Le PDG d’Aramco appelle à une transition énergétique multidimensionnelle afin d’éviter une crise

Le PDG et président de Saudi Aramco, Amin Nasser. (Photo)
Le PDG et président de Saudi Aramco, Amin Nasser. (Photo)
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Publié le Lundi 18 septembre 2023

Le PDG d’Aramco appelle à une transition énergétique multidimensionnelle afin d’éviter une crise

  • Le PDG et président d’Aramco a mis l’accent sur les conséquences potentielles de la négligence des questions liées à la sécurité énergétique
  • Le congrès, qui a pour thème «La transition énergétique: la voie vers la carboneutralité», se poursuivra jusqu’au 21 septembre

RIYAD: Lundi, le PDG de Saudi Aramco, Amin Nasser, a exhorté les dirigeants mondiaux à adopter une approche plus globale de la transition énergétique mondiale, tout en tenant compte du facteur de l’accessibilité financière.

M. Nasser a prononcé un discours lors du 24e Congrès mondial du pétrole à Calgary, au Canada. Le PDG et président d’Aramco a mis l’accent sur les conséquences potentielles de la négligence des questions liées à la sécurité énergétique et à l’accessibilité financière de chaque pays lors du passage aux énergies renouvelables.

«Si la majorité des pays du Nord se focalisent sur la durabilité environnementale, la priorité pour de nombreux pays du Sud est la survie économique. La planification de la transition ne tient pas suffisamment compte de ce besoin évident de solutions particulières, et il en résulte inévitablement un fossé grandissant», a-t-il déclaré à propos du risque qu’un fossé se creuse au niveau mondial dans le domaine de la transition énergétique.

M. Nasser a souligné la nécessité de la mise en place d’une stratégie «multisources, multivitesses et multidimensionnelle» qui tienne compte de la complexité et de l’ampleur de la transition d’une économie mondiale de 100 000 milliards de dollars (1 dollar = 0,94 euro).

«En bref, il s’agit de réinventer, en moins de trente ans, l’ensemble de notre mode de vie basé sur l’énergie. Inspirons-nous-en, mais comprenons que cela signifie que nous écrivons l’histoire», a-t-il ajouté. 

«Les lacunes actuelles de la transition provoquent déjà une grande confusion dans les industries qui produisent et/ou dépendent de l’énergie. Les planificateurs et les investisseurs à long terme ne savent plus où donner de la tête. Cela accroît le risque de déséquilibres aigus entre l’offre et la demande d’énergie conventionnelle, et donc d’une crise énergétique encore plus grave où des pays et des personnes, et pas seulement des actifs, sont laissés en rade», a-t-il expliqué.

Le congrès, qui a pour thème «La transition énergétique: la voie vers la carboneutralité», se poursuivra jusqu’au 21 septembre.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Les Bourses mondiales dispersées, dans un maigre agenda économique

Une femme marche devant un tableau électronique affichant le taux de change du yen japonais par rapport au dollar américain à Tokyo le 24 juin 2024. (AFP)
Une femme marche devant un tableau électronique affichant le taux de change du yen japonais par rapport au dollar américain à Tokyo le 24 juin 2024. (AFP)
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  • "C'est une séance fragile: le marché américain a du mal à dépasser ses plus hauts et les marchés européens ont rendu" une partie de "ce qu'ils ont gagné la veille", commente Florian Ielpo, responsable de recherche macroéconomique au sein de Lombard Odier
  • les investisseurs font face à un lourd agenda politique avec "des élections législatives françaises qui interrogent et des élections présidentielles américaines" qui approchent, a ajouté l'économiste.

PARIS : Les Bourses mondiales évoluent sans direction claire mardi, dans une séance à l'agenda économique peu fourni, tandis que le risque politique continue de peser sur les investisseurs.

Paris a cédé 0,58%, Francfort 0,81%, Milan 0,38% et Londres 0,41%.

A Wall Street vers 15H55 GMT, le Dow Jones reculait de 0,72%, tandis que le Nasdaq avançait nettement de 1,18% et que le S&P 500 prenait 0,31%.

"C'est une séance fragile: le marché américain a du mal à dépasser ses plus hauts et les marchés européens ont rendu" une partie de "ce qu'ils ont gagné la veille", commente Florian Ielpo, responsable de recherche macroéconomique au sein de Lombard Odier IM.

Les investisseurs évoluent dans un environnement de marché marqué par "la valorisation élevée des actions américaines, le risque politique en Europe et aux Etats-Unis, et les politiques monétaires" menées par les banques centrales, explique l'économiste.

De ce cocktail résulte "plus d'incertitudes que de certitudes" estime Florian Ielpo et il faudrait un "nouveau stimulus" pour "pousser le marché plus haut".

