Blinken priorise la solution à deux États avec son homologue israélien

Le secrétaire d'État américain Antony Blinken s'est entretenu avec le ministre israélien des Affaires étrangères, Gabi Ashkenazi (Photo, Reuters).
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Publié le Mardi 23 février 2021

Blinken priorise la solution à deux États avec son homologue israélien

  • Les deux parties ont aussi discuté des problèmes de sécurité dans la région
  • Ashkenazi et Blinken reconnaissent «le partenariat inébranlable entre les États-Unis et Israël»

LONDRES: Le secrétaire d'État américain Antony Blinken a déclaré lundi à son homologue israélien qu'une solution à deux États au conflit israélo-palestinien serait la meilleure pour l'avenir d'Israël.

«Le secrétaire a décrit l'approche américaine vers un avenir plus pacifique, plus sûr et plus prospère pour les Israéliens, les Palestiniens et le grand Moyen-Orient», a déclaré le département d'État américain dans un communiqué.

Blinken, dans un appel avec le ministre israélien des Affaires étrangères Gabi Ashkenazi, «a souligné la conviction de l'administration Biden que la solution à deux États reste le meilleur moyen d'assurer l'avenir d'Israël en tant qu'État juif et démocratique, qui côtoie paisiblement un État palestinien viable et démocratique», poursuit le département d'État.

Blinken a de plus affirmé à Ashkenazi l’engagement continu de Washington dans son opposition «aux actions inéquitables et unilatérales à l’encontre d’Israël dans la sphère multilatérale».

Les deux parties ont aussi discuté des problèmes de sécurité dans la région, et de l’importance d’une coopération continue pour résoudre ces problèmes.

Ashkenazi et Blinken reconnaissent «le partenariat inébranlable entre les États-Unis et Israël», selon le communiqué, et réitèrent «que les deux pays travailleront en étroite collaboration sur les défis à venir», a-t-il ajouté.

(Avec Reuters)

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


A Bagdad, la messe du pape entre youyous et effluves d'encens

Le pape François préside la messe à la cathédrale Saint-Joseph de Bagdad, le 6 mars 2021 (Photo, AFP)
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  • A l'arrivée du souverain pontife de 84 ans, une nuée de youyous s'élève ainsi que des centaines de mains tournées vers le ciel
  • «C'est la première vraie rencontre entre le Saint-père et ses fidèles», se félicite le père Nadheer Dakko, de l'église Saint Joseph

BAGDAD: Tout a commencé pour ces fidèles par une longue attente silencieuse sous le soleil couchant de Bagdad. Puis, ce que la plupart d'entre eux n'imaginaient que dans leurs rêves les plus fous est arrivé: le pape François est apparu. 

Devant l'église Saint Joseph de la capitale irakienne, les rares chrétiens ayant obtenu un billet pour assister à la première messe papale de l'histoire de l'Irak rompent brutalement leur silence. 

A l'arrivée du souverain pontife de 84 ans, une nuée de youyous s'élève ainsi que des centaines de mains tournées vers le ciel. 

Au milieu des bouquets, des missels en arabe et des rosaires serrés entre des doigts tremblants, François salue des femmes, certaines la tête couverte de voiles noirs ou blancs. 

Et il a l'air encore plus heureux que les Irakiens qui l'accueillent. 

Les jeunes --peu nombreux dans l'assemblée-- dégainent aussitôt leurs téléphones portables, abaissant leur masque pour se prendre en photo avec le pape en arrière-plan. 

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Le pape François quitte après avoir presidé la messe à la cathédrale Saint-Joseph de Bagdad, le 6 mars 2021 (Photo, AFP)

Hostie et spray désinfectant 

Des voix enfantines d'une chorale de bienvenue au souverain pontife se font entendre. 

« Ca fait trois jours qu'on répète sans arrêt! », explique l'une des chanteuses, pas peu fière, portant une casquette floquée d'une photo du pape François trop grande pour sa tête. 

Après cet accueil, une petite partie des personnes rassemblées entre dans l'église entièrement ceinturée d'imposants blocs de béton, pour prendre place sur des bancs de bois --à bonne distance les unes des autres à cause de la pandémie de coronavirus. 

