Japon: un mort et des dizaines de blessés au passage du typhon Nanmadol

Des ouvriers nettoient les débris et la boue sur le site d'un glissement de terrain causé par le typhon Nanmadol à Mimata, préfecture de Miyazaki, le 19 septembre 2022 (Photo, AFP).
Des ouvriers nettoient les débris et la boue sur le site d'un glissement de terrain causé par le typhon Nanmadol à Mimata, préfecture de Miyazaki, le 19 septembre 2022 (Photo, AFP).
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Publié le Lundi 19 septembre 2022

Japon: un mort et des dizaines de blessés au passage du typhon Nanmadol

  • Le puissant typhon s'est affaibli depuis qu'il a touché terre dimanche soir près de la ville de Kagoshima, au sud de la grande île de Kyushu
  • Mais il a déraciné des arbres, brisé des fenêtres et gonflé des rivières

IZUMI : Les niveaux d'alerte au Japon pour le typhon Nanmadol ont été rétrogradés lundi après de fortes intempéries qui ont fait au moins un mort et des dizaines de blessés.

Le puissant typhon s'est affaibli depuis qu'il a touché terre dimanche soir près de la ville de Kagoshima, au sud de la grande île de Kyushu, mais il a déraciné des arbres, brisé des fenêtres et gonflé des rivières.

Près de six millions de personnes étaient toujours sous le coup d'avis d'évacuation, et les autorités ont appelé la population à rester en alerte, en particulier dans les zones où les rivières se déchaînaient encore après de longues heures de pluie.

Dans le département de Miyazaki, certains secteurs ont reçu plus de précipitations en 24 heures qu'ils n'en reçoivent normalement pendant tout le mois de septembre.

"Nous vous demandons de rester vigilants face aux (risques) d'inondations et de glissements de terrain", a lancé à la population un responsable gouvernemental, Yoshiyuki Toyoguchi.

Les autorités du département de Miyazaki ont confirmé à l'AFP le décès d'un homme d'une soixantaine d'années de la ville de Miyakonojo, qui a été retrouvé sans signes de vie dans une voiture submergée sur des terres agricoles.

Et dans la région de Fukuoka (sud-ouest), les autorités ont déclaré qu'elles enquêtaient pour déterminer si un autre décès était lié à la tempête.

Le Premier ministre japonais Fumio Kishida, qui devait partir lundi pour l'Assemblée générale des Nations unies à New York, retardera son voyage d'un jour pour vérifier l'ampleur des dégâts, a confirmé son bureau.

Toutefois, compte tenu de l'intensité du typhon qui a touché la côte sud-ouest avec des rafales atteignant 234 kmh, les dégâts semblent relativement limités jusqu'ici.

"Le typhon a pratiquement disparu aujourd'hui (lundi) et la pluie et le vent se calment aussi maintenant", a déclaré à l'AFP un responsable de la gestion des crises dans la ville de Saito (département de Miyazaki).

"L'électricité est coupée dans certains endroits" et des habitants ont signalé "des arbres renversés", a-t-il dit, en mentionnant des inondations dans "certaines zones".

«Pas en sécurité chez moi»

Dans l'île de Kyushu, des milliers de personnes ont passé la nuit dans des abris, tandis que d'autres se sont installées dans des bâtiments plus solides.

Dans la ville d'Izumi (département de Kagoshima), Yasuta Yamaguchi, 30 ans, s'est réfugié dans un hôtel. "Je suis venu pour m'abriter car il y avait du vent et je pensais que c'était dangereux", a-t-il expliqué à l'AFP. "Je ne me sentais pas en sécurité chez moi".

Lundi après-midi, plus de 240 000 foyers des régions de Kyushu et de Chugoku étaient encore privés d'électricité, ont indiqué les services publics, alors que la tempête remontait lentement le long de la côte ouest du Japon.

Des centaines de vols ont été annulés et les services ferroviaires dans les régions touchées ont également été interrompus au plus fort des intempéries.

A 16H00 (07H00 GMT), le typhon se déplaçait vers le nord/nord-est, au large des côtes du département de Shimane, dans la partie occidentale du pays, avec des rafales maximales d'environ 160 km/h, selon l'Agence météorologique japonaise (JMA).

Il "continue de s'affaiblir" et "a été rétrogradé de la catégorie des typhons forts et larges à celle des typhons larges", a déclaré aux journalistes Ryuta Kurora,  chef de l'unité de prévision de la JMA.

