Virgin Galactic a emmené ses premiers touristes dans l'espace

Cette mission, nommée Galactic 02, était la troisième de la compagnie en trois mois, et le deuxième vol commercial, après un premier réalisé fin juin (Photo, Virgin Galactic).
Cette mission, nommée Galactic 02, était la troisième de la compagnie en trois mois, et le deuxième vol commercial, après un premier réalisé fin juin (Photo, Virgin Galactic).
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Publié le Vendredi 11 août 2023

Virgin Galactic a emmené ses premiers touristes dans l'espace

  • Les trois passagers -- Jon Goodwin, 80 ans, Keisha Schahaff, 46 ans, et sa fille Anastatia Mayers, 18 ans -- ont passé quelques minutes dans l'espace
  • Les passagers étaient accompagnés dans le vaisseau d'une employée de Virgin Galactic chargée de les encadrer, et de deux pilotes

WASHINGTON: Virgin Galactic a emmené jeudi ses premiers touristes pour un bref voyage dans l'espace, réalisant ainsi une promesse faite il y a deux décennies par le milliardaire Richard Branson, fondateur de l'entreprise américaine.

Les trois passagers -- Jon Goodwin, 80 ans, Keisha Schahaff, 46 ans, et sa fille Anastatia Mayers, 18 ans -- ont passé quelques minutes dans l'espace, d'où ils ont pu admirer la courbure de la Terre et brièvement flotter en apesanteur, selon la retransmission vidéo de l'entreprise.

"C'était sans aucun doute le jour le plus excitant de ma vie", a déclaré à l'issue du voyage le Britannique Jon Goodwin. "C'était bien plus impressionnant que ce que j'imaginais."

Cet ancien participant aux Jeux olympiques en 1972, diagnostiqué de la maladie de Parkinson en 2014, est devenu la deuxième personne atteinte de cette maladie à se rendre dans l'espace.

"J'ai attendu 18 ans", a rappelé Jon Goodwin, qui avait acheté son billet pour l'espace en 2005. Mais l'expérience "a surpassé mes rêves les plus fous", a-t-il dit.

Les passagers étaient accompagnés dans le vaisseau d'une employée de Virgin Galactic chargée de les encadrer, et de deux pilotes.

Voyage d'une heure

Cette mission, nommée Galactic 02, était la troisième de la compagnie en trois mois, et le deuxième vol commercial, après un premier réalisé fin juin.

Mais celui-ci avait transporté des hauts gradés de l'armée de l'air italienne qui avaient réalisé plusieurs expériences à bord, et non des civils faisant le voyage purement pour le plaisir.

Avant cela, l'entreprise avait réalisé plusieurs vols tests avec à bord des employés de la compagnie, dont un avec Richard Branson lui-même, en juillet 2021. Au total, il s'agissait jeudi de la septième fois que le vaisseau se rendait dans l'espace.

Un énorme avion porteur a d'abord décollé d'une piste classique, au Nouveau-Mexique, à 08H30 locales (14H30 GMT). Puis après une période d'ascension, il a largué sous lui le vaisseau, VSS Unity, qui ressemble à un gros jet privé.

Celui-ci a alors allumé son moteur et accéléré à la verticale jusqu'à dépasser les 80 km d'altitude -- la limite marquant le début de l'espace selon l'armée américaine. Le vaisseau a atteint 88 km d'altitude à son apogée.

Il a ensuite rapidement entamé sa descente en planant, avant d'atterrir sur la même piste, une heure seulement après le décollage.

Prochain vol dès septembre

Keisha Schahaff et sa fille Anastatia Mayers viennent toutes deux d'Antigua-et-Barbuda dans les Caraïbes, et ont remporté leur ticket en participant à une levée de fonds organisée par Virgin Galactic.

L'heureuse nouvelle avait été annoncée à Keisha Schahaff par Richard Branson en personne, qui lui avait fait la surprise de se rendre chez elle pour lui remettre sa combinaison d'astronaute.

Il se trouvait de nouveau à Antigua-et-Barbuda jeudi pour regarder le vol aux côtés de sa famille, a-t-il indiqué sur les réseaux sociaux, en publiant une photo de lui et la mère de Keisha Schahaff.

Moins de 700 personnes se sont rendues dans l'espace à ce jour, selon Virgin Galactic, qui promet désormais un vol spatial par mois -- le prochain dès septembre.

