«Matters Through Matter», l’exposition qui jette un nouveau regard sur les objets du quotidien

L’exposition baptisée «Matters Through Matter», qui fait partie de l’initiative artistique et culturelle Balad al-Fann du programme du district historique de Djeddah, vise à remettre en question la vision traditionnelle du monde centrée sur l’humain. (Photo fournie)
L’exposition baptisée «Matters Through Matter», qui fait partie de l’initiative artistique et culturelle Balad al-Fann du programme du district historique de Djeddah, vise à remettre en question la vision traditionnelle du monde centrée sur l’humain. (Photo fournie)
L’exposition baptisée «Matters Through Matter», qui fait partie de l’initiative artistique et culturelle Balad al-Fann du programme du district historique de Djeddah, vise à remettre en question la vision traditionnelle du monde centrée sur l’humain. (Photo fournie)
L’exposition baptisée «Matters Through Matter», qui fait partie de l’initiative artistique et culturelle Balad al-Fann du programme du district historique de Djeddah, vise à remettre en question la vision traditionnelle du monde centrée sur l’humain. (Photo fournie)
L’exposition baptisée «Matters Through Matter», qui fait partie de l’initiative artistique et culturelle Balad al-Fann du programme du district historique de Djeddah, vise à remettre en question la vision traditionnelle du monde centrée sur l’humain. (Photo fournie)
L’exposition baptisée «Matters Through Matter», qui fait partie de l’initiative artistique et culturelle Balad al-Fann du programme du district historique de Djeddah, vise à remettre en question la vision traditionnelle du monde centrée sur l’humain. (Photo fournie)
L’exposition baptisée «Matters Through Matter», qui fait partie de l’initiative artistique et culturelle Balad al-Fann du programme du district historique de Djeddah, vise à remettre en question la vision traditionnelle du monde centrée sur l’humain. (Photo fournie)
L’exposition baptisée «Matters Through Matter», qui fait partie de l’initiative artistique et culturelle Balad al-Fann du programme du district historique de Djeddah, vise à remettre en question la vision traditionnelle du monde centrée sur l’humain. (Photo fournie)
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Publié le Mardi 23 janvier 2024

«Matters Through Matter», l’exposition qui jette un nouveau regard sur les objets du quotidien

  • Organisée par Joumana Ghouth, originaire de Djeddah, en collaboration avec Graham Harman, l’exposition invite les visiteurs à explorer le potentiel énigmatique des objets
  • L’exposition combine des œuvres d’art contemporaines à l’architecture historique de la région à travers des installations mettant en avant trente-cinq artistes locaux et internationaux

DJEDDAH: Une exposition organisée à Djeddah offre une toute nouvelle perspective sur les objets du quotidien.

L’exposition baptisée «Matters Through Matter», qui fait partie de l’initiative artistique et culturelle Balad al-Fann du programme du district historique de Djeddah, vise à remettre en question la vision traditionnelle du monde centrée sur l’humain.

Organisée par Joumana Ghouth, originaire de Djeddah, en collaboration avec Graham Harman, l’exposition invite les visiteurs à explorer le potentiel énigmatique des objets, déplaçant l’attention du familier vers l’inexploré et l’existentiel.

Se déroulant jusqu’au 9 mars à la maison Charbatly à Al-Balad, l’exposition combine des œuvres d’art contemporaines à l’architecture historique de la région à travers des installations mettant en avant trente-cinq artistes locaux et internationaux.

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L’exposition baptisée «Matters Through Matter», qui fait partie de l’initiative artistique et culturelle Balad al-Fann du programme du district historique de Djeddah, vise à remettre en question la vision traditionnelle du monde centrée sur l’humain. (Photo fournie)

La première installation de l’artiste Marlon de Azambuja, A Light That Crosses the Space and Shows Us a Strange Path, exposée à Rubat al-Khunji, explore un espace intérieur qui se projette vers l’extérieur, tandis que l’artiste et architecte saoudienne Aseel al-Amoudi a mené des interventions publiques dans le quartier historique.

Joumana Ghouth, conservatrice et conseillère en art et culture, déclare: «Les limites de notre connaissance sont remises en question alors que les œuvres de Matters Through Matter transcendent les limites humaines

«En utilisant le cadre métaphysique de l’ontologie orientée sur l’objet, l’exposition confère aux œuvres d’art une existence et une action intrinsèques, amplifiant leur complexité et les rendant sublimement incompréhensibles», poursuit-elle.

