L'émissaire spécial US pour le Yémen de retour dans le Golfe pour forcer une fin au conflit

L'émissaire spécial américain pour le Yémen Tim Lenderking (à droite) rendait compte par visio-conférence de la situation dans le pays, le 16 février (Photo, AFP).
L'émissaire spécial américain pour le Yémen Tim Lenderking (à droite) rendait compte par visio-conférence de la situation dans le pays, le 16 février (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 23 février 2021

L'émissaire spécial US pour le Yémen de retour dans le Golfe pour forcer une fin au conflit

  • Tim Lenderking rendra visite à plusieurs nations du Golfe lors de ce voyage officiel qui durera jusqu'au 3 mars, a annoncé le département d'Etat
  • La nomination de ce diplomate par Joe Biden avait représenté un signe de la volonté américaine de voir une résolution à la catastrophe humanitaire au Yémen

WASHINGTON: L'émissaire spécial américain pour le Yémen est retourné lundi dans le Golfe afin de plaider pour une fin du conflit, au moment où les rebelles houthis continuent leur offensive en direction du dernier bastion gouvernemental dans le nord du pays.

Tim Lenderking rendra visite à plusieurs nations du Golfe lors de ce voyage officiel qui durera jusqu'au 3 mars, a annoncé le département d'Etat.

La nomination de ce diplomate par Joe Biden, quelques jours après son entrée à la Maison Blanche, avait représenté un signe de la volonté américaine de voir une résolution à la catastrophe humanitaire au Yémen.

Les discussions « se focaliseront sur l'approche double des Etats-Unis pour mettre fin au conflit au Yémen : une solution politique durable et une assistance humanitaire pour la population yéménite », a affirmé le département d'Etat dans un communiqué, sans mentionner les étapes précises du voyage officiel.

Tim Lenderking était déjà présent dans la région il y a moins de deux semaines pour des discussions en Arabie saoudite.

A son retour à Washington, Lenderking avait déclaré que les Etats-Unis travaillaient à « stimuler les efforts diplomatiques internationaux avec (leurs) partenaires du Golfe, les Nations unies et d'autres, pour créer les conditions propices à un cessez-le-feu et pour pousser les parties prenantes à un accord négocié de fin de la guerre au Yémen ».

Le déplacement diplomatique de l'émissaire américain intervient au moment où les rebelles houthis ignorent les appels de la communauté internationale à la retenue et continuent leur offensive pour s'emparer de Marib, le dernier bastion vacillant du gouvernement yéménite, soutenu par l'Arabie saoudite, dans le nord du pays. La ville est située près des ressources de pétrole les plus abondantes du Yémen.

Dans l'une de ses premières décisions après son entrée en fonctions, l'administration Biden avait annulé la désignation des Houthis, soutenus par l'Iran, comme organisation terroriste. 

Cette désignation avait été décrétée par l'administration Trump dans les derniers jours de son mandat.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.