Clôture des marchés boursiers: Les cours du pétrole pèsent sur les actions saoudiennes

Alors que le marché parallèle Nomu a perdu 335,24 points à 21 278,26, l’indice MSCI Tadawul a chuté de 1,31% à 1464,41 (Photo, Reuters).
Alors que le marché parallèle Nomu a perdu 335,24 points à 21 278,26, l’indice MSCI Tadawul a chuté de 1,31% à 1464,41 (Photo, Reuters).
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Publié le Jeudi 01 juin 2023

Clôture des marchés boursiers: Les cours du pétrole pèsent sur les actions saoudiennes

  • L’indice Tadawul All Share d’Arabie saoudite a chuté de 125,85 points, soit 1,13%, pour clôturer à 11 014,13 points, en raison de la chute des cours du pétrole qui a affecté le moral des investisseurs
  • L’action la plus chère de la journée est celle de Jarir Marketing Co., dont le prix a augmenté de 6,02% pour atteindre 17,60 riyals

RIYAD: L’indice Tadawul All Share d’Arabie saoudite a chuté de 125,85 points, soit 1,13%, pour clôturer à 11 014,13 points, en raison de la chute des cours du pétrole qui a affecté le moral des investisseurs.

Alors que le marché parallèle Nomu a perdu 335,24 points à 21 278,26, l’indice MSCI Tadawul a chuté de 1,31% à 1464,41.

Le volume total des échanges de l’indice de référence a atteint 11,79 milliards de riyals saoudiens (1 riyal = 0,25 euro), 58 actions ayant progressé et 155 ayant reculé.

Les contrats à terme sur le brut Brent, pour livraison en août, ont baissé de 1,69 dollars (1 dollar = 0,94 euro) soit 2,30%, à 71,85 dollars le baril à 15 heures 15, heure d’Arabie saoudite, tandis que le pétrole West Texas Intermediate a chuté de 1,99 dollars, soit 2,87%, à 67,47 dollars.

L’action la plus chère de la journée est celle de Jarir Marketing Co., dont le prix a augmenté de 6,02% pour atteindre 17,60 riyals.

Mercredi, Jarir Marketing Co. a déclaré que ses actionnaires avaient approuvé la proposition du conseil d’administration de réduire la valeur nominale de l’action de 10 riyals à 1 riyal lors de l’assemblée générale extraordinaire tenue le 30 mai.

Le fonds Jadwa REIT Saudi et Saudi Fisheries Co. ont également enregistré les plus fortes hausses de la journée, le cours de leurs actions ayant augmenté respectivement de 3,76% et 3,06%.

Saudi Pharmaceutical Industries and Medical Appliances Corp. a réalisé la plus mauvaise performance, le cours de son action ayant dégringolé de 4,76% pour clôturer à 38,05 riyals.

Par ailleurs, le conseil d’administration d’Al-Baha Investment and Development Co. a recommandé de diviser la valeur nominale des actions de 10 riyals à 0,1 riyals tout en gardant le capital de la société intact.

Dans un document déposé à la bourse, l’entreprise a déclaré que le nombre de ses actions après la division serait de 2,97 milliards.

Mercredi, Filing and Packing Materials Manufacturing Co. a annoncé que son conseil d’administration avait approuvé la transformation de l’entité juridique de sa filiale FPC Industrial Co. d’une société à responsabilité limitée en une société par actions.

«Cette transformation soutiendra les objectifs de FPC en vue de futures expansions. En outre, elle maintiendra sa stabilité et sa durabilité et soutiendra la position financière de l’entreprise, ce qui favorisera l’accroissement des ventes à l’exportation et améliorera les relations de crédit avec certains grands clients étrangers afin que la part d’exportation de l’entreprise augmente et corresponde aux besoins des marchés mondiaux», indique FIPCO dans un communiqué adressé à Tadawul.

Le communiqué ajoute que le conseil d’administration de FIPCO a décidé de fixer un capital autorisé de 100 millions de riyals et de porter le capital libéré de 18 millions de riyals à 70 millions de riyals.

