Israël détruit les logements de Palestiniens accusés d'une attaque meurtrière

Des Palestiniens se rassemblent sur les ruines d'une maison palestinienne démolie par les forces israéliennes, dans le village de Silat al-Harithiya près de la ville de Jénine en Cisjordanie occupée, le 8 mars 2022. (Photo, AFP)
Des Palestiniens se rassemblent sur les ruines d'une maison palestinienne démolie par les forces israéliennes, dans le village de Silat al-Harithiya près de la ville de Jénine en Cisjordanie occupée, le 8 mars 2022. (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 08 mars 2022

Israël détruit les logements de Palestiniens accusés d'une attaque meurtrière

  • Le domicile d'Omar et Ghaith Jaradat, deux frères, et celui de Mohammed Jaradat, ont été démolis à coup d'explosifs dans le village de Silat al-Harithiya, près de Jénine dans le nord de la Cisjordanie occupé
  • Mardi, des affrontements ont de nouveau éclaté dans le village entre les forces israéliennes et des habitants

SILAT AL-HARITHIYA : Les forces israéliennes ont détruit mardi en Cisjordanie occupée les logements de Palestiniens accusés d'une attaque ayant tué un colon israélien, une opération émaillée de heurts avec des habitants, selon des journalistes de l'AFP sur place.

Le domicile d'Omar et Ghaith Jaradat, deux frères, et celui de Mohammed Jaradat, ont été démolis à coup d'explosifs dans le village de Silat al-Harithiya, près de Jénine dans le nord de la Cisjordanie occupée, lors d'une opération de la police aux frontières et de l'armée israélienne.

Ils sont accusés d'avoir tiré en décembre sur une voiture près d'une colonie de Cisjordanie, une attaque dans laquelle un colon, Yehuda Dimentman, avait été tué et deux autres personnes blessées.

Un autre membre de la famille Jaradat, Mahmoud, avait été arrêté en même temps que les trois autres suspects, en décembre. Son logement avait été détruit le 14 février à Silat al-Harithiya, où des affrontements avaient éclaté avec l'armée israélienne. Un adolescent avait alors été tué, touché par une balle à la tête.

Mardi, des affrontements ont de nouveau éclaté dans le village entre les forces israéliennes et des habitants, selon une équipe de l'AFP sur place.

La police aux frontières a indiqué dans un communiqué avoir riposté à de "violentes émeutes" en ouvrant le feu et en utilisant des moyens de dispersion anti-émeute. Deux policiers ont été légèrement blessés dans une tentative d'attaque à la voiture-bélier, d'après cette source.

Côté palestinien, au moins un habitant a été blessé à la main par un tir à balle réelle et d'autres par des tirs à balles en caoutchouc provenant des forces israéliennes, d'après l'agence officielle palestinienne Wafa.

Israël détruit régulièrement les maisons de Palestiniens auteurs d'attaques anti-israéliennes meurtrières. Le gouvernement défend l'effet dissuasif de ces démolitions, tandis que les détracteurs de cette pratique la dénoncent comme relevant du châtiment collectif et affectant des familles entières, qui se retrouvent à la rue.

La Cisjordanie est un territoire palestinien occupé depuis 1967 par l'armée israélienne.

Environ 475 000 Israéliens y résident dans des colonies, jugées illégales par le droit international. Quelque 2,9 millions de Palestiniens vivent aussi en Cisjordanie.


Liban: des frappes israéliennes tuent deux personnes dans le sud du Liban

Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024. (AFP)
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  • Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël
  • Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie

SAIDA: Des frappes israéliennes ont tué mercredi deux personnes selon les autorités dans le sud du Liban, où Israël poursuit ses frappes contre le Hezbollah malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024.

La première frappe a visé une voiture près de Saïda, principale ville de la zone, tuant un homme, a indiqué le ministère de la Santé.

Selon l'agence de presse libanaise Ani, le véhicule a été pris pour cible à Zahrani, une localité au sud de Saïda, éloignée de la frontière avec Israël.

Un photographe de l'AFP a vu sur une route principale la voiture détruite et carbonisée, et ses pièces éparpillées autour. Des pompiers tentaient de maîtriser l'incendie.

