L'hélicoptère disparu en Italie avec des passagers turcs et libanais repéré, sept morts

D'intenses recherches étaient en cours vendredi dans le nord de l'Italie au lendemain de la disparition d'un hélicoptère transportant sept personnes. (AFP)
D'intenses recherches étaient en cours vendredi dans le nord de l'Italie au lendemain de la disparition d'un hélicoptère transportant sept personnes. (AFP)
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Publié le Samedi 11 juin 2022

L'hélicoptère disparu en Italie avec des passagers turcs et libanais repéré, sept morts

  • Selon l'agence de presse italienne Ansa, l'hélicoptère transportait 6 passagers étrangers, parmi lesquels 4 Turcs et 2 Libanais
  • L'hélicoptère a décollé en Toscane et se dirigeait vers la ville de Trévise, lorsqu'il a disparu des écrans radar après avoir rencontré du mauvais temps

ROME: Vendredi, d'intenses recherches étaient en cours dans le nord de l'Italie au lendemain de la disparition d'un hélicoptère transportant sept personnes, a indiqué un porte-parole du secours alpin à l’AFP. 

Le représentant de l'Agence nationale d'information" libanaise à Rome, Talal Khreis, a appris samedi vers onze heures, heure locale, que l'hélicoptère disparu avait été repéré dans la zone de Monte Cusna (Reggio d'Emilie), mais que l'endroit était difficile d'accès en raison de la densité de la végétation et du mauvais état de la route. 

Selon l'agence de presse italienne Ansa, l'hélicoptère transportait six passagers étrangers, parmi lesquels quatre Turcs et les Libanais Chadi Kreidy et Tarek Tayah, en plus du pilote de l'hélicoptère, de nationalité italienne.

Chadi Kreidy était directeur général du groupe Indevco. Le défunt, de la ville d'Al-Aqoura dans le district de Jbeil, laisse derrière lui son épouse et leurs quatre enfants. Tarek Tayah, travaillait également chez Indevco. Père de trois enfants, il était l'époux de la joaillère Hala Tayah, tuée le 4 août 2020 dans la double explosion au port de Beyrouth, selon plusieurs médias libanais.

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Tamara Tayah a offert au président français Emmanuel Macron, lors de sa visite au Liban, une épinglette en forme de carte du Liban, le 1er septembre 2020. (AP)

Leur fille, Tamara, a offert au président français Emmanuel Macron, lors de sa visite au Liban, une épinglette en forme de carte du Liban, que sa mère a conçue dans le cadre d'un ensemble de bijoux dédié à la célébration du Liban turquoise.

Samedi, vers 13:30 heure locale, cinq personnes étaient retrouvées mortes. Peu apres, deux autres corps ont été découverts.

L'hélicoptère a décollé de Lucques, en Toscane, et se dirigeait vers la ville de Trévise, au nord du pays, lorsqu'il a disparu des écrans radar après avoir rencontré du mauvais temps au-dessus d'une zone vallonnée et boisée. Une vidéo montrant l’hélicoptère en difficulté dans la tempête de vent et de pluie est aux mains des enquêteurs.

Selon la société Roto Carta, spécialisée dans la production de papier à usage domestique, l'hélicoptère se dirigeait vers Castelminio di Resana, dans la région de Trévise. En effet, il faisait la navette entre Lucques et Trévise pendant trois jours pour transporter des acheteurs vers la société.

«Nous avons lancé les recherches jeudi après-midi mais le temps était très mauvais, il était difficile de voler jusqu'à la soirée», a précisé le porte-parole du secours alpin. 

Sept hélicoptères de l'aviation militaire, de la police et des secours sanitaires participent aux opérations. «Ce n'est pas facile, si un hélicoptère tombe au milieu des arbres. En cette saison, les branches se referment par-dessus et il est compliqué de le voir du ciel», a expliqué le porte-parole.

Selon l’agence de presse Reuters, quatre des passagers étaient des employés de la société turque Eczacibasi Consumer Products qui participaient à un salon des technologies du papier. 

(Avec Agences)


Allemagne: ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat près d'une centrale thermique

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche". (AFP)
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  • "Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte"
  • Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage"

BERLIN: La police allemande a annoncé mercredi l'ouverture d'une enquête antiterroriste après un attentat mardi contre un poste électrique près d'une centrale thermique à Jänschwalde (est), qui a endommagé plusieurs lignes électriques et provoqué une brève interruption de l'alimentation.

"Outre les soupçons de perturbation de services publics, de déclenchement d'une explosion à l'aide d'explosifs et de destruction d'équipements de travail essentiels, une enquête pour formation d'une organisation terroriste a également été ouverte", a indiqué la préfecture de police du Land de Brandebourg à Potsdam.

Par ailleurs, après une panne mardi soir d'un poste électrique de l'opérateur Amprion à Bergheim, dans l'ouest du pays, les autorités allemandes ont indiqué soupçonner "un acte de sabotage".

