L'organisation saoudienne Mawhiba s'associe à l'UNESCO pour promouvoir l'enseignement des STEM dans les pays arabes

L'ambassadeur saoudien en France et à Monaco Fahd bin Mayouf Al-Ruwaili (à gauche) se joint à Lidia Arthur Brito de l'UNESCO et à Abdulaziz bin Saleh Al-Subail de Mawhiba (à droite) lors d'une conférence de presse à Paris vendredi. (SPA)
L'ambassadeur saoudien en France et à Monaco Fahd bin Mayouf Al-Ruwaili (à gauche) se joint à Lidia Arthur Brito de l'UNESCO et à Abdulaziz bin Saleh Al-Subail de Mawhiba (à droite) lors d'une conférence de presse à Paris vendredi. (SPA)
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Publié le Samedi 20 juillet 2024

L'organisation saoudienne Mawhiba s'associe à l'UNESCO pour promouvoir l'enseignement des STEM dans les pays arabes

  • Le partenariat vise à améliorer l'enseignement des STEM pour les élèves de la 6e à la 12e année dans les pays arabes
  • Une attention particulière sera accordée à l'autonomisation des filles et des jeunes femmes arabes, en veillant à ce qu'elles aient des chances égales d'exceller dans les domaines des STEM

PARIS : Mawhiba, une organisation de dotation qui vise à former des étudiants saoudiens talentueux dans le domaine scientifique, a signé un accord de partenariat avec l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO) afin de promouvoir l'enseignement des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques (STEM) dans l'ensemble des pays arabes.

L'accord a été signé le 19 juillet 20204 à Paris par Abdulaziz bin Saleh Al-Subail, secrétaire général adjoint de la Mawhiba pour le développement commercial et la communication, et Lidia Arthur Brito, sous-directrice générale de l'UNESCO pour les sciences naturelles, a indiqué la Mawhiba dans un communiqué de presse diffusé par l'Agence de presse saoudienne (SPA).

Mawhiba est le nom abrégé de la Fondation du roi Abdulaziz et de ses compagnons pour les talents et la créativité, qui a été créée en 1999 en l'honneur du roi fondateur de l'Arabie saoudite.

Comme l'a expliqué M. Brito, le partenariat vise à améliorer l'enseignement des STEM pour les élèves de la 6e à la 12e année dans les États arabes, "en se concentrant sur l'affinement de leurs connaissances scientifiques, en nourrissant leur créativité et en encourageant la pensée critique", selon le communiqué de presse.

Il cherche à "fournir aux jeunes les connaissances et les capacités nécessaires et à les motiver à utiliser la science, la technologie, l'ingénierie et les mathématiques pour relever les défis mondiaux", a-t-elle déclaré.

Elle a ajouté que l'expérience acquise par Mawhiba en travaillant avec des jeunes en Arabie saoudite contribuera à l'échange de ces expériences au niveau mondial, ajoutant qu'"il est possible d'étendre ces efforts à l'Afrique et à d'autres parties du monde afin de promouvoir les objectifs de développement durable".

Une attention particulière sera accordée à l'autonomisation des filles et des jeunes femmes arabes, en veillant à ce qu'elles aient des chances égales d'exceller dans les domaines des STEM, a-t-elle déclaré.

Mawhiba a identifié 97 000 élèves doués sur plus de 300 000 testés dans plus de 100 villes et villages du Royaume. Son parrainage de plus de 54 000 élèves et sa participation à des concours scientifiques internationaux destinés aux jeunes talents ont valu au Royaume une reconnaissance mondiale.

Les étudiants saoudiens ont jusqu'à présent remporté plus de 397 médailles et prix lors de ces concours, développé plus de 16 000 idées, acquis 15 brevets et plus de 1 000 étudiants saoudiens ont été acceptés dans les 50 universités les plus prestigieuses du monde dans des disciplines distinguées qui répondent aux besoins des plans de développement nationaux, selon le rapport de l'APS.

La secrétaire générale de la Mawhiba, Amal bint Abdullah Al-Hazzaa, a mis l'accent sur l'engagement commun en faveur de l'autonomisation des jeunes esprits arabes et de la promotion du développement durable par le biais de l'éducation et de l'innovation. Elle a souligné l'importance de cette collaboration dans le cadre de la Vision saoudienne 2030.

Au cœur de cette initiative se trouve l'Oasis STEM en ligne MAWHIBA-UNESCO, qui servira de plateforme mondiale pour les foires scientifiques et techniques locales, nationales et régionales.

Le partenariat se concentrera sur la formation des professeurs de sciences arabes pour diriger la recherche et guider les étudiants dans des projets scientifiques, améliorant ainsi la qualité globale de l'enseignement des STEM, selon le communiqué de presse de Mawhiba.

"Mawhiba s'engage à développer l'utilisation du portail scientifique ouvert de l'UNESCO et du réseau Science-2-Innovation de l'UNESCO pour renforcer les capacités des jeunes scientifiques et des femmes dans le domaine de l'enseignement des STEM au niveau mondial.

