Première victoire de Sainz en F1, au terme d'un GP de Grande-Bretagne fou

Carlos Sainz Jr. de Ferrari célèbre sa victoire sur le podium avec Sergio Perez de Red Bull, deuxième, et Lewis Hamilton, troisième de Mercedes (Photo, Reuters).
Carlos Sainz Jr. de Ferrari célèbre sa victoire sur le podium avec Sergio Perez de Red Bull, deuxième, et Lewis Hamilton, troisième de Mercedes (Photo, Reuters).
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Publié le Lundi 04 juillet 2022

Première victoire de Sainz en F1, au terme d'un GP de Grande-Bretagne fou

  • Sainz offre à la Scuderia sa première victoire depuis le GP d'Australie début avril
  • «C'est incroyable, première victoire en course 150 courses plus tard, avec Ferrari et à Silverston»

SILVERSTONE, Royaume-Uni: La Grande-Bretagne aura servi son lot de "premières" à Carlos Sainz: auteur la veille de la première pole position de sa carrière en Formule 1, l'Espagnol a remporté dimanche son premier Grand Prix, au terme d'une course mouvementée marquée dès le départ par un spectaculaire accident sans gravité.

"C'est incroyable, première victoire en course 150 courses plus tard, avec Ferrari et à Silverstone", a réagi le pilote Ferrari de 27 ans, qui s'impose devant le Mexicain Sergio Pérez (Red Bull), tombé à la 16e place en début de course après un accrochage, et le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes).

Sainz offre à la Scuderia sa première victoire depuis le GP d'Australie début avril.

L'autre Ferrari, celle du Monégasque Charles Leclerc, un temps aux commandes de la course, termine au pied du podium, victime de la stratégie de son équipe.

Contrairement à Sainz ou à Hamilton, Leclerc n'a pas été appelé à changer de pneus lors d'un drapeau jaune à quelque dix tours de la fin. Ses pneus durs usés lui ont fait perdre l'avantage sur la concurrence.

Loin derrière, le Néerlandais Max Verstappen, toujours leader au championnat à l'issue de la course mais en difficulté au volant de sa Red Bull, termine à une modeste 7e place après avoir lutté contre l'Allemand Mick Schumacher (Haas), qui, huitième, marque ses premiers points en F1.

Luttes en série

Sur le mythique tracé de Silverstone, où plus de 400.000 spectateurs étaient attendus ce week-end, le spectacle a tenu ses promesses. Et même plus.

Les derniers tours de piste ont notamment vu Sergio Pérez, Lewis Hamilton et Leclerc s'offrir une belle lutte pour la deuxième place. Pérez remportant la bataille, c'est ensuite une haletante lutte pour la troisième place que se sont livrés Hamilton et Leclerc.

S'il assure "avoir tout donné", Hamilton, septuple champion du monde de la discipline, signe un triste record personnel: celui du plus grand nombre de courses disputées – 11 en l'occurrence - sans la moindre victoire. En revanche, son podium, le 13e à Silverstone - lui offre le record absolu sur un seul tracé.

A l'issue de cette manche britannique, la 10e de la saison, statu quo au championnat des pilotes pour les trois premiers: Verstappen compte 181 points au championnat et devance son coéquipier Pérez (147 points) et Leclerc (138 points).

Accident et intrusions 

Plus tôt dans l'après-midi, le Grand Prix a été interrompu seulement quelques instants après le départ en raison d'un accident impliquant plusieurs pilotes.

Sur les images diffusées par les producteurs de la F1, les monoplaces de Pierre Gasly, de George Russell (Mercedes) et de Zhou Guanyu (Alfa-Romeo) sont entrées en contact à l'approche du premier virage. La monoplace de Zhou Guanyu, percutée par celle de Russell, s'est retournée pour terminer sa course de l'autre côté des barrières de sécurité, contre les grillages séparant la piste des spectateurs.

Dans le même temps, Alexander Albon (Williams), Esteban Ocon - mais également l'Allemand Sebastian Vettel (Aston Martin) et le Japonais Yuki Tsunoda (AlphaTauri) - ont aussi été impliqués indirectement dans l'accident - la Williams ayant été envoyée contre les barrières alors que le pilote tentait de ralentir.

Si Zhou est sorti du centre médical "en bonne santé", Albon a été transporté à l'hôpital "pour des examens de précaution". George Russell (Mercedes) a également dû abandonner.

A la suite de cet accident, les autres pilotes sont rentrés dans les stands pour près d'une heure. Et si au premier départ Verstappen avait pris l'avantage sur Sainz, la reprise de la course s'est fait selon l'ordre établi lors des qualifications... au détriment donc du Batave.

