Algérie: grâce pour un millier de condamnés, 70 détenus du Hirak libérés

Les 70 personnes détenues dans le cadre du Hirak, un mouvement marqué par d'importantes manifestations de février 2019 jusqu'à début 2020, ont été remises en liberté mercredi et jeudi dans l'attente de leurs procès à la suite des poursuites engagées. (Photo, AFP)
Les 70 personnes détenues dans le cadre du Hirak, un mouvement marqué par d'importantes manifestations de février 2019 jusqu'à début 2020, ont été remises en liberté mercredi et jeudi dans l'attente de leurs procès à la suite des poursuites engagées. (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 03 avril 2022

Algérie: grâce pour un millier de condamnés, 70 détenus du Hirak libérés

Les 70 personnes détenues dans le cadre du Hirak, un mouvement marqué par d'importantes manifestations de février 2019 jusqu'à début 2020, ont été remises en liberté mercredi et jeudi dans l'attente de leurs procès à la suite des poursuites engagées. (Photo, AFP)
  • Le chef de l'Etat a «ordonné des mesures de clémence en faveur de 70 accusés dans des affaires de troubles à l'ordre public»
  • Figure connue du Hirak, Chems Eddine Laalami, dit Brahim, détenu depuis juillet 2021, fait partie des détenus libérés

ALGER:Le président algérien Abdelmadjid Tebboune a gracié 1.076 condamnés et ordonné la libération dans l'attente de leurs procès de 70 personnes détenues dans le cadre du mouvement de contestation du Hirak, selon un communiqué officiel publié dimanche. 

M. Tebboune a signé « un décret présidentiel portant grâce en faveur de 1 076 détenus condamnés définitivement », à l'occasion du début du mois de jeûne du ramadan, a précisé la présidence dans un communiqué, cité par l'agence officielle APS. 

Le chef de l'Etat a également « ordonné des mesures de clémence en faveur de 70 accusés dans des affaires de troubles à l'ordre public », a ajouté le communiqué. 

Ces 70 personnes détenues dans le cadre du Hirak, un mouvement marqué par d'importantes manifestations de février 2019 jusqu'à début 2020, ont été remises en liberté mercredi et jeudi dans l'attente de leurs procès à la suite des poursuites engagées. 

Figure connue du Hirak, Chems Eddine Laalami, dit Brahim, détenu depuis juillet 2021, fait partie des détenus libérés, selon le Comité national pour la libération des détenus (CNLD). 

Ce tailleur avait manifesté en février 2019 à Bordj Bou Arreridj (nord-est) pour dénoncer la candidature à un cinquième mandat présidentiel du défunt président Abdelaziz Bouteflika. 

Le soulèvement populaire pacifique, connu sous le nom de Hirak, avait éclaté peu après dans les grandes villes algériennes, forçant Bouteflika à démissionner deux mois plus tard. 

Le défenseur des droits humains, Zaki Hannache, connu pour son engagement en faveur du Hirak et écroué en février pour « apologie d'actes terroristes » et « diffusion de fausses informations », a également été remis en liberté ces derniers jours. 

Avant ces libérations, près de 300 personnes étaient emprisonnées en Algérie en lien avec le Hirak ou pour des revendications concernant les libertés individuelles, selon le CNLD. 


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.