Canada: quatre morts et 900 000 foyers sans courant après des orages

Des sauveteurs effectuent des inspections au milieu des intempéries à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, une banlieue de Montréal, Québec, Canada, le 29 avril 2019 (Photo, AFP).
Des sauveteurs effectuent des inspections au milieu des intempéries à Sainte-Marthe-sur-le-Lac, une banlieue de Montréal, Québec, Canada, le 29 avril 2019 (Photo, AFP).
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Publié le Dimanche 22 mai 2022

Canada: quatre morts et 900 000 foyers sans courant après des orages

  • Les autorités canadiennes ont annoncé samedi le décès de quatre personnes dans l'Est du pays
  • Des orages violents ont privé de courant près de 900.000 foyers des provinces de l'Ontario et du Québec

MONTREAL: Les autorités canadiennes ont annoncé samedi le décès de quatre personnes dans l'Est du pays, frappé par des orages violents qui ont également privé de courant près de 900.000 foyers des provinces de l'Ontario et du Québec.

La police d'Ontario a recensé sur Twitter trois décès et plusieurs blessés, victimes d'un violent épisode orageux estival.

Une personne a perdu la vie lors de la chute d'un arbre en milieu de journée sur la caravane qui l'abritait, dans le comté de Brant, au sud de Toronto, a indiqué la police provinciale d'Ontario sur Twitter.

Dans cette même région, et quelques minutes plus tard, une femme de plus de 70 ans, se déplaçant à pied sous la tempête, a quant à elle été écrasée par un arbre, selon la même source. 

Plus au nord, dans la capitale fédérale Ottawa, une personne a perdu la vie en raison des orages mais la police locale, lors d'une conférence de presse, s'est refusé à davantage de précision.

Une quatrième personne, une femme dans la cinquantaine dont le bateau a chaviré sous l'effet de la tempête, s'est noyée dans la rivière séparant Ottawa de sa banlieue québécoise Gatineau, selon les informations recueillies par Radio-Canada auprès de la police locale.

En outre, près de 900.000 foyers de l'Est du Canada étaient encore privés d'électricité samedi soir: quelque 340.000 en Ontario et près de 535.000 au Québec, selon les décomptes en ligne des fournisseurs locaux d'énergie, Hydro One et Hydro-Québec.

 


Glacier effondré en Italie: Rome met en cause le réchauffement climatique

Sur des images transmises par les secours alpins, on peut voir les secouristes s'activer près du lieu du sinistre, survolé par des hélicoptères pour acheminer les victimes dans la vallée au village de Canazei, non loin de l'endroit d'où part le téléphérique qui conduit au sommet du glacier. (Photo, AFP)
Sur des images transmises par les secours alpins, on peut voir les secouristes s'activer près du lieu du sinistre, survolé par des hélicoptères pour acheminer les victimes dans la vallée au village de Canazei, non loin de l'endroit d'où part le téléphérique qui conduit au sommet du glacier. (Photo, AFP)
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  • La tragédie «est la conséquence des conditions météorologiques actuelles, c'est-à-dire un épisode de chaleur précoce qui coïncide avec la problématique du réchauffement climatique», a expliqué le professeur Massimo Frezzotti
  • Quatorze personnes sont signalées manquantes par leurs proches mais leur présence sur place au moment où le glacier a rompu n'est pas confirmée

CANAZEI: L'effondrement d'une partie du glacier de la Marmolada, le plus grand des Alpes italiennes, est bien lié au réchauffement climatique, a confirmé lundi le Premier ministre italien au lendemain de la catastrophe qui a fait au moins sept morts et huit blessés. 

Quatorze personnes sont également signalées manquantes par leurs proches mais leur présence sur place au moment où le glacier a rompu n'est pas confirmée. Parmi les blessés, deux Allemands, un homme de 67 ans et une femme de 58 ans, se trouvent toujours dans un état grave. 

La catastrophe, survenue au lendemain d'un record de température de 10°C au sommet du glacier, en pleine vague de chaleur précoce sur la péninsule italienne, est « sans aucun doute » liée à « la dégradation de l'environnement et de la situation climatique », a déclaré lundi sur place Mario Draghi, qui a exprimé son « soutien » aux familles des victimes. 

Les secouristes ont déployé des drones équipés de caméras thermiques, espérant localiser d'éventuels survivants dans la masse de glace et de roches éboulées, a indiqué le maire de la localité de Canazei, Giovanni Bernard. « Ce sont des conditions dangereuses pour les secouristes » qui ne peuvent progresser à pied. 

Les chances de retrouver des survivants « sont presque nulles », a prévenu le responsable des services de secours en haute montagne de la région, Giorgio Gajer, à l'agence AGI. 