D'autres restent à l'extérieur sur des bancs de bois installés sur le parvis face à des écrans géants qui retransmettent la messe en direct. 

Et, de nouveau, quand entre la procession du pape, en tenue blanche aux liserés dorés, de puissants youyous s'élèvent des travées tandis que résonnent les chants liturgiques en arabe d'une chorale masquée. 

« C'est la première vraie rencontre entre le Saint-père et ses fidèles », se félicite le père Nadheer Dakko, de l'église Saint Joseph, à l'issue du deuxième jour de la visite papale marqué principalement par des entrevues officielles. 

Une rencontre néanmoins entravée par les restrictions liées à la Covid-19. Pour la communion, le partage du vin et du pain bénis, le pape ne s'est pas déplacé. 

A sa place, une demi-douzaine de prêtres munis de sprays désinfectants ont servi les fidèles dans l'église, déposant la petite hostie ronde dans leur main préalablement aspergée d'alcool. 

Dans son homélie, le pape François évoque l'amour, le pouvoir de témoigner et la force qu'il convient de garder face aux persécutions. 

Autant de mots qui résonnent en Nabil Yaacoub, quadragénaire bagdadi qui dit avoir »survécu à tout » dans sa ville meurtrie depuis près de vingt ans par une invasion américaine, une guerre civile et des attentats jihadistes à répétition. 

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Le pape François préside la messe à la cathédrale Saint-Joseph de Bagdad, le 6 mars 2021 (Photo, AFP)

« Panser les plaies »  

« J'ai survécu aux violences confessionnelles, aux explosions mais maintenant le pape est là », confie ce catholique irakien. 

« Dans ce pays où tant de mal a été fait, il va pouvoir panser les plaies: c'est comme un père qui rentre enfin à la maison », espère l'homme qui regarde la messe sur l'un des écrans géants du parvis. 

Chaque paroisse n'a pu envoyer que treize fidèles. 

Pour tous les autres, ne serait-ce que pour quelques secondes et de loin, voir le pape reste une consolation. Il faut pour cela contourner les dizaines de barrages des forces de l'ordre autour de l'église. 

Samira Youssef a réussi à se frayer un chemin avec sa soeur. 

« J'attends devant l'église depuis midi mais, de toutes façons, j'ai attendu ce moment toute ma vie », glisse-t-elle. « S'ils ne me laissent pas entrer, je sais que je vais pleurer ».  

A quelques pas de là, un jeune garçon se gratte la tête en contemplant des gardes suisses qui le dépassent de plusieurs têtes. 

« Je vis juste à côté et je viens tous les jours allumer un cierge à Saint Joseph », raconte Fahad, musulman de 12 ans qui a ses habitudes à l'église. « Mais aujourd'hui, le pape en personne est là! », répète-t-il, incrédule. 

Avant de reprendre: « J'espère que ça deviendra son habitude: j'espère que le pape viendra tout le temps en Irak ». 


Le Premier ministre libanais met en garde contre le chaos face à l’effondrement de la livre

Le Premier ministre par intérim du Liban, Hassan Diab, prend la parole au siège du gouvernement à Beyrouth, au Liban, le 6 mars 2021 (Reuters)
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  • Hassan Diab a menacé de ne plus remplir ses fonctions si cela pouvait accélérer la formation d'un nouveau cabinet
  • Il s’est exprimé lors d’un discours laconique à la nation alors que la livre continuait de s’effondrer par rapport au dollar

BEYROUTH: Le Premier ministre par intérim du Liban a averti samedi que le pays se dirigeait rapidement vers le chaos et a appelé les politiciens à mettre de côté leurs divergences afin de former un nouveau gouvernement capable de solliciter une aide étrangère indispensable. 

Hassan Diab a menacé de ne plus remplir ses fonctions si cela pouvait accélérer la formation d’un nouveau gouvernement. 

Il s’est exprimé lors d’un discours laconique à la nation alors que la livre continuait de s’effondrer par rapport au dollar, s'échangeant à un moment donné à 10 500 livres libanaises sur le marché noir pour la première fois de son histoire. Des manifestants en colère bloquent des rues et des autoroutes à travers le pays et brûlent des pneus depuis plusieurs jours, alors que la livre poursuit sa chute vertigineuse atteignant de nouveaux records. 