Par ailleurs, alors que la course était encore neutralisée, plusieurs personnes ont "tenté" selon la Fédération internationale de l'automobile, de s'introduire sur la piste. "Ces personnes ont été immédiatement éloignées et l'affaire est maintenant traitée par les autorités locales", a indiqué la FIA.

L'opération a été revendiquée par les militants pour le climat de Just Stop Oil, un groupe qui réclame l'arrêt de l'exploration des énergies fossiles au Royaume-Uni.


Découverte : Blossom Space à Djeddah

(Photo: Arab News)
(Photo: Arab News)
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  • Blossom Space excelle dans les articles de papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés

DJEDDAH : À Djeddah, Blossom Space combine charme, convivialité et créativité dans un seul et magnifique lieu. Dès que vous franchissez la porte, on a l’impression d’entrer dans les pages d’un livre d’histoires — un monde doux et rêveur, à mi-chemin entre une bibliothèque confortable et une boutique-cadeaux fantaisiste.

Le personnel est exceptionnellement gentil et accueillant, ajoutant une touche personnelle qui élève toute l’expérience.

L’extérieur est déjà séduisant, avec une façade en verre élégante et une enseigne lumineuse qui suggèrent un espace moderne et légèrement haut de gamme — discret mais intrigant, plutôt « trésor caché » qu’une boutique clinquante.

Une fois à l’intérieur, l’atmosphère se transforme en chaleur et charme. Des étagères en bois et un éclairage doux créent une ambiance apaisante, rappelant un coin lecture tranquille.

Les détails décoratifs — mini-carrousels, accents vintage, papeterie délicate — évoquent un sentiment nostalgique, presque de livre d’histoires. Les plantes suspendues apportent vie et fraîcheur, tandis que les présentoirs pastel offrent un rendu visuel plaisant, féminin et digne d’un tableau Pinterest.

Blossom Space brille dans la papeterie, proposant carnets, encres et autres objets soigneusement sélectionnés. Pour ceux qui cherchent une expérience plus interactive, l’espace coloriage à l’étage est parfait pour se détendre et se ressourcer, offrant une échappée thérapeutique pour adultes et enfants.

Les activités de coloriage coûtent SR35 (9 $), et les expériences de décoration à la main SR65.

J’y suis allé deux fois. La première visite était agréable, même si certaines peintures étaient sèches et le café gratuit pouvait être meilleur. La deuxième fois, je suis venu avec un ami mais je ne voulais pas peindre, et on m’a demandé de payer l’entrée. Je comprends la politique, mais cela a été un peu décevant, surtout que l’endroit était vide.

Que vous soyez amateur de livres, passionné de papeterie ou simplement en quête d’une sortie différente et mémorable, Blossom Space ne déçoit pas.

Organisé, propre et débordant de charme, j’y retournerai sans hésiter. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Ahmad Kaabour : la voix de Beyrouth s’éteint à 71 ans

Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
Le chanteur libanais Ahmad Kaabour en concert au festival « Angham min al-Sharq » (Les Sons de l’Arabie) à Abou Dhabi, le 7 mai 2010. Organisé par l’Autorité pour la Culture et le Patrimoine d’Abou Dhabi (ADACH), l’événement célèbre la richesse musicale du monde arabe. (AFP)
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  • Ahmad Kaabour est décédé à 71 ans à Beyrouth, après une longue lutte contre le cancer, laissant un héritage musical engagé et profondément lié à la mémoire de la ville
  • Son répertoire transforme Beyrouth en protagoniste, célébrant sa résilience, sa culture et ses traditions à travers plus de quatre décennies de carrière

​​​​​DUBAÏ: La disparition d’Ahmad Kaabour marque un chapitre essentiel de la mémoire musicale de Beyrouth. Figure emblématique de la chanson engagée et du patrimoine musical libanais, Kaabour aura traversé les décennies comme un témoin sonore des douleurs et des renaissances de sa ville natale. 

L’artiste s’est éteint à Beyrouth à l’âge de 71 ans, après une longue lutte contre le cancer. Né dans la capitale libanaise en 1955, il laisse derrière lui un héritage musical profondément ancré dans l’histoire et l’identité de la ville. Sa disparition marque la fin d’une voix qui a su chanter à la fois la douleur, l’espoir et la résilience de Beyrouth et du Liban.

Né dans une famille d’artistes, Kaabour commence à composer dès l’adolescence. En 1975, alors que le Liban s’enfonce dans la guerre civile, il compose la musique de « Ounadikom », sur des paroles du poète palestinien Tawfiq Ziad. La chanson devient un hymne de protestation et de solidarité, traversant générations et frontières.

Au fil des années, Kaabour travaille aux côtés de figures majeures de la scène libanaise, devenant partenaire artistique de Ziad Rahbani et Marcel Khalifé, tout en naviguant entre engagement politique et sensibilité populaire. 

