Égypte : Après trois ans d'absence la «plage de la mort» rouvre ses portes à Alexandrie

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Publié le Samedi 08 juillet 2023

Égypte : Après trois ans d'absence la «plage de la mort» rouvre ses portes à Alexandrie

  • De nouvelles règles de sécurité et des normes plus strictes ont été établies par la fédération de plongée et de sauvetage pour stimuler les activités estivales
  • Les mesures prévues incluent des sauveteurs certifiés, postés à la fois sur les brise-lames dans la mer et les tours de guet sur la plage, ainsi que des équipes patrouillant le long du rivage sablonneux

LE CAIRE : La tristement célèbre « plage de la mort » égyptienne a rouvert ses portes à Al-Ajami, dans le gouvernorat d'Alexandrie, après trois ans de fermeture.

Connu officiellement sous le nom de Palm Beach, ce site tristement célèbre s'est vu attribuer ce sinistre surnom en raison du nombre important de noyades qui s'y produisaient chaque année.

L'augmentation du nombre de décès a contraint les autorités égyptiennes à fermer la plage il y a trois ans.

Toutefois, la réouverture de la plage cet été a été facilitée par de nouvelles règles de sécurité, une supervision sur le terrain et le respect des normes établies par la Fédération égyptienne de plongée et de sauvetage.

La plage a été autorisée à rouvrir après la mise en œuvre de nouvelles règles.

Mohamed Abdel Razek, chef de l'administration centrale du tourisme et des stations balnéaires, a discuté des mesures de sécurité avec Arab News.

« Nous avons demandé que les moyens de secours immédiats, tels que les jet-skis, soient stationnés dans l'eau plutôt que sur le rivage, et que des sauveteurs soient postés le long de la plage », a-t-il déclaré.

Abdel Razek a insisté sur les restrictions strictes imposées à la baignade en dehors des zones désignées.

« Il ne sera fait preuve d'aucune tolérance à cet égard », a-t-il affirmé.

« Si nécessaire, nous expulserons par la force toute personne enfreignant ces règles afin de protéger des vies. Le public a bien respecté ces instructions ».

Abdel Razek a averti que toute violation ou tout laxisme concernant les règles entraînerait la fermeture immédiate de la plage.

« La vie des baigneurs est une ligne rouge que nous ne franchirons pas », a-t-il déclaré.

Les années précédentes, Palm Beach était réputée pour les risques qu'elle faisait courir aux vacanciers.

Chaque été, elle enregistrait le pourcentage le plus élevé de noyades parmi les plages d'Alexandrie.

Osama Ali, directeur général de l'Administration générale des stations balnéaires, a fait part de ses observations.

Il a déclaré : « Des rumeurs, suggérant que les brise-lames placés le long de la plage créent des tourbillons particulièrement dangereux pour les nageurs inexpérimentés ont fait surface. »

La crise s'est aggravée jusqu'à la fermeture de la plage en 2020.

Le Conseil des ministres et le ministère public ont ordonné cette fermeture à la suite d'une série de noyades massives.

Les principales voies d'accès à la corniche et à la plage ont été fermées par des barbelés s'étendant sur plus de 1 600 mètres à la suite de la décision du ministère public.

Des panneaux indiquaient que la plage était fermée sur ordre du ministère public et qu'il était strictement interdit d'y pénétrer.

Ali a déclaré : « À l'approche de l'été 2023, l'Administration centrale du tourisme et des stations balnéaires d'Alexandrie a annoncé la réouverture de Palm Beach, après avoir mis en place toutes les conditions nécessaires pour assurer la sécurité des visiteurs. »

Les mesures prévues incluent des sauveteurs certifiés, postés à la fois sur les brise-lames dans la mer et les tours de guet sur la plage, ainsi que des équipes patrouillant le long du rivage sablonneux.

En outre, trois ou quatre jet-skis devaient être présents en permanence en mer pour sécuriser la longueur de la plage. Des outils de sauvetage approuvés par les normes réglementaires ont également été fournis.

Ali a ajouté que quatre relais d'ambulance, entièrement équipés pour les cas d'urgence, avaient été répartis le long de la plage.

Une tour de contrôle a été installée sur le sable, avant le premier brise-lames du côté est, et une autre après la dernière barrière - la septième barrière, a-t-il précisé.

Chaque tour est dotée d'un sauveteur à son sommet et d'un autre à sa base, et des panneaux d'avertissement ont été placés dans les zones situées entre les points de contrôle, interdisant l'accès au public.

La crise de Palm Beach a commencé il y a plusieurs années, lorsque les noyades ont commencé à se multiplier, avec un pic de 16 cas en une seule journée en 2018.

La récupération des corps était souvent une tâche difficile qui pouvait prendre des semaines.

Cette tendance alarmante a attiré l'attention des organes exécutifs, ce qui a conduit à des enquêtes sur les causes et à l'élaboration de solutions scientifiques pour limiter les incidents de noyade sur la plage.

Ahmed Fawaz, un vacancier de Palm Beach, a fait part de son optimisme à Arab News.

« La situation s'est nettement améliorée cet été. La plupart des noyades se produisent avant ou après les heures de travail officielles », a-t-il dit.

Le règlement de la plage précise les heures d'ouverture du lever au coucher du soleil.

La baignade à l'aube ou après le coucher du soleil est particulièrement dangereuse en raison de la faible visibilité dans les eaux sombres et de l'absence de sauveteurs.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com