Selon le communiqué, l’augmentation de capital sera financée en utilisant certains soldes de comptes courants entre les partenaires. Le prix de l’action de la société a chuté de 1,57% pour atteindre 43,90 riyals.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Saudia clarifie la vente d’anciens avions Boeing dans un contexte de rapports sur des sanctions

Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
Photo Wikipedia (14 avril 2020) d’un Boeing 777-200 de Saudia, désormais remplacé par des appareils plus récents Airbus et Boeing. (John Taggart / Wikimedia Commons)
  • Saudia affirme que des Boeing 777-200 ont été vendus légalement à une société étrangère
  • La compagnie dit n’avoir aucun lien avec les appareils depuis la vente de juin 2023

RIYAD : Le transporteur national saoudien Saudia a clarifié samedi des informations circulant dans les médias et sur les réseaux sociaux concernant le transfert d’avions Boeing 777-200 qu’il possédait auparavant à une compagnie aérienne faisant l’objet de sanctions internationales.

Dans un communiqué publié sur la plateforme sociale X, la compagnie a indiqué que les appareils avaient été vendus le 7 juin 2023 à une société enregistrée en dehors de l’Arabie saoudite, et que la transaction avait été réalisée conformément à toutes les procédures commerciales et juridiques applicables.

« Depuis la finalisation de la vente, Saudia n’a plus aucun lien opérationnel ou commercial avec ces avions », a déclaré la compagnie, sans identifier l’acheteur ni fournir davantage de détails.

Cette déclaration intervient après des rapports et publications en ligne ayant lié d’anciens appareils de Saudia à un transporteur sanctionné, poussant la compagnie à prendre publiquement ses distances avec toute utilisation ultérieure de ces avions.

Saudia, anciennement connue sous le nom de Saudi Arabian Airlines, a été fondée en septembre 1945 et est la plus ancienne compagnie aérienne du Royaume. Selon son site internet, elle exploite actuellement une flotte d’environ 149 avions de passagers.

Sa flotte comprend 95 avions Airbus des familles A320, A321 et A330, ainsi que 54 appareils Boeing incluant les séries 777 et 787 Dreamliner. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


France: la production industrielle recule de 0,1% en mai

Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi. (AFP)
  • "Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note
  • En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%)

PARIS: Un des moteurs de l'économie française, la production industrielle de la France a légèrement reculé en mai, de 0,1% sur un mois, pénalisée par la production manufacturière dont la baisse est nettement plus marquée (-1%), a indiqué l'Insee vendredi.

En avril, la production industrielle avait augmenté de 0,3% et la production manufacturière de 0,6%, après révision à la hausse.

Dans l'industrie manufacturière, la production est en repli dans tous les principaux secteurs, a précisé l'Institut national de la statistique et des études économiques: les matériels de transport (-2,8%) dont l'automobile (-4,7%), les biens d'équipement électriques, électroniques et informatiques (-2,3%), la cokéfaction et le raffinage (-9,0%), les "autres produits industriels comme la métallurgie, chimie et pharmacie (-0,4%) ainsi que les industries agro-alimentaires (-0,3%).

"Le moteur de l'économie française commence à perdre de sa vigueur", a souligné Charlotte de Montpellier, économiste chez ING, dans une note.

En revanche, la production des industries extractives, énergie, eau a rebondi (+3,2%). "La hausse qui concerne à la fois l'électricité et le gaz est due à une augmentation de la consommation liée aux températures fraîches en milieu de mois, puis à l'épisode caniculaire en fin de mois", a expliqué l'Insee.

Sur les trois derniers mois (mars à mai), par rapport à la même période en 2025, la production a augmenté de 2,4% dans l'industrie et de 2,2% dans l'industrie manufacturière.

Dans la construction, la production a progressé de 1,2% en mai sur un mois, mais elle s'inscrit en baisse de 2,3% sur les trois mois allant de mars à mai par rapport aux mêmes trois mois de l'an dernier.

Dans les prochains mois, "certains facteurs temporaires qui avaient bénéficié à l'industrie française, notamment la mise à l'arrêt de la production chez certains concurrents asiatiques, vont progressivement s'estomper avec l'apaisement de la situation au Moyen-Orient", a analysé Charlotte de Montpellier.

"D'autres facteurs continueront toutefois de soutenir l'activité, notamment la forte demande dans l'aéronautique et la hausse des dépenses de défense, qui bénéficie largement aux 5% de l'industrie française orientés vers l'armement", a-t-elle ajouté.