Cette ouverture à des influences internationales se manifeste également dans son adaptation de « Baddi Ghanni Lannas », version arabe de « Chanter pour ceux qui sont loin de chez eux » de Michel Berger, parue en 1985 sur l’album Différences. Dans cette relecture, Ahmad Kaabour conserve la mélodie poignante et épurée de l’original, tout en y insufflant des paroles arabes ancrées dans les réalités libanaises et, plus largement, arabes.

Là où Berger chantait l’exil et la marginalité, Kaabour en élargit la portée pour en faire un hymne à la dignité et à la présence des peuples, fidèle à son engagement artistique. Cette collaboration indirecte — où Berger est crédité pour la musique et Kaabour pour l’adaptation — illustre sa capacité à faire dialoguer les cultures tout en restant profondément enraciné dans son identité.

Le lien avec Beyrouth reste central dans son œuvre. « La3younak » (1993) est une véritable déclaration d’amour à la ville, diffusée largement dans les années 1990, notamment sur Future TV, et incarnant l’esprit d’une capitale en reconstruction  derrière sa mélodie douce et nostalgique, c’est une ville-personne qui se dessine : aimée, fragilisée, mais toujours debout. 

Cette fibre beyrouthine traverse aussi d’autres titres. Dans ses reprises, comme « Shu Beddak » après l’explosion du port de 2020, Kaabour transforme une chanson populaire en élégie contemporaine, appelant à la mémoire et à la responsabilité collective. Dans des registres plus festifs, comme « Allou Al Bayarek », associé aux traditions du Ramadan à Beyrouth, il célèbre les rituels et la vie quotidienne de la ville, inscrivant son œuvre au cœur de la culture et des traditions locales.

Au-delà de ses succès pour adultes, Kaabour n’a jamais négligé le jeune public. Ses spectacles pour enfants, souvent avec la troupe Firkat al-Sanabel et le Théâtre libanais de marionnettes, évitaient la simplification, mêlant rythme, histoire et réflexion sur le monde. Pour lui, la musique était un pont entre générations et un moyen de transmettre mémoire et émotion.

Avec plus de quatre décennies de carrière, Ahmad Kaabour laisse un héritage unique : Beyrouth, avec toutes ses blessures et ses espoirs, comme protagoniste de sa musique. Sa voix restera à jamais l'écho de la ville qu’il a tant aimée.


Le décès de Loana pourrait être dû à une chute, selon le parquet

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours. (AFP)
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  • Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies
  • "A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur

NICE: Le décès de Loana, première vedette de la télé-réalité en France, retrouvée morte mercredi à son domicile à Nice, pourrait être dû à une chute, sans intervention d'un tiers, a annoncé jeudi le procureur de Nice, Damien Martinelli.

Agée de 48 ans, l'ex-star a été retrouvée sans vie mercredi vers 18h à son domicile près de la gare de Nice par les pompiers, prévenus par un voisin inquiet de ne plus la voir depuis plusieurs jours.

La porte de l'appartement étant fermée à clé de l'intérieur, les pompiers sont entrés par une fenêtre. Loana était "manifestement décédée depuis plusieurs jours", et son chien a également été retrouvé mort, selon le communiqué du procureur.

Une plaie à l'arrière du crâne et des ecchymoses dans la région lombaire laissent envisager que le décès puisse être lié à une chute en arrière.

Une enquête en recherche des causes de la mort a été confiée à la police judiciaire, et le corps a été transporté à l'institut médico-légal en vue d'une autopsie et d'analyses toxicologiques et de recherches d'éventuelles pathologies.

"A ce stade des investigations, aucun élément ne permet d'envisager l'intervention d'un tiers en lien avec le décès", a ajouté le procureur.

La France avait découvert Loana Petrucciani (de son nom complet) en avril 2001 lorsqu'elle a vécu avec d'autres anonymes dix semaines durant 24 heures sur 24 sous l'oeil des caméras de M6.

Le succès du "Loft" a été immédiat et phénoménal et l'émission, considérée comme culte, a inspiré une série pour la plateforme de streaming d'Amazon, Prime Video, en 2024.

Mais Loana a quitté peu à peu le monde du show business et entamé un long déclin personnel, entre violences subies, problèmes de santé, tentatives de suicide, overdoses et épisodes psychiatriques.

"On peut dire que nous avons vécu un conte de fées. Une vie que jamais nous n'aurions osé imaginer. Un rêve éveillé, intense. Et puis, je t'ai vue tomber, te redresser, te battre, lutter, céder... Tu as tout donné, jusqu'au bout", a témoigné sur Instagram le chroniqueur Steevy Boulay, autre "lofteur" de la première édition.