Une deuxième frappe a également visé une voiture à Bazourieh près de la ville de Tyr, faisant un mort, selon le ministère.

Dans deux communiqués séparés, l'armée israélienne a affirmé avoir "visé des terroristes du Hezbollah".

Malgré un cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre avec le Hezbollah, l'armée israélienne continue de mener régulièrement des frappes sur le territoire libanais, affirmant viser la formation pro-iranienne qu'Israël accuse de se réarmer.

L'aviation israélienne avait visé lundi "des structures militaires du Hezbollah", dont des tunnels, dans une série de raids sur le sud du pays.

Ces frappes interviennent alors que l'armée libanaise a indiqué début janvier avoir achevé le désarmement du Hezbollah dans la partie du sud située entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Zahrani se situe au nord du Litani et Bazourieh au sud du fleuve.

Israël a jugé que les efforts de l'armée libanaise pour désarmer le Hezbollah constituaient "un début encourageant" mais étaient "loin d'être suffisants".


Le président syrien « ne participera finalement pas » au Forum de Davos, selon des sources

La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
La participation du président syrien Ahmed Al-Chareh à des réunions diplomatiques et économiques de haut niveau aurait constitué une étape importante, marquant la première participation d'un chef d'État syrien au Forum économique mondial. (AFP)
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  • Les participants souhaitaient entendre Ahmed Al-Chareh, mais comprennent les défis internes auxquels le pays est confronté

DAVOS : Le président syrien Ahmed Al-Chareh a annulé sa participation à la réunion annuelle du Forum économique mondial à Davos cette semaine, selon un haut responsable de l’organisation.

Arab News s’est entretenu avec de nombreux participants au Centre des congrès, qui ont exprimé leur déception face à cette décision. La présence du président dans des sessions de haut niveau consacrées à la diplomatie et à l’économie aurait marqué la première participation d’un chef d’État syrien au forum.

Beaucoup espéraient entendre Al-Chareh s’exprimer sur les réformes jugées impressionnantes et sur les opportunités d’investissement en Syrie, tout en comprenant les défis internes auxquels Damas est actuellement confrontée.

« Avec tout ce qui s’est passé ces dernières semaines au Moyen-Orient, on s’attendait à ce qu’Al-Chareh ne puisse probablement pas venir », a confié un participant à Arab News.

Les forces gouvernementales syriennes ont intensifié leurs opérations contre les Forces démocratiques syriennes dans plusieurs gouvernorats — notamment Alep, Raqqa et Hassaké — avec des échanges de tirs fréquents signalés, même lorsque des trêves temporaires sont négociées.

L’an dernier, le ministre syrien des Affaires étrangères récemment nommé, Asaad Al-Shibani, s’était rendu à Davos dans le cadre des efforts du forum visant à réintégrer la Syrie dans les discussions politiques et économiques mondiales après des années d’isolement sous le régime d’Assad.

L’annulation du déplacement d’Al-Chareh à Davos intervient après plusieurs semaines de pressions diplomatiques et militaires. Son gouvernement de transition, arrivé au pouvoir après le renversement de l’ancien dirigeant Bashar al-Assad fin 2024, cherche activement une reconnaissance internationale, obtenant un allègement progressif des sanctions et renforçant son dialogue avec les partenaires occidentaux.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le ministre saoudien des Affaires étrangères et le Premier ministre palestinien évoquent Gaza à Davos

(Photo: SPA)
(Photo: SPA)
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  • Le prince Faisal ben Farhane et Mohammed Mustafa se sont entretenus en marge du Forum économique mondial

LONDRES: Le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, et le Premier ministre palestinien, Mohammed Mustafa, ont discuté mardi des derniers développements de la situation à Gaza.

La rencontre s’est tenue en marge de la réunion annuelle du Forum économique mondial, à Davos, en Suisse. Les deux responsables ont également passé en revue les relations bilatérales ainsi que les perspectives de coopération, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Plusieurs responsables saoudiens ont assisté à cet entretien, parmi lesquels l’ambassadeur du Royaume en Suisse, Abdulrahman Al-Dawood, le directeur général du bureau du ministre des Affaires étrangères, Waleed Al-Ismail, ainsi que Mohammed Alyahya, conseiller du ministre des Affaires étrangères.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com