La saison des typhons culmine d'août à septembre au Japon, où elle est marquée par de fortes pluies susceptibles de provoquer de brusques inondations et des glissements de terrain meurtriers.

En 2019, le typhon Hagibis s'était abattu sur le Japon en pleine Coupe du monde de rugby, causant la mort de plus de 100 personnes.

Un an plus tôt, le typhon Jebi avait entraîné la fermeture de l'aéroport du Kansai à Osaka, tuant 14 personnes.

Et en 2018, des inondations et des glissements de terrain ont fait plus de 200 morts dans l'ouest du Japon pendant la saison des pluies.

Des scientifiques estiment que le changement climatique augmente l'intensité des tempêtes et les phénomènes météorologiques extrêmes.


Téhéran veut garder le contrôle d'Ormuz, fin du round de négociations

Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient. (AFP)
  • Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures
  • En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna

BURGENSTOCK: Téhéran a répété mardi vouloir garder le contrôle sur le détroit d'Ormuz, tandis que s'est achevé le round de négociations avec les Américains débuté ce week-end en Suisse pour tenter de mettre fin à la guerre au Moyen-Orient.

Ces discussions ont permis de poser des "bases très solides pour aboutir à un accord final réussi", s'est félicité lundi le vice-président américain JD Vance, les Etats-Unis annonçant dans la foulée une suspension de deux mois des sanctions sur le pétrole iranien.

Le responsable américain, ainsi que le négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, ont quitté lundi le complexe hôtelier du Bürgenstock, dans les Alpes suisses, au terme d'un marathon de 18 heures, laissant à des diplomates le soin de poursuivre des discussions "techniques" sur place.

Celles-ci se sont également achevées et les pourparlers se poursuivront ultérieurement au sein de groupes de travail, a indiqué mardi la diplomatie iranienne à l'agence officielle Irna.

En attendant, M. Ghalibaf a réaffirmé que les conditions dans le détroit d'Ormuz ne retourneraient pas à celles d'avant-guerre et que la voie resterait "administrée" par son pays, selon des propos rapportés mardi par Irna.

Le passage par Ormuz, où transite en temps normal 20% du pétrole et du GNL mondial, était libre de tout contrôle avant le déclenchement par les Etats-Unis et Israël le 28 février de la guerre contre l'Iran.

Mais "l'administration du détroit d'Ormuz ne redeviendra jamais ce qu'elle était avant la guerre", a assuré M. Ghalibaf, martelant que "l'Iran administrera" celui-ci.

L'Iran a par ailleurs indiqué mardi avoir conclu en Suisse avec les Américains un accord pour le déblocage "immédiat" de 12 milliards d'avoirs iraniens gelés.

Ceux-ci seront libérés "en deux tranches de 6 milliards", a détaillé auprès d'Irna le chef de la délégation iranienne chargé des discussions techniques, le vice-ministre de Affaires étrangères Kazem Gharibabadi.

M. Vance avait souligné que son pays s'assurerait qu'un éventuel déblocage d'avoirs iraniens "ne servirait pas à financer le terrorisme".

Ghalibaf à Oman 

Le cycle de négociations entamé ce week-end en Suisse nourrit les espoirs d'un règlement durable du conflit et a fait retomber le cours du baril de Brent de la mer du Nord sous la barre des 78 dollars, loin des plus de 126 dollars atteints au paroxysme de la guerre.

Les négociations, où le Pakistan et le Qatar jouent un rôle de médiation, doivent aboutir à un document final sous un délai de 60 jours renouvelables.

Dans ce cadre, le président iranien, Massoud Pezeshkian, doit effectuer une visite d'Etat à Islamabad mardi, selon la diplomatie pakistanaise.

Le secrétaire d'Etat américain Marco Rubio est pour sa part attendu de mardi à jeudi aux Emirats arabes unis, à Bahreïn et au Koweït, selon son ministère.

Et l'équipe de négociateurs iraniens, emmenée par M. Ghalibaf, s'est rendue de son côté à Oman pour parler précisément de la gestion du détroit d'Ormuz, selon Irna.

Pressé de mettre un terme à un conflit qui pèse sur le pouvoir d'achat de ses citoyens, Washington a multiplié les gestes envers Téhéran.