« J'étais sur la terrasse du refuge, j'ai entendu un grondement, je me suis tourné vers ma gauche et j'ai vu une masse de glace qui descendait de la montagne puis un grand nuage de poussière. Ça a duré deux ou trois minutes et le nuage de glace s'est dissous », a raconté Luca Medici, 54 ans, moniteur de ski vivant à Canazei. 

Seules trois des sept victimes ont été identifiées, mais leur nationalité n'a pas été dévoilée par les autorités. 

Fonte accélérée 

Le glacier s'est effondré près du lieu-dit Punta Rocca, le long de l'itinéraire normalement emprunté pour atteindre son sommet. 

La tragédie « est la conséquence des conditions météorologiques actuelles, c'est-à-dire un épisode de chaleur précoce qui coïncide avec la problématique du réchauffement climatique », a expliqué le professeur Massimo Frezzotti, du département des sciences de l'université Roma Tre. 

« La fonte s'est accélérée dans les Alpes. Nous avons connu un hiver extrêmement aride, avec un déficit de précipitations de 40 à 50%. Les conditions actuelles du glacier correspondent à la mi-août, pas à début juillet », selon le chercheur. 

« En raison de ces températures très élevées, une accumulation d'eau s'est malheureusement formée sous le glacier, ce qui a provoqué l'effondrement », a déclaré Paolo Talmon, 56 ans, propriétaire de l'auberge du glacier Marmolada. « Je vis ici depuis 50 ans et c'est la première fois que je vois ça. » 

« La reine des Dolomites »  

Des images filmées depuis un refuge voisin de la catastrophe montrent les débris du glacier mêlés de roches dévaler les pentes de la montagne dans un bruit fracassant à 300 km/h, selon les autorités locales. D'autres images prises par des touristes sur leur portable montrent de loin la langue grisâtre de l'avalanche emporter tout sur son passage, ne laissant aucune chance aux alpinistes se trouvant sur sa trajectoire. 

Sur des images transmises par les secours alpins, on peut voir les secouristes s'activer près du lieu du sinistre, survolé par des hélicoptères pour acheminer les victimes dans la vallée au village de Canazei, non loin de l'endroit d'où part le téléphérique qui conduit au sommet du glacier. 

Le glacier de la Marmolada, surnommé « la reine des Dolomites », est le plus grand glacier de ce massif montagneux du nord de l'Italie, faisant partie des Alpes. Situé dans le Trentin, il donne naissance à la rivière Avisio et surplombe le lac de Fedaia. 

Selon le rapport du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec) paru le 1er mars, la fonte des glaces et neiges est l'une des 10 menaces majeures causées par le réchauffement climatique, perturbant les écosystèmes et menaçant certaines infrastructures. 

Le Giec indique que les glaciers en Scandinavie, en Europe centrale et dans le Caucase pourraient perdre 60 à 80% de leur masse d'ici à la fin du siècle. 


Naufrage en mer de Chine méridionale après un typhon: 12 corps repêchés

Le drame avait fait 27 disparus, selon un premier décompte établi ce week-end. (Photo, AFP)
Le drame avait fait 27 disparus, selon un premier décompte établi ce week-end. (Photo, AFP)
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  • Le bateau d'ingénierie se trouvait à 160 mille marins au sud-ouest de Hong Kong (sud de la Chine) lorsqu'il a été pris samedi dans la tempête Chaba
  • Des images fournies par les autorités de Hong Kong ce week-end montraient une personne en train d'être hélitreuillée tandis que des vagues s'écrasaient sur le pont du navire à moitié submergé

PÉKIN: Douze corps ont été retrouvés après le naufrage ce week-end d'un navire, coupé en deux en mer de Chine méridionale par un typhon, ont annoncé lundi les autorités chinoises. 

Le bateau d'ingénierie se trouvait à 160 mille marins au sud-ouest de Hong Kong (sud de la Chine) lorsqu'il a été pris samedi dans la tempête Chaba. 

Le drame avait fait 27 disparus, selon un premier décompte établi ce week-end. 

« Selon le dernier bilan établi le 4 juillet à 15H30 (07H30 GMT), les équipes de sauvetage ont trouvé et repêché 12 corps de victimes présumées », a indiqué le Centre de recherche et de sauvetage maritime du Guangdong, la province chinoise qui entoure Hong Kong. 

« Les services compétents intensifient actuellement leur travail d'identification » des dépouilles, a précisé le Centre. 

Trois des 30 membres d'équipage avaient pu être secourus dès samedi et avaient été conduits à l'hôpital. 

Des images fournies par les autorités de Hong Kong ce week-end montraient une personne en train d'être hélitreuillée tandis que des vagues s'écrasaient sur le pont du navire à moitié submergé. 