Lors d'une conférence de presse donnée mercredi à Düsseldorf (ouest), le ministre de l'Intérieur de l'Etat régional de Rhénanie du Nord-Westphalie, Herbert Reul, a déclaré qu'il existait "un soupçon initial de sabotage dirigé contre l'ordre constitutionnel".

Les enquêteurs étudient deux pistes possibles: "un sabotage téléguidé par un Etat étranger" et un acte "d'extrémiste de gauche", a ajouté M. Reul.


Trump promet de bombarder l'Iran «bien plus durement» si le pays réplique aux dernières frappes américaines

Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes". (AFP)
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  • "Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social
  • Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X

WASHINGTON: Donald Trump a menacé de bombarder l'Iran "bien plus durement" si le pays répliquait aux frappes menées mardi par l'armée américaine, qu'il a qualifiées de "puissantes".

"Si la nation en faillite qu'est l'Iran riposte à cette attaque parfaitement justifiée, elle sera de nouveau frappée, bien plus durement", a écrit le président américain sur son réseau Truth Social.

Pour sa part, le Commandement militaire américain pour le Moyen-Orient (Centcom) a annoncé mardi avoir déclenché de nouvelles frappes contre l'Iran, dans une courte déclaration publiée sur le réseau X.

"Aujourd'hui à 12h00 (16h00 GMT), les forces américaines ont commencé à frapper des cibles des Gardiens de la révolution en Iran", a indiqué le Centcom, disant répondre "à de récentes attaques des Gardiens de la révolution contre la navigation commerciale dans le détroit d'Ormuz et contre des militaires américains déployés dans la région."

La télévision d'Etat iranienne a fait état de plusieurs explosions entendues dans le sud du pays, près de Bandar Abbas et de l'île de Qeshm, à proximité du détroit d'Ormuz, passage stratégique pour le commerce de pétrole, où le trafic maritime a considérablement baissé après le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient le 28 février.

Les Etats-Unis avaient mené dimanche des frappes, les premières en un mois, contre des lanceurs situés sur une île iranienne.

L'Iran avait riposté en attaquant au moyen de missiles et de drones des cibles américaines en Jordanie et aux Emirats arabes unis, tout en affirmant par la voix de son président Massoud Pezeshkian ne pas vouloir la poursuite de la guerre.

Le président américain Donald Trump avait promis de répondre à ces représailles, mais semble avoir écarté pour l'instant la reprise d'une opération militaire massive contre l'Iran.

Washington a par ailleurs promis une campagne d'"asphyxie" économique de l'Iran, dont les contours et les cibles restent à préciser.


Israël: l'épouse de Netanyahu s'en prend à un opposant, relayant une théorie du complot

Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées. (AFP)
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  • Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari
  • M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré

JERUSALEM: Sara Netanyahu, l'épouse du Premier ministre israélien, a laissé entendre qu'un chef de l'opposition avait eu connaissance du projet d'attaque du 7 octobre 2023, à quelques semaines des élections législatives qui s'annoncent particulièrement serrées.

Lors d'une interview diffusée lundi soir sur la chaîne 14 proche du gouvernement, Mme Netanyahu s'en est prise à Yair Golan, un général de l'armée qui dirige le parti "les Démocrates", formation de gauche opposée à la coalition dirigée par son mari.

M. Golan était "déjà habillé et prêt" à l'aube du 7 octobre 2023, "alors que d'autres ne savaient rien, y compris le Premier ministre", a-t-elle déclaré.

Ces propos ont suscité une levée de boucliers dans l'opposition. Le parti de M. Golan a vivement condamné sur son compte X des propos "vils et mensongers".

"La diffusion de théories du complot contre le général Yaïr Golan et la diffamation de son héroïsme le 7 octobre franchissent une ligne rouge qui frise la folie", a ajouté le mouvement.

Gadi Eizenkot, dirigeant du parti Yashar et principal opposant au Premier ministre, a également fustigé sur X "la théorie folle et mensongère du complot de trahison" propagée selon lui par l'entourage de M. Netanyahu pour "attiser la haine et perpétuer" son pouvoir.

Ces accusations font écho à des thèses complotistes récurrentes au sein d'une partie de la classe politique.

Selon un sondage réalisé pour la chaîne 13 en août, 40% des Israéliens et 63% des électeurs de la coalition actuelle estiment qu'une trahison interne a conduit au massacre du 7 octobre 2023.

L'attaque sans précédent du groupe armé palestinien Hamas contre Israël a fait 1.221 morts, en majorité des civils, selon un décompte de l'AFP. Le Hamas avait également enlevé 251 personnes, emmenées à Gaza.

L'offensive lancée en représailles par Israël dans la bande de Gaza a fait plus de 73.000 morts, selon le ministère de la Santé du territoire palestinien, placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Un cessez-le-feu précaire est en vigueur depuis octobre 2025.