La chute de la monnaie locale a entraîné une forte augmentation des prix ainsi que des retards de livraison de carburant, ce qui a provoqué des pannes d'électricité plus prolongées dans tout le pays, de plus de 12 heures par jour dans certaines régions. La crise a plongé près de la moitié de la population du petit pays de 6 millions d'habitants dans la pauvreté, les a privés de leurs épargnes et réduit leur pouvoir d'achat. 

De petits groupes de manifestants ont de nouveau bloqué des routes dans plusieurs zones vendredi, incendiant des pneus et des meubles. 

«Le dollar est à 10 500 (livres) et tout le monde a quatre ou cinq bouches à nourrir, y compris les parents. Ils (les politiciens corrompus) doivent subvenir à nos besoins », a crié un manifestant. 

«Ils se sont fait vacciner contre le coronavirus, mais ont ouvert le pays pour que les gens puissent mourir», a-t-il ajouté, faisant référence à un groupe de parlementaires vaccinés au parlement même le mois dernier sans autorisation préalable. Une initiative qui a conduit la Banque mondiale à envisager de suspendre son financement de la campagne de vaccination au Liban. 

Un autre manifestant qui ne s'est identifié que par son prénom, Ali, a déclaré qu'il était frustré que d'autres Libanais restent chez eux. 

« Où est le peuple libanais ? Le dollar est maintenant à 10 500 (livres) et il atteindra 15 ou 20 (mille). Pourquoi sommes-nous à la maison ? Nous devons descendre dans la rue ! 

Diab, qui a démissionné à la suite de l'explosion du 4 août au port de Beyrouth, a suggéré qu'il pourrait arrêter d’honorer ses obligations. 

«Si cela aide à former un gouvernement, je suis prêt à recourir à cette option même si cela va à l'encontre de mes principes», a-t-il déclaré. 

En octobre, l’ancien Premier ministre Saad Hariri a été nommé pour former un nouveau gouvernement, mais cinq mois plus tard, les litiges entre lui et le président Michel Aoun sur la mouture du gouvernement empêchent sa formation. 

Le Liban a également désespérément besoin de devises étrangères, mais les donateurs internationaux ont déclaré qu'ils n'aideraient le pays financièrement que si des réformes majeures étaient mises en œuvre pour lutter contre la corruption généralisée, qui a conduit le pays au bord de la faillite. 

« Qu’attendez-vous, plus d’effondrement ? Plus de souffrance ? Le chaos ?" s’est exclamé Diab, fustigeant les hauts responsables politiques, sans les nommer, qui s’intéressent plus au nombre et à l’ affiliation des ministres qu’au pays qui s’effondre. 

« Quelle différence cela fera-t-il d'avoir plus ou moins de ministres (au sein du cabinet) si tout le pays plonge?», a-t-il réagi. 

« Le Liban fait face à un grave danger et les Libanais en paient le prix. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com.


Réouverture des cinémas, gymnases et restaurants en Arabie Saoudite

Des serveurs travaillent dans un restaurant fermé dans un centre commercial de Riyad. (Dossier/AFP)
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  • Tous les événements et fêtes continueront d'être suspendus jusqu'à nouvel ordre
  • Les rassemblements sociaux restent limités à un maximum de 20 personnes

RIYAD: Les cinémas, gymnases et centres sportifs seront autorisés à rouvrir en Arabie saoudite à partir de dimanche.

Les repas à l'intérieur peuvent également reprendre dans les restaurants et les cafés ainsi que d'autres activités de loisirs, a déclaré vendredi le ministère de l'Intérieur.

Cependant, tous les événements et fêtes continueront d'être suspendus jusqu'à nouvel ordre. Cela comprend les mariages, les réunions d'entreprise, les banquets et les événements sociaux.

Les rassemblements sociaux restent limités à un maximum de 20 personnes.

Le Royaume a suspendu les activités relatives aux loisirs le 3 février pour freiner la propagation du COVID-19. La suspension a été prolongée le 14 février de 20 jours.

Le ministère a exhorté les gens à adhérer aux mesures visant à empêcher la propagation du coronavirus et a prévenu qu'il y aurait une augmentation des contrôles ponctuels pour s'assurer que tout le monde se conforme aux règles.