Depuis Casablanca, Riester plaide pour un renforcement des partenariats industriels

Franck Riester, le ministre délégué auprès du ministre français de l’Europe et des affaires étrangères chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, le 4 septembre 2020 lors d'une réunion avec des acteurs économiques axée sur Exportations commerciales de la France (Photo, AFP)
Franck Riester, le ministre délégué auprès du ministre français de l’Europe et des affaires étrangères chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, le 4 septembre 2020 lors d'une réunion avec des acteurs économiques axée sur Exportations commerciales de la France (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 20 octobre 2020

Depuis Casablanca, Riester plaide pour un renforcement des partenariats industriels

  • Franck Riester affirme qu’il est impératif de mettre en place des partenariats productifs dans le but de partager des chaînes de valeur industrielles profitables à la France et au Maroc
  • M. Riester met en avant l’efficacité du tissu productif marocain, notamment dans les secteurs du textile et de l’habillement

PARIS: Lors de son déplacement récent à Casablanca, Franck Riester, le ministre délégué auprès du ministre français de l’Europe et des affaires étrangères chargé du commerce extérieur et de l’attractivité, a plaidé pour un renforcement des partenariats franco-marocains.

Lors d’une conférence de presse organisée pour l’occasion, Franck Riester a indiqué qu’il était impératif de mettre en place des partenariats productifs, dans le but de partager des chaînes de valeur industrielles profitables à la France et au Maroc.

Le ministre chargé du commerce extérieur et de l’attractivité a fait part de la volonté de la France de relocaliser un certain nombre de ses productions en Asie vers l’Europe, ainsi que vers ses partenaires proches géographiquement. « Cette relocalisation se traduit non seulement par des produits fabriqués au Maroc et achetés en France ou fabriqués en France et vendus au Maroc, mais surtout par des partenariats et échanges économiques, en l’occurrence des produits et services pensés et réalisés par les deux pays », précise Franck Riester.

Des partenariats dans des secteurs porteurs

M. Riester a mis en avant l’efficacité du tissu productif marocain, notamment dans les secteurs du textile et de l’habillement. Il est important de signaler que de très nombreuses productions des marques françaises de ces filières sont actuellement localisées en Asie, et plus particulièrement en Chine.

Le ministre français, qui n’a pas manqué de rappeler l’expérience et l’efficacité des unités de productions marocaines dans la fabrication massive des masques durant la pandémie de Covid-19, souhaite nouer des partenariats dans de nombreux secteurs porteurs d’avenir : les ressources en eau et l’assainissement, les nouvelles technologies et réseaux numériques et les énergies renouvelables et leurs différentes filières : le solaire, l’éolien et l’hydrogène.

Dans le secteur de l’hydrogène, le ministre français a affirmé que ces partenariats gagnant-gagnant permettraient la mise en œuvre, de façon efficace, d’unités de production, de moyens d’acheminement, de zones de stockage et d’équipements nécessaires à la production énergétique.

L’axe France-Maghreb-Afrique

Mettant en avant l’excellence des relations franco-marocaines, le ministre œuvre également au renforcement des relations bilatérales, notamment dans les échanges commerciaux.

Conscient de l’énorme potentiel de développement et de croissance du continent africain, et afin d’assurer une dynamique dans les liens économiques, le Club des chefs d’entreprise France-Maroc a été relancé les 7 et 8 octobre dernier.

Au ours de ces journées d’études, les chefs d’entreprises des deux rives de la Méditerranée ont confirmé leur volonté d’accentuer les partenariats et de partager leurs expériences en matière d’investissement, y compris sur le marché africain.


Pétrole: le baril chute de près de 5% après l'annonce de négociations Etats-Unis/Iran

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Les prix du pétrole chutent lundi à l'ouverture des échanges asiatiques après l'annonce par Donald Trump de nouvelles négociations pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient et rouvrir le détroit d'Ormuz.

Vers 22H50 GMT dimanche, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en septembre reculait de 4,69% à 83,81 dollars.

Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate cédait 4,67% à 80,72 dollars.

Après avoir menacé l'Iran d'une attaque massive, Donald Trump a dit samedi soir renoncer à de nouvelles frappes à condition qu'un accord soit conclu rapidement, en particulier sur le détroit d'Ormuz.

L'Iran a de son côté assuré dimanche être proche d'un accord avec Oman sur ce passage stratégique crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures.

Le président américain a ensuite annoncé que des nouvelles négociations avec Téhéran commenceraient lundi.


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.