Thermostats, vitrines: le gouvernement veut inscrire la sobriété «dans la durée»

La sobriété est l'un des quatre piliers devant permettre à la France d'avoir assez d'électricité pour répondre aux nouveaux besoins générés par l'électrification croissante de la vie quotidienne et réduire l'émission de gaz à effet de serre. (Photo, AFP)
La sobriété est l'un des quatre piliers devant permettre à la France d'avoir assez d'électricité pour répondre aux nouveaux besoins générés par l'électrification croissante de la vie quotidienne et réduire l'émission de gaz à effet de serre. (Photo, AFP)
Short Url
Publié le Jeudi 12 octobre 2023

Thermostats, vitrines: le gouvernement veut inscrire la sobriété «dans la durée»

  • La sobriété est l'un des quatre piliers devant permettre à la France d'avoir assez d'électricité pour répondre aux nouveaux besoins générés par l'électrification croissante de la vie quotidienne et réduire l'émission de gaz à effet de serre
  • Mais réduire pour le deuxième hiver de suite la consommation de gaz, d'électricité et de carburants s'annonce difficile faute d'avoir anticipé les investissements, soulignent responsables et observateurs de l'approvisionnement

PARIS: Des aides à l'achat de thermostats, des règles durcies pour limiter l'éclairage des vitrines et des bureaux: le gouvernement a annoncé jeudi une série de nouvelles mesures destinées à inscrire "dans la durée" les économies d'énergie engagées l'an dernier en pleine envolée des prix.

Dans une interview à plusieurs quotidiens régionaux, avant un colloque à Paris, la ministre de la Transition énergétique Agnès Pannier-Runacher n'a pas fixé de nouvel objectif chiffré de baisse pour cet hiver, mais souligné la nécessité de faire de la sobriété "une habitude".

"On ne doit plus se poser la question!", dit-elle. Le gouvernement a calculé que les consommations de gaz et d'électricité ont diminué de 12% entre le 1er août 2022 et le 31 juillet 2023 par rapport à la même période de 2018-2019, avant le Covid.

"Mon objectif est que cette baisse devienne structurelle fin 2024, et que nous allions plus loin", a-t-elle dit dans l'entretien.

"L'important c'est de ne pas avoir d'effet rebond" après les efforts de l'hiver dernier, a précisé son entourage à l'AFP, et "le défi, c'est d'inscrire la réduction dans la durée".

La sobriété est l'un des quatre piliers devant permettre à la France d'avoir assez d'électricité pour répondre aux nouveaux besoins générés par l'électrification croissante de la vie quotidienne et réduire l'émission de gaz à effet de serre.

Aide pour les thermostats
Mais réduire pour le deuxième hiver de suite la consommation de gaz, d'électricité et de
carburants s'annonce difficile faute d'avoir anticipé les investissements, soulignent responsables et observateurs de l'approvisionnement.

Dans le détail, après les efforts demandés aux sociétés du CAC40 pour se doter d'un plan sobriété, organiser le télétravail de manière stratégique et promouvoir la vitesse des collaborateurs sur la route à 110 km/h, le gouvernement veut élargir cet hiver la mobilisation aux 120 plus grandes entreprises.

Pour les particuliers, des aides devraient inciter à s'équiper en thermostats programmables, un matériel qui coûte "entre 650 et 1.000 euros l'unité", rappelle la ministre, mais qui permet de réduire la consommation de 15% et dont l'achat et l'installation sera aidé jusqu'à 80%.

"J'ai demandé aux enseignes de bricolage de faire ds offres clé en main pour les ménages", dit-elle, qui rappelle au passage que le projet de loi de finances, bientôt débattu au Parlement, apportera aussi des aides plus conséquentes à la rénovation des logements.

Enfin, les fournisseurs d'énergie se sont engagés à récompenser la sobriété, à l'image des défis et cadeaux proposés par EDF et Engie.

Selon RTE, l'entreprise qui pilote le réseau électrique et a réalisé une grande enquête au printemps, la méconnaissance de la température des logements demeure "importante".

Baisse de l'éclairage public

Une part croissante des Français déclaraient se chauffer à 19°C ou moins, permettant d'atteindre 50% de la population respectant la consigne de chauffe.