Or les investisseurs font face à un lourd agenda politique avec "des élections législatives françaises qui interrogent et des élections présidentielles américaines" qui approchent, a ajouté l'économiste.

Les points d'attention se cumulent sur les marchés. A l'agenda de la semaine, les investisseurs se tourneront vers le premier débat présidentiel aux Etats-Unis jeudi, la publication de données d'inflation américaine vendredi, puis dimanche vers les résultats du premier tour des élections législatives françaises.

Nvidia en hausse

Les actions de Nvidia bondissait de 5,22% à New York vers 15H50 GMT après avoir dégringolé de plus de 12% en trois séances et effacé plus de 400 milliards de dollars de capitalisation boursière.

Trump Media recherché

Le groupe de médias de Donald Trump, Trump Media and Technology Group, restait sur la pente ascendante (+6,86%). Les sondages des derniers jours donne l'ancien chef de l'Etat en tête face à l'actuel président, Joe Biden, à l'approche du premier débat de la présidentielle entre les deux hommes, jeudi.

Merck renonce à un médicament contre le cancer

Le titre du groupe pharmaceutique Merck a chuté de 5,72% à Francfort, selon des données définitives, après l'arrêt d'une étude de Phase III pour le xevinapant, un anticancéreux pour les patients atteints de tumeurs de la tête et du cou.

Le groupe "a estimé qu'il était peu probable que l'essai atteigne son objectif principal, à savoir la prolongation de la survie" de ces patients, selon Merck.

L'écart franco-allemand toujours surveillé

Sur le marché obligataire, l'écart avec le taux d'intérêt de l'Allemagne, mesurant la prime de risque que les investisseurs demandent pour prêter à la France, a atteint son plus haut niveau depuis la crise de la zone euro la semaine dernière, et restait encore très surveillé.

Vers 15H45 GMT, le taux français à 10 ans s'établissait à 3,16%, contre 3,18% la veille en clôture et celui de l'Allemagne à 2,41%, contre 2,42%.

Les prix du pétrole évoluaient en baisse, consolidant les gains de la semaine, l'offre mondiale n'apparaissant pas perturbée par le risque géopolitique venant du Moyen-Orient et d'Europe, auquel le marché reste cependant attentif.

Le baril de Brent reculait de 0,46% à 85,61 dollars et celui de WTI américain de 0,33% à 81,36 dollars.

L'euro reculait de 0,24% par rapport au dollar, à 1,0707 dollar pour un euro.

Le bitcoin rebondissait après sa chute lundi, et prenait 4,06% à 61.887 dollars.


NEOM, Qiddiya et Diriyah figurent parmi les projets qui ont suscité l'intérêt des investisseurs britanniques lors du sommet de Londres

Somment sur l'infrastructure durable entre le Royaume-Uni et l'Arabie saoudite à Londres. SPA
Somment sur l'infrastructure durable entre le Royaume-Uni et l'Arabie saoudite à Londres. SPA
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  • L'Arabie saoudite a suscité un vif intérêt de la part des investisseurs britanniques pour son secteur des énergies renouvelables et ses infrastructures durables.
  • Les discussions ont porté sur l'importance de la coopération entre l'Arabie saoudite et la Grande-Bretagne en matière de développement d'infrastructures durables, sur la progression vers des émissions nettes nulles.

RIYADH : L'Arabie saoudite a suscité un vif intérêt de la part des investisseurs britanniques pour son secteur des énergies renouvelables et ses infrastructures durables, s'alignant ainsi sur sa Vision 2030 pour les initiatives vertes dans les projets environnementaux. 

C'est ce qui s'est passé lors du sommet anglo-saoudien sur les infrastructures durables qui s'est tenu à Londres le 24 juin, au cours duquel les opportunités offertes par les cinq principaux projets du Royaume - NEOM, Qiddiya, le projet de la mer Rouge, ROSHN et Diriyah - ont été mises en évidence, a rapporté l'agence de presse saoudienne (Saudi Press Agency).  

Ces initiatives s'inscrivent dans le cadre de l'engagement plus large du Royaume en faveur d'objectifs climatiques ambitieux, qui comprennent la réduction des émissions de carbone de 278 millions de tonnes par an d'ici 2030 et l'augmentation de la capacité de production d'énergie renouvelable de 50 %. 

Organisé par le Saudi British Business Council en collaboration avec les chambres de commerce saoudiennes et la City of London Corporation, le sommet a rassemblé plus de 250 dirigeants des secteurs industriel et financier des deux pays, ainsi que des représentants clés de ces giga-projets. 

L'événement a également mis l'accent sur le financement et les technologies vertes dans le but de parvenir à des émissions nettes nulles. 