Selon elle, "l'industrie française devrait continuer à surperformer le secteur des services", affecté notamment par la faible confiance des ménages, "mais avec un peu moins d’élan qu’en début d’année", avec des répercussions sur la croissance.


Transport maritime: CMA CGM inaugure le "Notre-Dame", plus grand porte-conteneurs français

L'ancien Premier ministre français et maire du Havre, Édouard Philippe, l'épouse du président français Brigitte Macron, le président-directeur général du groupe CMA CGM, Rodolphe Saadé, le ministre français des Transports Philippe Tabarot et Delphine Arnault, à la tête de Dior et vice-présidente exécutive de Louis Vuitton, participent à l'inauguration du porte-conteneurs « Notre-Dame » de CMA CGM, le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français, au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 2 juillet 2026. (AFP)
L'ancien Premier ministre français et maire du Havre, Édouard Philippe, l'épouse du président français Brigitte Macron, le président-directeur général du groupe CMA CGM, Rodolphe Saadé, le ministre français des Transports Philippe Tabarot et Delphine Arnault, à la tête de Dior et vice-présidente exécutive de Louis Vuitton, participent à l'inauguration du porte-conteneurs « Notre-Dame » de CMA CGM, le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français, au Havre, dans le nord-ouest de la France, le 2 juillet 2026. (AFP)
  • CMA CGM a baptisé au Havre le "Notre-Dame", le plus grand porte-conteneurs sous pavillon français et premier d'une série de 10 navires géants, renforçant la souveraineté maritime française
  • Fonctionnant au GNL, ce navire de 400 mètres peut transporter 24.000 conteneurs et assurera les échanges commerciaux entre l'Asie et l'Europe

LE HAVRE: CMA CGM a baptisé jeudi au Havre (Seine-Maritime) le "Notre-Dame", plus gros porte-conteneurs sous pavillon français et le premier d'une série de dix navires géants commandés par l'armateur basé à Marseille.

Long de 400 mètres et plus haut que les tours de la cathédrale parisienne dont il porte le nom, le navire a été inauguré à la mi-journée devant plusieurs centaines de personnes, parmi lesquelles le maire du Havre Édouard Philippe et l'épouse du chef d'Etat Brigitte Macron.

"Je nomme ce navire CMA CGM Notre-Dame. Je souhaite bon vent à son équipage et à tous ceux qui navigueront à son bord", a lancé sa marraine Delphine Arnault, PDG de Christian Dior Couture, avant de briser la traditionnelle bouteille de champagne sur la coque.

Le choix du pavillon français vient d'un engagement pris par le PDG de CMA CGM, Rodolphe Saadé, devant Emmanuel Macron en novembre 2025.

Alors que les armateurs défendaient un avantage fiscal menacé, M. Saadé avait annoncé l'immatriculation sous pavillon français de ces nouveaux porte-conteneurs, présentés comme une contribution au renforcement de la souveraineté maritime française.

"Dans un monde où les routes maritimes sont de nouveau sous tension, notre mission n'a jamais été aussi essentielle", a déclaré jeudi le patron du troisième armateur mondial.

"À l'heure où la mer redevient un espace d'affirmation et de souveraineté (...), pour la France, dont la prospérité repose en grande partie sur les échanges internationaux, c'est un enjeu direct de compétitivité", a-t-il poursuivi.

Fleuron d'une nouvelle génération de porte-conteneurs géants, le "Notre-Dame" a été commandé pour transporter les marchandises produites par les usines asiatiques vers les consommateurs européens, et pour les produits agroalimentaires, cosmétiques et pharmaceutiques européens vers l'Asie.

Ce mastodonte des mers, le plus grand du monde à fonctionner grâce au gaz naturel liquéfié (GNL), sort du gigantesque chantier naval Yangzijiang Shipbuilding (YZJ) près de Shanghai, en Chine.

Il peut embarquer 24.000 conteneurs standards, soit l'équivalent de 20.000 camions ou 600 trains de fret, et son équipage est composé en moyenne d'une trentaine de personnes.

Le choix de son nom s'inscrit dans une tradition de séries thématiques adoptée par l'armateur. Pour cette nouvelle génération de porte-conteneurs, CMA CGM a choisi de mettre à l'honneur des symboles du patrimoine français.

Après le "Notre-Dame", le deuxième navire de la série, le "Panthéon", doit rejoindre la flotte en septembre.