Pour les bureaux et magasins, un arrêté est en préparation "pour obliger les commerces et les entreprises à n'allumer leurs vitrines qu'une heure avant le début de leur activité et les éteindre une heure après la fin", annonce-t-elle.

Un décret doit aussi faciliter les sanctions, avec des amendes de 1.500 euros en cas de non- respect.

Le projet a aussi pour but de baisser l'intensité lumineuse de l'éclairage public, ce qui se fera après une consultation des élus locaux.

Pour les déplacements, domaine dans lequel la sobriété s'est avérée difficile l'hiver dernier malgré les prix élevés à la pompe, deux nouvelles mesures sont annoncées sur le vélo.

"Désormais, les employeurs pourront prendre en charge les dépenses de leurs salariés liées à la location de vélos privés. Et nous prolongeons jusqu'au 31 décembre 2027 la réduction d'impôts pour les entreprises qui mettent une flotte de vélos de fonction à disposition de leurs salariés", a dit la ministre.

Toutes ces mesures seront soutenues par une campagne publicitaire qui démarrera la semaine prochaine sur internet, suivie de spots télévisés et radio jusqu'en février. Au triptyque "Je baisse, j'éteins, je décale", s'ajoutera le mot d'ordre "et je lève le pied".


La France et Israël veulent éviter que l'Iran se dote de l'arme nucléaire 

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot (à gauche), s'entretient avec le ministre grec des Affaires étrangères, Georgios Gerapetritis (à droite), avant le début d'une réunion du Conseil de l'Atlantique Nord en session des ministres des Affaires étrangères avec les partenaires indo-pacifiques, l'Australie, le Japon, la Nouvelle-Zélande et la République de Corée, au siège de l'OTAN à Bruxelles, le 3 avril 2025. (AFP)
Short Url
  • Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël
  • Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis

PARIS: La France et Israël ont pour "objectif commun de ne pas laisser l'Iran se doter de l'arme nucléaire", a déclaré jeudi le chef de la diplomatie israélienne Gideon Saar lors d'une conférence de presse à Paris.

Le ministre israélien, qui a rencontré dans la matinée son homologue français Jean-Noël Barrot, a souligné que l'Iran était une menace pour toute la région et pas seulement pour Israël. Dans ce contexte, Israël a des discussions avec la France et le Royaume Uni et "un dialogue plus intense" avec les Etats-Unis.

Interrogé sur l'imminence d'un conflit direct avec l'Iran, Gideon Saar ne s'est toutefois pas prononcé. "Nous n'excluons pas la voie diplomatique", a-t-il dit. Les Iraniens "ont clairement indiqué qu'ils étaient prêts à une négociation indirecte avec les Etats-Unis et je ne serais pas surpris si cette négociation commençait", a-t-il dit.

Mercredi, le chef de la diplomatie française avait estimé que si les négociations sur le programme nucléaire iranien venaient à échouer, "une confrontation militaire" serait "presque inévitable".

L'inquiétude monte alors que les discussions semblent dans l'impasse et que la fenêtre pour négocier un nouveau traité avec Téhéran doit se refermer à l'automne.

"Il y a a une coopération entre l'Iran, le Hezbollah (libanais) et le Hamas (palestinien). Et nous ne laisserons pas faire les activités terroristes de là-bas contre Israël et nos civils", a par ailleurs dénoncé Gideon Saar.

Sur la reprise des opérations militaires meurtrières à Gaza, il a martelé que l'objectif israélien était d'anéantir toute menace du groupe islamiste palestinien Hamas.

Il a en outre assuré que son gouvernement était "engagé à faire libérer tous les otages". Il a balayé l'idée que celui-ci "sacrifiait" les otages, soulignant que les autorités rencontraient les familles des otages constamment et qu'elles ne portaient pas toutes le même point de vue sur la politique menée à Gaza.

Le Forum des familles, la plus grande association de proches d'otages en Israël, a accusé mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu de "sacrifier" les captifs à Gaza en ordonnant des frappes intenses sur le territoire palestinien.

La Défense civile de Gaza a indiqué qu'au moins 15 personnes avaient été tuées jeudi à l'aube dans des frappes aériennes israéliennes dans la partie nord du territoire palestinien, après un appel à évacuer de l'armée israélienne.

