Covid en Chine: 1,7 million d'habitants confinés dans l'est du pays

La Chine a placé 1,7 million d'habitants en confinement dans la province de l'Anhui (est), où quelque 300 nouveaux cas ont été rapporté lundi dans le cadre d'un nouveau regain de Covid dans certaines régions. (AFP).
La Chine a placé 1,7 million d'habitants en confinement dans la province de l'Anhui (est), où quelque 300 nouveaux cas ont été rapporté lundi dans le cadre d'un nouveau regain de Covid dans certaines régions. (AFP).
Short Url
Publié le Lundi 04 juillet 2022

Covid en Chine: 1,7 million d'habitants confinés dans l'est du pays

  • Le géant asiatique adopte une approche ferme face au virus, avec de grandes campagnes de dépistage, des quarantaines obligatoires et des confinements dès l'apparition de quelques cas
  • Le ministère de la Santé a fait état lundi pour l'Anhui de 287 nouveaux cas positifs, ce qui porte le total à plus d'un millier pour la province ces derniers jours

PÉKIN : La Chine a placé 1,7 million d'habitants en confinement dans la province de l'Anhui (est), où quelque 300 nouveaux cas de Covid ont été rapportés lundi dans le cadre d'un regain de l'épidémie dans certaines régions.

Le géant asiatique adopte une approche ferme face au virus, avec de grandes campagnes de dépistage, des quarantaines obligatoires et des confinements dès l'apparition de quelques cas.

Le regain épidémique dans l'Anhui intervient au moment où l'économie chinoise se remet lentement du confinement de Shanghai, levé début juillet après plusieurs mois.

Deux cantons de la province, Sixian et Lingbi, ont annoncé des confinements qui concernent plus de 1,7 million d'habitants. Ils ne peuvent sortir de leurs domiciles que pour se faire tester.

La télévision publique CCTV a diffusé des images de rues vides de Sixian ce week-end, avec des habitants faisant la queue pour passer leur sixième test PCR en quelques jours.

Le ministère de la Santé a fait état lundi pour l'Anhui de 287 nouveaux cas positifs, ce qui porte le total à plus d'un millier pour la province ces derniers jours.

Le gouverneur provincial, Wang Qingxian, a exhorté les autorités à "mettre en oeuvre un dépistage rapide" ainsi qu'une mise en quarantaine et un signalement des cas dans les plus brefs délais.

La province voisine du Jiangsu a également rapporté lundi 56 nouveaux cas dans quatre villes.

Des photos diffusées sur les réseaux sociaux et vérifiées par l'AFP montrent des centaines de personnes vêtues de combinaisons intégrales de protection en train de faire la queue à Wuxi, une ville du Jiangsu. Elles attendent apparemment de monter dans des bus pour rejoindre des centres de quarantaine.

Certaines photos montrent des bébés habillés de vêtements de protection bleus, portés sur leurs épaules par des personnes qui traînent des valises et attendent devant un hôpital dans une chaleur étouffante. Les températures à Wuxi ont atteint ces derniers jours les 36 degrés.

Le nombre de cas reste très bas en Chine comparé à l'immense majorité des autres pays.

Mais les autorités entendent limiter la circulation du virus au maximum en raison des ressources médicales limitées dans certains endroits et du relatif faible taux de vaccination chez les personnes âgées.

Cette stratégie pèse toutefois lourdement sur l'économie du géant asiatique.

Seul assouplissement notable pris ces dernières semaines par les autorités: la quarantaine à l'arrivée en Chine est désormais réduite à 10 jours, contre au moins 21 initialement.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
Short Url
  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
Short Url
  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Short Url
  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.