Un politicien ukrainien prorusse retrouvé mort à Moscou, l'Ukraine revendique son assassinat

Le corps sans vie d'Illia Kyva, un ex-député ukrainien âgé de 46 ans, a été retrouvé avec "une blessure à la tête" (Photo, X).
Le corps sans vie d'Illia Kyva, un ex-député ukrainien âgé de 46 ans, a été retrouvé avec "une blessure à la tête" (Photo, X).
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Publié le Jeudi 07 décembre 2023

Un politicien ukrainien prorusse retrouvé mort à Moscou, l'Ukraine revendique son assassinat

  • «La liquidation du principal traître, collaborateur et propagandiste Illia Kyva était une opération spéciale du SBU»
  • Moscou a aussi accusé Kiev d'être à l'origine de plusieurs assassinats ou tentatives d'assassinats en territoire russe

KIEV: Un homme politique ukrainien prorusse a été retrouvé mort près de Moscou, ont indiqué les agences russes mercredi, une source au sein secteur de la Défense ukrainienne revendiquant une "opération spéciale" de Kiev ayant mené à sa "liquidation".

Le corps sans vie d'Illia Kyva, un ex-député ukrainien âgé de 46 ans, a été retrouvé avec "une blessure à la tête" dans le district d'Odintsovo, près de Moscou, ont indiqué les agences de presse russes, citant les autorités locales.

"La liquidation du principal traître, collaborateur et propagandiste Illia Kyva était une opération spéciale du SBU", a indiqué à l'AFP une source ayant connaissance de leurs opérations.

Il a été tué "à l'aide d'armes légères", a-t-elle précisé.

Un peu plus tôt, le Comité d'enquêtes russe avait annoncé la mort d'un responsable d'occupation installé par Moscou tué dans l'explosion d'un "engin non identifié" placé dans une voiture à Lougansk, une ville occupée de l'est de l'Ukraine.

Oleg Popov, ancien député local, est décédé à la "suite de la détonation d'un engin non identifié dans une voiture", a indiqué le Comité d'enquête, ajoutant que les circonstances de sa mort sont "en train d'être établies".

Le Comité a précisé que M. Popov avait été élu à deux reprises au "parlement" séparatiste de Lougansk et a diffusé des images montrant une voiture détruite et carbonisée, entourée d'enquêteurs au travail.

Tentatives  

Selon le média local Lug-info, l'homme, âgé de 51 ans, était un entrepreneur ayant rejoint les séparatistes prorusses soutenus par Moscou après le début de leur conflit avec Kiev en 2014.

Il avait notamment dirigé un comité en charge des questions de sécurité et de défense, selon cette source.

Des attaques, parfois mortelles, ont régulièrement lieu dans les quatre territoires ukrainiens dont Moscou revendique l'annexion (Donetsk, Lougansk, Kherson, Zaporijjia), visant des responsables de l'administration d'occupation russe.

Début novembre, également dans la région de Lougansk, l'Ukraine avait revendiqué l'assassinat à la voiture piégée de Mikhaïl Filiponenko, un député et ancien haut responsable militaire local.

Les services de sécurité russes (FSB) ont pour leur part accusé Kiev d'être derrière la tentative d'assassinat fin octobre en Crimée annexée d'un autre ex-député ukrainien passé côté russe, Oleg Tsariov.

Moscou a aussi accusé Kiev d'être à l'origine de plusieurs assassinats ou tentatives d'assassinats en territoire russe depuis le début de l'invasion russe de l'Ukraine en février 2022.

Avant cette date, les territoires sous contrôle prorusse dans les régions de Donetsk et Lougansk avaient aussi déjà été touchés par des règlements de comptes mortels entre séparatistes.


Détroit d'Ormuz: l'Iran met en garde le Conseil de sécurité de l'ONU contre toute «action provocatrice»

 Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz. (AFP)
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  • Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février
  • "M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation"

TEHERAN: Le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi a mis en garde contre toute "action provocatrice" avant un vote prévu du Conseil de sécurité de l'ONU sur un usage de la force pour débloquer le détroit d'Ormuz.

M. Araghchi s'exprimait jeudi et le vote était initialement prévu vendredi, avant l'annonce de son report sine die.

Le détroit d'Ormuz, passage stratégique du marché mondial des hydrocarbures, est quasiment totalement bloqué par l'Iran en réaction à l'attaque américano-israélienne contre son territoire le 28 février.

"M. Araghchi souligne que toute action provocatrice des agresseurs et de leurs soutiens, y compris au Conseil de sécurité de l'ONU concernant la situation dans le détroit d'Ormuz, ne fera que compliquer davantage la situation", selon un communiqué de son ministère.

Porté par Bahreïn, le texte fait l'objet de discussions par les 15 membres du Conseil depuis dix jours, reflétant leurs divergences.