Environ 800 clients, dont plusieurs célébrités, ont acheté leur billet -- pour un prix d'abord compris entre 200.000 et 250.000 dollars par passager, qui a par la suite été rehaussé à 450.000 dollars.

Le programme spatial de Virgin Galactic, fondée en 2004, avait pris des années de retard, notamment à cause d'un accident en 2014 qui avait provoqué la mort d'un pilote.

Virgin Galactic est en concurrence avec l'entreprise du milliardaire Jeff Bezos, Blue Origin, qui propose elle aussi des vols suborbitaux courts, et a déjà envoyé 31 personnes dans l'espace.

Mais depuis un accident en septembre 2022 lors d'un vol non habité, sa fusée est clouée au sol. Blue Origin avait promis en mars de reprendre "bientôt" ses vols spatiaux.


L'Iran refuse de négocier directement avec les États-Unis

Un Iranien marche sous une bannière du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une journée pluvieuse à Téhéran, le 5 avril 2025. (Photo ATTA KENARE / AFP)
Un Iranien marche sous une bannière du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, lors d'une journée pluvieuse à Téhéran, le 5 avril 2025. (Photo ATTA KENARE / AFP)
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  • Le mois dernier, Donald Trump a adressé une lettre aux dirigeants iraniens dans laquelle il propose d'engager des négociations sur leur programme nucléaire
  • « Des négociations directes avec une partie qui menace constamment de recourir à la force (...) et dont les différents responsables expriment des positions contradictoires n'auraient pas de sens », a déclaré le ministre iranien des Affaires étrangères.

TEHERAN : L'Iran a rejeté dimanche tout dialogue direct avec les États-Unis, estimant que cela « n'aurait aucun sens », alors que le président américain Donald Trump suggère des pourparlers directs et menace de bombarder le pays en cas d'échec de la diplomatie.

Les pays occidentaux, les États-Unis en tête, soupçonnent l'Iran de vouloir se doter de l'arme nucléaire depuis des décennies. Téhéran rejette ces allégations et affirme que ses activités nucléaires n'ont qu'une finalité civile, notamment en matière d'énergie.

Le mois dernier, Donald Trump a adressé une lettre aux dirigeants iraniens dans laquelle il propose d'engager des négociations sur leur programme nucléaire. Mais le président américain a également menacé de bombarder l'Iran en cas d'échec de la diplomatie et a pris des sanctions supplémentaires à l'encontre du secteur pétrolier iranien. 

« Des négociations directes avec une partie qui menace constamment de recourir à la force (...) et dont les différents responsables expriment des positions contradictoires n'auraient pas de sens », a déclaré samedi soir le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, selon des propos rapportés dimanche par son ministère.

« Mais nous restons attachés à la diplomatie et sommes prêts à essayer la voie de négociations indirectes », a ajouté M. Araghchi. 

Jeudi, le président américain a affirmé qu'il préférait mener des « négociations directes » avec l'Iran.

« À quoi bon menacer si l'on veut négocier ? », s'est interrogé samedi le président iranien, Massoud Pezeshkian, élu l'an dernier avec la promesse de reprendre le dialogue avec l'Occident afin d'obtenir un allègement des sanctions pour relancer l'économie.

En 2015, l'Iran a conclu un accord avec les membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU (Chine, Russie, États-Unis, France et Royaume-Uni) et l'Allemagne pour encadrer ses activités nucléaires.

Le texte prévoyait un allègement des sanctions en échange d'une limitation des activités nucléaires iraniennes. 

En 2018, Donald Trump a retiré son pays de l'accord avec fracas durant son premier mandat et rétabli les sanctions. En guise de représailles, l'Iran s'est désengagé du texte et a accéléré son programme nucléaire.

L'Iran ne cherche pas à se doter de l'arme nucléaire, mais « n'aura d'autre choix que de le faire » en cas d'attaque contre le pays, a mis en garde lundi Ali Larijani, un proche conseiller du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei.


Netanyahu rencontrera lundi Trump à la Maison Blanche

Le président américain Donald Trump et  le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (Photo AFP)
Le président américain Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (Photo AFP)
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  • Le président américain Donald Trump accueillera le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, lundi, pour aborder plusieurs sujets, des droits de douane à l'Iran.
  • Israël se verra ainsi infliger des tarifs douaniers s'élevant à 17 %.