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L’exposition Matters Through Matter à Al-Balad met en avant trente-cinq artistes locaux et internationaux. (Photo fournie)

M. Harman, professeur de philosophie et partisan de la philosophie orientée objet, soutient que l’exposition remet en question la croyance dominante selon laquelle les objets existent uniquement pour l’usage humain.

Il souligne qu’au contraire, cette perspective place les objets au centre de l’investigation, en mettant l’accent sur leurs interactions dynamiques. Il ajoute qu’une telle perspective reconnaît que les objets ne pourraient jamais être pleinement compris ou connus de manière exhaustive.

Joumana Ghouth renchérit: «L’absence est également traitée comme un objet, les artistes se concentrant sur les espaces abandonnés par la civilisation contemporaine. Les métaphores esthétiques et les relations interconnectées créent une nouvelle matière, font naître des œuvres de fiction et imprègnent les œuvres d’un sens guidé par la perception du spectateur.»

«L’exposition célèbre la multiplicité et la théâtralité innées de chaque œuvre d’art.»

Laila Hamid, une passionnée d’art qui visite l’exposition, déclare: «Matters Through Matter est un voyage extraordinaire qui remet en question notre compréhension de la réalité.»

«La fusion d’œuvres contemporaines et de l’architecture historique d’Al-Balad crée un environnement captivant où les objets prennent vie et attirent notre attention.»

Un autre visiteur, Rouad Mohammed, précise: «Cette exposition est une bouffée d’air frais pour les artistes comme moi. Elle repousse les limites de l’art, nous encourageant à explorer les significations cachées des objets et à élargir nos horizons artistiques.»

«Matters Through Matter a ravivé ma passion pour la création d’un art qui transcende les frontières traditionnelles.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Prix de la littérature arabe 2026: 9 ouvrages en lice pour la 14e édition

La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe. (AFP)
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  • Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie
  • À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité

PARIS: La Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe (IMA) ont dévoilé, jeudi 3 septembre, la sélection officielle de la 14e édition du Prix de la littérature arabe. Neuf ouvrages ont été retenus pour cette distinction qui met chaque année en lumière la richesse et la diversité des littératures du monde arabe.

Cette nouvelle sélection réunit des auteurs et autrices issus de plusieurs pays arabes, notamment l’Algérie, le Koweït, le Liban, le Maroc, la Palestine et la Tunisie. À travers des univers littéraires et des thématiques variés, les ouvrages sélectionnés témoignent de la vitalité de la création littéraire arabe contemporaine et de sa diversité.

Créé en 2013, le Prix de la littérature arabe figure parmi les rares distinctions françaises consacrées à la création littéraire du monde arabe. Il récompense chaque année l’œuvre d’un auteur ou d’une autrice originaire de l’un des pays de la Ligue arabe, pour un ouvrage écrit en arabe et traduit en français, ou directement rédigé en français.

Le prix, doté de 8 000 euros, concerne les ouvrages publiés entre le 15 août 2025 et le 30 septembre 2026.

Une attention particulière est également accordée au travail de traduction. Une mention spéciale, dotée de 2 000 euros, récompensera le traducteur ou la traductrice d’un ouvrage retenu dans la sélection finale, afin de mettre en lumière le rôle essentiel de la traduction dans la circulation des œuvres arabes auprès du lectorat francophone.


Sorbonne Abu Dhabi: une rentrée sous le signe de la culture, de l’innovation et de la recherche

À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. (Photo capture d'écran)
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  • Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA
  • L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public

ABU DHABI: À l’occasion de sa rentrée universitaire, la Sorbonne University Abu Dhabi (SUAD) lance une nouvelle saison riche en rendez-vous culturels, scientifiques et communautaires. Parmi les prochains événements figure Voices of AI 2026, la deuxième édition du Forum France–Émirats arabes unis consacré à l’intelligence artificielle, qui réunira les acteurs autour des enjeux et des évolutions de l’IA.

L’université accueillera également Heritage and Horizons, une exposition artistique explorant les liens entre patrimoine et nouvelles perspectives, ainsi qu’un marché fermier local, organisé sur le campus et ouvert au public. Sur le plan académique et scientifique, le SUAD–IIT Delhi Abu Dhabi Computational Materials School proposera une rencontre autour des matériaux computationnels, en collaboration avec IIT Delhi Abu Dhabi.

Cette programmation illustre la diversité de la vie de SUAD, à la croisée de la culture, de la recherche, de l’innovation et de la vie universitaire.


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".