Le dernier projet de résolution insiste sur le fait que le Conseil autoriserait tout Etat ou toute coalition d'Etats à utiliser des moyens "défensifs" pour assurer la sécurité des navires. Une stipulation de mandat défensif absente au départ.

Mais il n'est pas certain que cela soit suffisant à convaincre la Russie et la Chine, qui ont un droit de veto.

"L'Iran a fermé le détroit d'Ormuz, empêchant les navires commerciaux et les pétroliers de passer et posant des conditions pour permettre le passage de certains", a dénoncé jeudi le secrétaire général du Conseil de coopération du Golfe (CCG), Jassem Al-Budaiwi, au nom de cette organisation qui regroupe l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, Bahreïn, le Qatar, le Koweït et Oman.

"Nous appelons le Conseil de sécurité à prendre toutes ses responsabilités et à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les couloirs maritimes et assurer la poursuite en toute sécurité de la navigation internationale", a-t-il insisté à New York, avant l'annonce du report.


Le patron du Pentagone obtient le départ du chef d'état-major de l'armée de terre

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde. (AFP)
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  • Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George
  • Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite"

WASHINGTON: Le ministre américain de la Défense, Pete Hegseth, a obtenu le départ immédiat du chef d'état-major de l'armée de terre, le général Randy George, a fait savoir un responsable américain à propos de ce limogeage qui survient en pleine guerre contre l'Iran.

Ce très haut gradé "va quitter ses fonctions de 41e chef d'état-major de l'armée de terre, avec effet immédiat", a écrit sur la plateforme X Sean Parnell, le porte-parole du Pentagone, lui souhaitant "une belle retraite."

Il ne donne pas la raison de ce départ soudain.

CBS News, qui a révélé l'information, cite un responsable américain anonyme affirmant que Pete Hegseth souhaite nommer à sa place quelqu'un qui pourra appliquer la vision de Donald Trump et de son ministre pour l'armée de terre.

Le général Randy George, diplômé de la prestigieuse académie militaire de West Point, qui a servi en Irak et en Afghanistan, avait été nommé à ce poste en 2023, sous le mandat du président démocrate, Joe Biden.

Il s'agit d'un départ forcé de plus chez les plus hauts gradés de l'armée américaine depuis le retour au pouvoir de Donald Trump.

Le président américain avait, sans explication, limogé début 2025 Charles "CQ" Brown, le chef d'état-major des armées, pour le remplacer par Dan Caine.

Depuis, ce sont les chefs de la marine, des gardes-côtes, de l'agence d'espionnage NSA, ainsi que de nombreux autres, qui ont été poussés vers la sortie par le gouvernement de Donald Trump.

Selon le Washington Post et CBS, deux autres généraux, David Hodne, chargé du Commandement de la transformation et de l'entraînement de l'armée, et William Green Jr, à la tête du corps des aumôniers militaires, ont par ailleurs été mis à l'écart en même temps que le général George.

Pete Hegseth, à la tête d'un ministère qu'il a renommé "ministère de la Guerre", a assuré qu'il choisissait tout simplement les chefs qu'il veut pour diriger l'armée au plus grand budget du monde.

Des parlementaires de l'opposition démocrate se sont inquiétés d'une potentielle politisation de l'armée, traditionnellement plus isolée des batailles politiciennes que le reste de l'appareil d'Etat américain.

Pete Hegseth a aussi décidé l'an passé de réduire le nombre de plus hauts gradés de l'ensemble de l'armée.

 


Trump menace de nouvelles destructions de ponts et de centrales en Iran

Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques. (AFP)
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  • "Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social
  • Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens

WASHINGTON: Le président des Etats-Unis Donald Trump a menacé jeudi de nouvelles destructions d'infrastructures civiles en Iran, citant les ponts et les centrales électriques.

"Les ponts sont les prochains, puis les centrales électriques!", a mis en garde Donald Trump sur son réseau Truth Social.

Donald Trump avait précédemment applaudi jeudi la destruction d'un pont emblématique près de Téhéran. Huit civils ont été tués dans cette frappe contre ce pont en construction, selon les médias iraniens.

Les Etats-Unis n'ont "même pas commencé" leur programme de destruction des infrastructures civiles du pays, a prévenu M. Trump dans la soirée.

Le dirigeant américain a répété à plusieurs reprises que la grande majorité des sites militaires, cibles premières de l'offensive américano-israélienne débutée le 28 février en Iran, avait déjà été endommagée ou détruite.

"Les dirigeants du nouveau régime (iranien) savent ce qu’il faut faire, et qu’il faut le faire VITE!", a ajouté le président américain, qui alterne menaces et appels à Téhéran à accepter un accord de cessez-le-feu.