Ukraine: un mort dans des bombardements russes dans la région de Kharkiv

Des enfants jouent devant des maisons de la ville de Kostyantynivka, dans la région de Donetsk, le 11 avril 2024, au milieu de l'invasion russe en Ukraine. (Photo d'Anatolii STEPANOV / AFP)
Des enfants jouent devant des maisons de la ville de Kostyantynivka, dans la région de Donetsk, le 11 avril 2024, au milieu de l'invasion russe en Ukraine. (Photo d'Anatolii STEPANOV / AFP)
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Publié le Vendredi 12 avril 2024

Ukraine: un mort dans des bombardements russes dans la région de Kharkiv

  • La région de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, est de plus en plus régulièrement visée par la Russie
  • Trois autres personnes ont été blessées dans la région orientale de Donetsk et deux autres dans celle, méridionale, de Kherson, selon leurs autorités respectives

KIEV: Une personne a été tuée et trois blessées vendredi lors de bombardements russes dans la région de Kharkiv, dans le nord-est de l'Ukraine, de plus en plus régulièrement visée par la Russie, a annoncé la police nationale.

"Trois civils ont été blessés dans les bombardements, un homme de 65 ans a été tué", a-t-elle indiqué sur Telegram, précisant que les frappes ont eu lieu sur la ville de Vovtchansk, sur le village de Monatchynivka, ainsi que dans le district de Koupiansk.

Trois autres personnes ont été blessées dans la région orientale de Donetsk et deux autres dans celle, méridionale, de Kherson, selon leurs autorités respectives.

Les Pays-Bas promettent une aide supplémentaire d'un milliard d'euros à l'Ukraine

LA HAYE: Le Premier ministre néerlandais Mark Rutte a promis vendredi une aide supplémentaire d'un milliard d'euros à l'Ukraine, "ravagée quotidiennement par l'invasion russe" selon lui.

"Les Pays-Bas débloqueront cette année un milliard d'euros supplémentaire pour le soutien militaire" à l'Ukraine et le montant vient s'ajouter aux "deux milliards d'euros déjà convenus", a annoncé Mark Rutte sur le réseau social X.

"Il a également été décidé de débloquer trois milliards d'euros pour le soutien militaire pour l'année prochaine", a ajouté le Premier ministre néerlandais.

Mark Rutte, favori pour reprendre le poste de secrétaire général de l'Otan, actuellement occupé par le Norvégien Jens Stoltenberg, estime que "l'Ukraine a besoin de plus pour se protéger" et "doit gagner cette bataille".

"Nous continuons à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour fournir plus rapidement davantage de munitions et de défenses antiaériennes, en collaboration avec nos partenaires internationaux", a-t-il aussi déclaré.

La région de Kharkiv, frontalière de la Russie, est visée quasi quotidiennement depuis plusieurs semaines par les troupes russes, qui frappent notamment ses infrastructures énergétiques, provoquant d'importantes coupures de courant.

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s'était rendu en début de semaine sur les lignes défensives fraîchement creusées dans la région de Kharkiv, où il avait souligné que la zone devait être "prête à se défendre" contre les Russes.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com