Le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh en Turquie ce week-end

Le chef du mouvement palestinien islamiste Hamas Ismaïl Haniyeh rencontrera «ce week-end» le président turc Recep Tayyip Erdogan en Turquie, a annoncé mercredi ce dernier. (AFP)
Le chef du mouvement palestinien islamiste Hamas Ismaïl Haniyeh rencontrera «ce week-end» le président turc Recep Tayyip Erdogan en Turquie, a annoncé mercredi ce dernier. (AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 17 avril 2024

Le chef du Hamas Ismaïl Haniyeh en Turquie ce week-end

  • «Le leader de la cause palestinienne sera mon invité ce week-end», a déclaré M. Erdogan devant les députés de son Parti de la justice et du développement
  • Le chef de l'Etat, qui a multiplié depuis octobre les invectives à l'égard d'Israël, a estimé que les Israéliens «ont surpassé Hitler»

ISTANBUL: Le chef du mouvement palestinien islamiste Hamas Ismaïl Haniyeh rencontrera "ce week-end" le président turc Recep Tayyip Erdogan en Turquie, a annoncé mercredi ce dernier.

"Le leader de la cause palestinienne sera mon invité ce week-end", a déclaré M. Erdogan devant les députés de son Parti de la justice et du développement (AKP, islamo-conservateur) à l'Assemblée.

Le chef de l'Etat n'a pas précisé le lieu de la rencontre, mais selon la chaîne de télévision privée NTV, elle aura lieu samedi au palais de Dolmabahçe, à Istanbul.

Elle intervient après que le Qatar, un des médiateurs du conflit entre Israël et le Hamas, a reconnu mercredi que les négociations visant à faire cesser les hostilités à Gaza et à libérer les otages israéliens "piétinent".

"Même s'il ne reste que moi, Tayyip Erdogan, je continuerai aussi longtemps que Dieu me donnera la vie à défendre la lutte palestinienne et à me faire la voix du peuple palestinien opprimé", a lancé le président turc, qualifiant de nouveau le Hamas de "groupe de résistance".

Le chef de l'Etat, qui a multiplié depuis octobre les invectives à l'égard d'Israël, a estimé que les Israéliens "ont surpassé Hitler" en se rendant coupables de la mort de "14.000 enfants innocents" dans la bande de Gaza.

Son dernier tête-à-tête en Turquie avec M. Haniyeh, qui est basé au Qatar, remonte à l'été 2023: le chef du Hamas avait été reçu au palais présidentiel à Ankara le 26 juillet en même temps que le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

Ismaïl Haniyeh avait, depuis, rencontré en toute discrétion le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan le 2 janvier "en Turquie", selon un communiqué officiel qui ne précisait pas le lieu de ce tête-à-tête.

M. Erdogan a présenté le 10 avril ses condoléances au chef du Hamas, dont trois fils et quatre petits-enfants ont été tués dans la bande de Gaza dans une attaque revendiquée par les Israéliens.


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Short Url
  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Short Url
  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

Short Url
  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".