"Au cours des trois dernières années, le Mawhiba a soutenu 839 étudiants des États arabes par le biais de programmes STEM enrichissants, créant ainsi un précédent pour la coopération et le développement régionaux dans l'enseignement des STEM", ajoute le communiqué.

En joignant ses forces à celles de l'UNESCO, Mawhiba vise à amplifier sa capacité à relever les défis mondiaux tels que le changement climatique, les crises sanitaires et les perturbations technologiques.

 

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Jean-Paul Rappeneau, le réalisateur français de «Cyrano de Bergerac», est mort à 94 ans

Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils. (AFP)
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  • C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès
  • Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991

PARIS: Le cinéaste Jean-Paul Rappeneau, réalisateur de huit longs-métrages dont le très populaire en France et à l'étranger "Cyrano de Bergerac" (1990), est décédé mardi soir à Paris à l'âge de 94 ans, a annoncé mercredi à l'AFP un de ses fils.

Jean-Paul Rappeneau, l'un des doyens du cinéma hexagonal, a tourné avec les plus grands comédiens français, de Yves Montand ("Le Sauvage") à Catherine Deneuve ("La vie de château"), en passant par Gérard Depardieu, Jean-Paul Belmondo ("Les Mariés de l'An II") ou Isabelle Adjani ("Tout feu tout flamme").

C'est en portant au cinéma les aventures de Cyrano et ses amours contrariées avec sa cousine Roxane, basées sur la légendaire pièce d'Edmond Rostand, écrite au XIXe siècle, que cet autodidacte avait connu son plus grand succès.

Co-scénarisé avec l'écrivain français Jean-Claude Carrière et porté par l'interprétation de Gérard Depardieu dans le rôle-titre, son "Cyrano" avait décroché dix César en 1991, dont celui de meilleur film, et avait valu à Jean-Paul Rappeneau celui de meilleur réalisateur.

"Nous ne pouvions nous contenter d'une simple mise en images de la pièce (...). Le vrai pari du film, c'est que les personnages y parlent en vers", expliquait-il.

Totalisant plus de 10 millions d'entrées dans le monde, le film avait aussi décroché cinq nominations aux Oscars.

Connu pour son perfectionnisme, Jean-Paul Rappeneau choisissait ses projets avec soin, ne craignant pas de laisser s'écouler de longues années entre chaque film.

"Je ne suis pas comme un pommier qui fait tomber ses fruits chaque automne. Mon rythme, c'est plutôt un film tous les cinq ou six  ans. Je ne vois pas pourquoi on devrait enchaîner les projets. A moins bien sûr d'avoir besoin d'argent...", disait-il à l'hebdomadaire Paris Match en 2015.

Populaire et exigeant 

Né le 8 avril 1932 dans une famille nombreuse, il avait abandonné des études de droit pour se lancer dans le cinéma, notamment auprès de Louis Malle ("Au revoir les enfants")dont il devient l'assistant, co-écrivant le scénario de "Zazie dans le métro".

Il avait fait ses premiers pas de réalisateur en signant en 1966 "La vie de château", dans lequel Catherine Deneuve campe une épouse rongée par l'ennui aux côtés de Philippe Noiret.

Si ses débuts coïncident avec l'éclosion de la Nouvelle Vague, il s'était toujours tenu à distance de ce mouvement qui révolutionna le cinéma français dans les années 50-60. "A l'exception d'+A bout de souffle+ et d'+Hiroshima mon amour+, aucun des films (de la Nouvelle Vague) ne me plaisait vraiment", disait-il.

Tenant d'un cinéma populaire et exigeant, Jean-Paul Rappeneau avait ensuite enchaîné les succès.

En 1995, il avait relevé un autre défi en portant à l'écran "Le Hussard sur le toit", avec Olivier Martinez et Juliette Binoche, tiré du roman de Jean Giono, réputé difficile à adapter.

Son dernier film, la comédie dramatique "Belles Familles", remontait à 2015 et mettait en scène Mathieu Amalric, Karin Viard et Marine Vacth.

En 2025, Jean-Paul Rappeneau avait publié ses mémoires ("Vive allure") dans lesquelles transparaissait son approche singulière du métier de cinéaste. "Quand un film se termine, disait-il, je suis comme un naufragé sur la plage, j'attends le prochain voyage".

 

 


Avec la plateforme RMC+, CMA Media accélère sur le streaming

Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. (AFP)
Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. (AFP)
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  • "Nous assumons complètement notre différenciation. Dans un univers où il y a Netflix, Prime Video, TF1+, France Télévisions, Youtube, M6+ et bien d'autres, prétendre se vouloir généraliste, c'est complètement vain"
  • Confrontées à la concurrence de géants comme Netflix ou Youtube, les chaînes de télévision traditionnelles tentent de renforcer leur présence sur le streaming

PARIS: Chaînes en direct, contenus du média Brut ou séries verticales: le groupe CMA Media, propriétaire de BFMTV et RMC, lance mardi une nouvelle plateforme de streaming avec l'ambition de changer d'échelle sur le numérique.

