «la plus belle (avenue) du monde, sur laquelle on fête nos +Bleus+ en 1998, où on se réunit pour faire la fête le jour de l'an, et aussi, dans la mythologie, le séjour des hommes et des femmes vertueux».

 


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Short Url
  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Short Url
  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
Short Url
  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.