Concernant le Liban, où Israël a frappé à deux reprises la banlieue sud de Beyrouth en dépit du fragile cessez-le-feu conclu il y a 4 mois, M. Saar a affirmé que son pays souhaitait la stabilité au Liban, mais ne laisserait pas le mouvement pro-iranien Hezbollah "se réarmer".

"Nous souhaitons normaliser nos relations avec le Liban", a-t-il assuré. "C'est peut-être prématuré du point de vue libanais", a-t-il dit, tout en faisant part de début de négociations "sur certaines problématiques". "Nous avons une équipe qui négocie sur (...) les différends à la frontière", a-t-il dit.

Gideon Saar a par ailleurs annoncé avoir invité le ministre français en Israël, assurant avoir "un dialogue continu" avec les autorités françaises. Et la visite de M. Barrot pourrait avoir lieu "prochainement".


Concertation sur les retraites : en quête d'une feuille de route

Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Le Premier ministre français François Bayrou regarde la séance des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale, à Paris, le 2 avril 2025. (Photo Bertrand GUAY / AFP)
Short Url
  • Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.
  • Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

PARIS : Les cinq organisations patronales et syndicales participant à la concertation sur les retraites, surnommée « l'ex-"conclave" », consacrent leur réunion hebdomadaire de jeudi au projet d'une nouvelle feuille de route globale pour les discussions, ainsi qu'aux questions de l'égalité femmes-hommes et des droits familiaux.

Jean-Jacques Marette, l'animateur de la concertation, doit proposer jeudi aux organisations participantes une note détaillant les quatre « objectifs partagés » qui les guideront désormais.

Selon des sources concordantes, les participants devraient découvrir le projet de note pendant la séance.

Les quatre « objectifs partagés » mis sur la table sont les suivants : « équilibre financier », « gouvernance du système », pistes pour « améliorer les mécanismes de solidarité » et enfin « ressources » du côté des salariés et des entreprises. 

Cette autonomisation fait suite à la colère des syndicats, après les déclarations de M. Bayrou enterrant l'hypothèse d'un retour à 62 ans, alors qu'il avait auparavant promis que les discussions se tiendraient « sans totem ni tabou ».

« Je n'ai aucun doute qu'on va arriver à définir des objectifs partagés », a déclaré mercredi à l'AFP Éric Chevée, le négociateur de la CPME (patronat), même si « cela prend encore huit jours de plus ».

La question de l'âge de départ en retraite, le point le plus contesté de la réforme des retraites de 2023, a déjà été évoquée lors des premières réunions, sans qu'un rapprochement des positions des syndicats et du patronat n'apparaisse. 

Elle ne devrait être abordée que lors des discussions finales de la fin mai, lorsque les participants essaieront d'aboutir à un accord sur des mesures concrètes, expliquent les participants aux négociations.

L'autre sujet des discussions de jeudi, à savoir l'égalité femmes-hommes face aux retraites à travers les droits familiaux et parentaux, est une thématique importante pour la CFDT, et un indicateur clef de sa capacité à obtenir des avancées pour les salariés à l'occasion de ces négociations.


Conférence sur la lutte contre le terrorisme à l'ère de l'Intelligence Artificielle 

La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
La présidente du Parlement européen, Roberta Metsola, s'exprime lors d'une cérémonie marquant la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme à Strasbourg, dans l'est de la France, le 11 mars 2025. L'Europe marque la 21e Journée européenne du souvenir des victimes du terrorisme par un événement à Strasbourg qui rend hommage aux victimes du terrorisme à travers l'Europe et promeut la solidarité contre l'extrémisme.(AFP)
Short Url
  • Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial
  • Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes

PARIS: La Sénatrice Nathalie Goulet organise une conférence sur un sujet crucial pour l’avenir de la sécurité internationale. Intitulée "La lutte contre le terrorisme à l’heure de l’intelligence artificielle", cette conférence se tiendra le lundi 14 avril 2025 au Palais du Luxembourg, à Paris.

Cet événement réunit des experts qui partageront leurs analyses et réflexions sur les nouvelles dynamiques du terrorisme à l’ère numérique et l’impact croissant de l'intelligence artificielle (IA) dans la lutte contre ce fléau mondial. Alors que l'IA transforme profondément les méthodes de surveillance, de détection et d'anticipation des menaces, la conférence explorera comment ces technologies peuvent être utilisées pour contrer les réseaux terroristes tout en respectant les droits fondamentaux et les libertés individuelles.