JERUSALEM : Le président américain Donald Trump accueillera le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à la Maison Blanche, lundi, pour aborder plusieurs sujets, des droits de douane à l'Iran, ont annoncé samedi ses services.

« Les deux dirigeants vont s'entretenir des droits de douane, des efforts pour ramener les otages israéliens, des relations israélo-turques, de la menace iranienne et de la lutte contre la Cour pénale internationale », a déclaré le bureau du Premier ministre dans un communiqué. 

Une grande partie des produits que les États-Unis importent du reste du monde sont soumis, depuis samedi, à des droits de douane additionnels de 10 %, mais l'addition sera encore plus lourde dès le 9 avril pour certains pays qui exportent plus qu'ils n'importent auprès du partenaire américain.

Israël se verra ainsi infliger des tarifs douaniers s'élevant à 17 %.

Cette annonce intervient également au moment où un nouveau cessez-le-feu semble lointain dans le territoire palestinien de Gaza, où l'armée israélienne a intensifié ses opérations, et où les tensions autour du nucléaire iranien s'intensifient.

Le président américain, qui a appelé Téhéran à entamer des négociations sur son programme nucléaire, a menacé ces derniers jours de bombarder l'Iran en cas d'échec de la diplomatie.

L'Iran se dit prêt à discuter avec les États-Unis, mais a refusé des pourparlers directs sous la menace et la pression.


Londres accuse Israël d'avoir refoulé deux députés travaillistes britanniques

Le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 15 août 2024. (Photo d'archives AFP)
Le ministre britannique des Affaires étrangères David Lammy s'exprime lors d'une conférence de presse à Jérusalem le 15 août 2024. (Photo d'archives AFP)
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  • Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a accusé  Dans la nuit de samedi à dimanche, Israël d'avoir refoulé deux députées travaillistes à leur entrée à l'aéroport international de l'État hébreu.
  • « Il est inacceptable, contre-productif et profondément inquiétant que deux membres du Parlement britannique, aient été interpellés et se soient vu refuser l'entrée par les autorités israéliennes », a tonné le chef de la diplomatie.

LONDRES : Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Lammy, a accusé  Dans la nuit de samedi à dimanche, Israël d'avoir refoulé deux députées travaillistes à leur entrée à l'aéroport international de l'État hébreu, dans le cadre d'un voyage officiel.

« Il est inacceptable, contre-productif et profondément inquiétant que deux membres du Parlement britannique, dans le cadre d'une délégation parlementaire en Israël, aient été interpellés et se soient vu refuser l'entrée par les autorités israéliennes », a tonné le chef de la diplomatie dans un communiqué de son ministère publié sur X.

« J'ai clairement fait savoir à mes homologues du gouvernement israélien que nous n'accepterions pas un tel traitement réservé à des parlementaires britanniques avec qui nous sommes en contact et à qui nous apportons notre soutien », a insisté M. Lammy.

Le ministre a rappelé que « le gouvernement du Royaume-Uni restait focalisé sur la reprise du cessez-le-feu et des négociations pour mettre fin à l'effusion de sang, ainsi que sur la libération des otages et la fin du conflit dans la bande de Gaza ».

La diplomatie britannique n'a dévoilé aucun détail supplémentaire.

S'appuyant sur un communiqué du ministère israélien de l'Immigration cité par la chaîne de télévision Sky News, le journal The Guardian indique que les parlementaires refoulées à l'aéroport Ben Gourion, près de Tel-Aviv, sont deux femmes, Yuan Yang et Abtisam Mohamed. Elles sont soupçonnées d'avoir voulu « documenter les activités des forces de sécurité (israéliennes) et diffuser une haine contre Israël ».

Mercredi dernier, Hamish Falconer, sous-secrétaire d'État britannique aux Affaires étrangères, a dénoncé l'élargissement des opérations militaires d'Israël dans la bande de Gaza, se disant « profondément préoccupé » par la reprise des hostilités.

« La politique du gouvernement britannique et celle du gouvernement israélien diffèrent. Ces divergences persisteront jusqu'à ce que nous retrouvions la voie d'une solution à deux États », avait déclaré M. Falconer devant la commission des Affaires étrangères du Parlement britannique.