Les discussions ont porté sur l'importance de la coopération entre l'Arabie saoudite et la Grande-Bretagne en matière de développement d'infrastructures durables, sur la progression vers des émissions nettes nulles, sur le comblement des déficits d'investissement et sur le rôle des partenariats public-privé.

Elles ont également porté sur les modèles de financement innovants, notamment les obligations vertes et les prêts liés à la durabilité, ainsi que sur la planification urbaine intelligente pour atteindre les objectifs de durabilité et mettre en œuvre des projets à grande échelle en utilisant des technologies innovantes à faible émission de carbone.

Le Saudi British Business Council, le Saudi British Sports Investment Forum et les secteurs de l'immobilier et de la finance ont organisé des réunions de groupes de travail sectoriels après le sommet afin de discuter de plans ambitieux pour développer le secteur du sport et le paysage de l'investissement au Royaume et au Royaume-Uni.

Une délégation de haut niveau du Royaume, conduite par la Fédération des chambres saoudiennes et le ministère de l'investissement, a participé à l'événement.

Lors de sa participation, le ministre de l'investissement, Khalid Al-Falih, a discuté, dans le cadre d'une table ronde, du partenariat stratégique entre les deux pays dans des secteurs d'intérêt mutuel et du développement de l'environnement d'investissement depuis le lancement de Saudi Vision 2030.

Le sommet s'est tenu à un moment où les relations économiques entre les deux pays se développent, et où le Royaume-Uni est le 25e partenaire commercial de l'Arabie saoudite.

Fin 2022, les deux pays ont signé un accord visant à renforcer leur collaboration dans le domaine de la finance verte, le Royaume cherchant de plus en plus à soutenir ses projets de transformation massive.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com

 


Airbus chute en Bourse après une baisse de ses prévisions financières et de livraisons

Airbus a abaissé ses prévisions de livraisons cette année, largement surveillées, à environ 770 avions contre environ 800 (Photo, Shutterstock).
Airbus a abaissé ses prévisions de livraisons cette année, largement surveillées, à environ 770 avions contre environ 800 (Photo, Shutterstock).
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  • L'activité spatiale d'Airbus a représenté l'an passé environ 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur les 65,4 milliards réalisés par le groupe
  • Elle entraînait aussi à la baisse le motoriste Safran, qui perdait plus de 4%

L'avionneur européen Airbus chutait de près de 9% dans les premiers échanges mardi à la Bourse de Paris, après avoir fait état de difficultés pour ses livraisons d'avions et sa division spatiale qui l'ont contraint à abaisser ses perspectives financières pour 2024.

Airbus, sixième plus grosse entreprise du CAC 40 où elle valait lundi plus de 115 milliards d'euros, perdait vers 7H30 GMT 8,98% à 135,42 euros, dans un marché en baisse de 0,52%.

A l'ouverture, le titre a plongé de plus de 9%, sa pire chute depuis mars 2022, ce qui a effacé tous ses gains depuis le début de l'année.

Elle entraînait aussi à la baisse le motoriste Safran, qui perdait plus de 4%.

L'avionneur européen a indiqué lundi soir qu'il ne serait pas en mesure de respecter la feuille de route fixée en début d'année: il prévoit de ne livrer que 770 avions, contre 800 annoncés auparavant, en raison de difficultés persistantes de sa chaîne de fournisseurs.

Difficultés 

Il a également annoncé une nouvelle provision de 900 millions d'euros au premier semestre, liée à "certains programmes spatiaux de télécommunications, de navigation et d'observation".

Le tout amputera son bénéfice: Airbus, qui prévoyait un bénéfice opérationnel ajusté pour 2024 compris "entre 6,5 et 7,0 milliards d'euros", ne table plus que sur 5,5 milliards d'euros.

"Cet avertissement" est stupéfiant, soulignent les analystes de Deutsche Bank, qui ne recommandent plus d'acheter l'action. "La poussière doit retomber avant que nous puissions redevenir positifs."

Airbus "fait face à plus de défis qu'attendu", résume Chloe Lemarie, analyste de Jefferies.

L'annonce est un "vent contraire" à "la crédibilité de la direction sur le marché de l'espace", expliquent les analystes de RBC dans une note.

Dans le secteur spatial, l'industriel avait déjà dû passer une charge de 600 millions d'euros l'an passé en raison de l'estimation du coût de développement et des perspectives commerciales de certains programmes, notamment les nouveaux satellites géostationnaires de télécommunications Onesat.

L'activité spatiale d'Airbus a représenté l'an passé environ 2 milliards d'euros de chiffre d'affaires sur les 65,4 milliards réalisés par le groupe.

Airbus présentera ses résultats semestriels le 30 juillet.