RMC+, qui succède à RMC BFM Play, va réunir sur une seule plateforme gratuite ses chaînes de la TNT (BFMTV, RMC Story, RMC Découverte, RMC Life), dix chaînes thématiques, dont une chaîne Brut - le média en ligne devenu propriété de CMA Media en 2025 -, et une offre de près de 10.000 heures de contenus à la demande.

En misant sur les classiques des chaînes RMC (mécanique, histoire et découverte, sport, enquêtes criminelles), des mini-séries verticales (ou micro-drama), des telenovelas et des créateurs de contenus comme Nota Bene ou Loury Lag notamment, "ce sera une véritable plateforme de streaming", résume Julie Gauchotte, directrice de la stratégie numérique de RMC BFM.

"Nous assumons complètement notre différenciation. Dans un univers où il y a Netflix, Prime Video, TF1+, France Télévisions, Youtube, M6+ et bien d'autres, prétendre se vouloir généraliste, c'est complètement vain", ajoute auprès de l'AFP Stéphane Sallé de Chou, directeur général du pôle Entertainment CMA Media.

"Mais on veut être les meilleurs dans nos univers", poursuit-il.

Filiale de l'armateur français de porte-conteneurs CMA CGM, CMA Media est devenu en quelques années un important groupe de médias, après avoir racheté le groupe de presse régionale La Provence, le journal économique La Tribune, les marques RMC et BFM, ainsi que le média en ligne Brut. CMA Media est aussi entrée en phase finale d'acquisition de la chaîne RMC Sport, qui diffuse notamment le MMA (arts martiaux mixtes).

Confrontées à la concurrence de géants comme Netflix ou Youtube, les chaînes de télévision traditionnelles tentent de renforcer leur présence sur le streaming. Mais leurs recettes publicitaires se concentrent encore très majoritairement sur la télé dite linéaire, à 93% dans le cas des chaînes BFMTV et RMC, contre 6% pour la plateforme RMC BFM Play et 1% sur les réseaux sociaux, explique-t-on chez CMA Média.

CMA Media a également noué début 2026 un partenariat avec Youtube pour y diffuser ses contenus et a lancé une agence de production audiovisuelle, CMA Studio. Le groupe compte aussi lancer un studio de créateurs de contenus, CMA Creator, d'ici fin 2026.

En parallèle, CMA Media veut faire des économies en vendant les neuf chaînes de télévision locales de BFM.


Mort à 79 ans de l'artiste palestinien Sliman Mansour

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches. (AFP)
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  • Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970
  • Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne"

RAMALLAH: Le peintre et sculpteur Sliman Mansour, l'un des artistes palestiniens les plus renommés, est mort lundi à l'âge de 79 ans, a annoncé sa famille.

L'artiste, dont les œuvres dépeignaient les traditions palestiniennes et la lutte de son peuple sous l'occupation israélienne, est mort dans sa maison à Jérusalem-Est, ont précisé ses proches.

"Le dernier chapitre a été écrit. Le cœur serré par un chagrin indicible, nous annonçons que notre cher père a quitté ce monde", a déclaré sa famille dans un communiqué.

"Pour le monde, il laisse derrière lui une vie emplie de beauté et de mémoire, ainsi qu'un héritage qui se perpétuera à travers toutes les personnes dont il a marqué l'existence. Quant à nous, nous avons perdu un père qui était notre source d'amour, de force et notre refuge", ajoute la famille.

Sliman Mansour était né à Birzeit, au nord de Ramallah, en 1947. Il avait étudié l'art et le design à Jérusalem, dont il est sorti diplômé en 1970.

Le ministère palestinien de la culture a rendu hommage à l'artiste, "l'un des plus importants piliers de l'art visuel palestinien contemporain, dont la carrière, sur plusieurs décennies, fait partie de la mémoire visuelle et nationale palestinienne".

Le ministère a salué sa toile la plus connue, "Camel of Hardships" ("Le Chameau des fardeaux", 1973) - qui représente un vieil homme palestinien portant la ville de Jérusalem sur son dos - la qualifiant d'"icône nationale et artistique". L'oeuvre de Sliman Mansour faisait office "de témoin de l'histoire palestinienne et de gardien de l'identité", a-t-il ajouté.

Pleurant une "immense perte", la galerie Zawyeh de Ramallah a salué une "figure artistique majeure", qui, "à travers son œuvre, a exploré les thèmes du déplacement, de la résilience, de la résistance et du lien indéfectible unissant les Palestiniens à leur terre natale".

Sliman Mansour a reçu de nombreuses récompenses, parmi lesquelles le prix Unesco-Sharjah pour la culture arabe en 2019.