Concernant le pétrole, principale ressource de la République islamique, "toutes les transactions" concernant la production, la vente et le transport d'hydrocarbures d'origine iranienne "sont autorisées jusqu'au 21 août", a détaillé le ministère américain des Finances.

Selon M. Vance, Téhéran a accepté d'inviter à nouveau des inspecteurs de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), ce que l'Iran n'a pas confirmé.

"Premier test réel" 

Mises en place par l'accord de 2015 déchiré par M. Trump en 2018, ces inspections avaient été suspendues par l'Iran après les bombardements israélo-américains de ses installations en juin 2025.

Les inspecteurs de l'AIEA n'ont depuis pas pu visiter les sites touchés, laissant planer le doute sur l'état des stocks d'uranium hautement enrichi de la République islamique, un point de contentieux majeur avec Washington.

Téhéran a toujours nié chercher à se doter de l'arme nucléaire, tout en restant inflexible sur son droit à exploiter une filière nucléaire civile complète.

Sur le front libanais, que Téhéran a insisté pour associer aux discussions, une "cellule de gestion des conflits" va être mise en place pour faire cesser les combats entre Israël et le mouvement pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans la guerre début mars.

Lundi, le président libanais Joseph Aoun a ainsi fait savoir avoir reçu un appel de M. Vance au sujet de "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard".

L'offensive au Liban, destinée selon Israël à empêcher les attaques du Hezbollah, a fait plus de 4.100 morts selon les autorités et plus d'un million de déplacés.

Pour le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, le respect de ce cessez-le-feu sera "le premier test réel" de la solidité du protocole d'accord américano-iranien.


Pourparlers Iran-Etats-Unis : «des bases très solides» en vue d'un accord final, selon JD Vance

Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance. (AFP)
  • "Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis
  • Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna

BURGENSTOCK: Les pourparlers entre l'Iran et les Etats-Unis tenus dimanche en Suisse pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient ont permis d'établir des "bases très solides" en vue d'un accord final, a affirmé lundi le vice-président américain JD Vance.

"Nous avons posé des bases très solides pour aboutir à un accord final réussi. L'accord final, c'est la maison. Nous en avons posé les fondations. Nous n'avons pas encore construit la maison, mais nous avons posé des bases solides pour atteindre une issue favorable pour le peuple américain", a-t-il déclaré aux journalistes.

Après la signature d'un protocole d'accord la semaine dernière et un démarrage dans le chaos, ces négociations, lancées dimanche dans le complexe hôtelier du Burgenstock, dans les Alpes suisses, doivent aboutir, sous un délai de 60 jours renouvelables, à un document final.

"Nous avons réalisé de nombreux progrès satisfaisants. Nous avons fait exactement ce que nous voulions faire", a assuré JD Vance, qui va rentrer aux Etats-Unis.

Côté iranien, l'équipe conduite par le président du Parlement, Mohammad Bagher Ghalibaf, et le chef de la diplomatie, Abbas Araghchi, a quitté le Burgenstock, à l'issue de "18 heures d'intenses discussions", selon l'agence de presse Irna.

Des négociations vont toutefois se poursuivre au niveau technique.

"Nos équipes, en collaboration avec les Iraniens, les Qataris et les Pakistanais, ont réalisé d'importants progrès hier. Elles continueront à travailler au niveau technique avec les équipes présentes ici au Burgenstock", a indiqué JD Vance.

"Ces négociations techniques se poursuivront ensuite au cours des semaines et des jours à venir. Nous voulions mettre en place une structure pour garantir une supervision politique adéquate", a-t-il ajouté.


Iran et Etats-Unis s'accordent sur une feuille de route pour un accord définitif sous 60 jours

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint. (AFP)
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  • Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient
  • "La médiation pakistanaise et qatarie a permis des progrès majeurs afin de mettre un terme à la guerre au Liban"

BURGENSTOCK: Les Etats-Unis et l'Iran se sont entendus sur une "feuille de route" pour conclure dans les 60 jours un accord définitif pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient, lors de leur première séance de négociations en Suisse, ont annoncé lundi les médiateurs pakistanais et qatari.

Les délégations se sont "mises d'accord sur une feuille de route visant à parvenir à un accord définitif dans un délai de 60 jours, jetant ainsi les bases d'un démarrage immédiat de nouvelles discussions techniques" qui se poursuivront cette semaine en Suisse, ont écrit les gouvernements pakistanais et qatari dans un communiqué conjoint.