Le typhon Chaba s'est formé au centre de la mer de Chine méridionale et a touché terre samedi après-midi dans le Guangdong. 

L'endroit où se trouvait le navire a enregistré des vents de 144 kilomètres par heure et des vagues atteignant dix mètres de haut, avaient indiqué les autorités. 

Un total de sept avions, 246 navires et près de 500 bateaux de pêche restent mobilisés pour retrouver les autres disparus, a indiqué lundi le Centre de recherche et de sauvetage maritime du Guangdong. 


Qu'est ce qu'un «plan Marshall»?

Des tracteurs américains venus des États-Unis, faisant partie du plan Marshall, destinés à l'agriculture française, en juin 1949 lors d'une foire agricole à Saint-Lô. (Photo, Archives, AFP)
Des tracteurs américains venus des États-Unis, faisant partie du plan Marshall, destinés à l'agriculture française, en juin 1949 lors d'une foire agricole à Saint-Lô. (Photo, Archives, AFP)
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  • L'expression «plan Marshall» est passée dans le langage courant pour désigner un programme d'aide extérieure massif, destiné à relever une région, un pays ou un secteur dévasté par un conflit, une catastrophe ou une crise
  • Ce plan de lutte contre «la famine, la pauvreté, le désespoir et le chaos» dans l'Europe ravagée par près de six ans de conflit, est adopté aux Etats-Unis sous la forme d'une loi en avril 1948

LUGANO: Le « plan Marshall », souvent invoqué lors de la conférence de Lugano sur la reconstruction de l'Ukraine, fait référence à un programme de reconstruction de l'Europe par les Etats-Unis après la Seconde Guerre mondiale. 

L'expression « plan Marshall », employée par le chancelier allemand Olaf Scholz ou le président du Conseil européen Charles Michel au sujet de l'Ukraine, est passée dans le langage courant pour désigner un programme d'aide extérieure massif, destiné à relever une région, un pays ou un secteur dévasté par un conflit, une catastrophe ou une crise. 

Depuis les années 1970, le terme « plan Marshall » a été employé à de multiples reprises, pour désigner des programmes d'aide aux pays pauvres, notamment africains, ou pour des plans de relance économiques, comme l'injection massive d'aides aux Etats-Unis après le coup d'arrêt causé par la pandémie de Covid-19 en 2020. 

L'idée de « plan Marshall » est évoquée pour la première fois le 5 juin 1947 dans un discours prononcé à l'université de Harvard par le général George C. Marshall, alors secrétaire d'Etat américain. 

Ce plan de lutte contre « la famine, la pauvreté, le désespoir et le chaos » dans l'Europe ravagée par près de six ans de conflit, est adopté aux Etats-Unis sous la forme d'une loi en avril 1948. 

Intitulé « programme de reconstruction européenne » (European Recovery Programm, ERP), il offre à tous les pays d'Europe, y compris l'URSS et les autres pays communistes, l'assistance américaine à la reconstruction matérielle et au redressement financier pour une durée de quatre ans. 

Alors que l'antagonisme soviéto-americain, qui aboutira rapidement à la guerre froide, se développe, Moscou, suivi par les pays communistes d'Europe de l'Est, rejette l'offre. 

Destiné à relancer l'économie « afin de permettre des conditions politiques et sociales nécessaires à l'existence d'institutions libres », le plan Marshall n'est accepté que par des pays d'Europe de l'Ouest (Autriche, Belgique, Danemark, Irlande, France, Grande-Bretagne, Grèce, Islande, Italie, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas, Portugal, Suède, Suisse) et par la Turquie. 

Son démarrage au printemps 1948 coïncide avec le blocus de Berlin, épreuve de force Est-Ouest qui dure un an, et les bénéficiaires du plan sont bientôt rejoints par la nouvelle République fédérale d'Allemagne, après sa naissance en 1949. 

Un total de 13,35 milliards de dollars de l'époque (soit l'équivalent actuel d'environ 160 milliards de dollars), est injecté dans l'économie des pays aidés, à des conditions particulièrement avantageuses: 85% à titre gratuit et 15% en prêts à long terme. 

Deux organismes administrent le plan : l'Economic Cooperation Administration (ECA) et l'Organisation européenne de coopération économique (OECE). Les Américains avaient, en effet, fixé pour condition une coopération économique et un programme d'auto-assistance entre les pays bénéficiaires. 

Les résultats du plan Marshall ont été particulièrement rapides et n'ont pas profité qu'à l'Europe. Les économistes estiment que l'industrie américaine a largement bénéficié de l'expansion accélérée des marchés du Vieux continent où le dollar a rapidement supplanté la livre sterling comme principale monnaie commerciale.