Les visiteurs de la Coupe d'Arabie Saoudite viennent pour voir et être vus

La course hippique la plus importante au monde, organisée à Riyad, attire les membres de la famille royale, les mannequins, les stylistes et les amateurs de haute couture. (Photos AN par Huda Bashatah)
La course hippique la plus importante au monde, organisée à Riyad, attire les membres de la famille royale, les mannequins, les stylistes et les amateurs de haute couture. (Photos AN par Huda Bashatah)
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Publié le Samedi 26 février 2022

Les visiteurs de la Coupe d'Arabie Saoudite viennent pour voir et être vus

  • Cette année, l'événement a pris une tournure particulière, puisque de nombreux amateurs de courses ont revêtu la tenue traditionnelle saoudienne
  • La course hippique la plus importante au monde attire les amateurs de haute couture

RIYAD : Les regards étaient rivés sur les chevaux de course pur-sang lors de l'ouverture de la Saudi Cup à Riyad vendredi - mais pas tous.

L'événement hippique le plus important au monde attire les membres de la royauté, les mannequins, les designers et les amateurs de haute couture. Les visiteurs de la place équestre du roi Abdulaziz sont venus pour voir et être vus.

Cette année, l'événement a pris une tournure particulière, puisque de nombreux amateurs de courses ont revêtu la tenue traditionnelle saoudienne. « Nous sommes fiers de représenter notre culture et la Saudi Cup est la plus importante du monde. Nous sommes fiers de ce que nous sommes et de pouvoir partager notre culture et nos traditions avec le monde », a déclaré Abu Turki, originaire de Riyad, qui était vêtu d'une « sayah » saoudienne traditionnelle, une longue robe brodée de façon sophistiquée.

Abu Turki a déclaré à Arab News que son choix était inspiré par le défunt roi Abdulaziz, qui portait souvent des vêtements similaires lors des événements équestres, et qu'il était fier de partager et de célébrer la culture et l'histoire du Royaume avec le monde.

Les propriétaires de chevaux de course Sophie Murrell Regalado, d'Espagne, et Marta Kaja Pisarczyk, d'Allemagne, ont fait le voyage depuis Dubaï pour leur première Coupe saoudienne. « C'est la première fois que je viens en Arabie saoudite et je voulais arborer quelque chose de modeste, donc je porte cette longue robe marron et mon chapeau fleuri pour la journée », a déclaré Murrell Regalado.

La royauté était représentée par la princesse Sophie-AudouinMamikonian, héritière de l'ancien trône médiéval du royaume d'Arménie, en Valentino. « Je suis ravie d'être ici aujourd'hui, je suis submergée par l'émotion », a-t-elle déclaré.

La créatrice saoudienne Najd Alqabbaa portait une abaya unique de sa ligne personnelle, avec les couleurs et les motifs de la région.

Une autre créatrice, Nouf ben Seaidan, a habillé plusieurs visiteurs, dont le mannequin saoudien Rakan Al-Shrimy. « Ma tenue est inspirée d'Al-Ahsa, les perles viennent de là-bas et les broderies sont inspirées de l'architecture de cette région », a expliqué ben Seaidan.

« Nous avons une architecture et une couture de qualité, c'est notre identité, et c'est vraiment bien que nous ayons une occasion de la mettre en valeur. »

L'événement de ce week-end est la troisième rencontre de la Saudi Cup. Avec une enveloppe totale de plus de 35 millions de dollars, il s'agit de la course hippique la plus importante au monde. La course de la Saudi Cup, d'une valeur de 20 millions de dollars, a lieu le samedi.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com

 

 


Le prince héritier saoudien discute de l'escalade militaire régionale avec plusieurs dirigeants

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne. (AN)
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  • Erdogan affirme son soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité
  • Le président du Conseil de souveraineté transitoire du Soudan, le général Al-Burhan, exprime sa solidarité avec le Royaume

RIYADH : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a discuté de l'escalade militaire dans la région et de ses implications pour la sécurité régionale et internationale avec plusieurs dirigeants et responsables dimanche, a rapporté l'Agence de presse saoudienne.

Le prince héritier a tenu des appels téléphoniques distincts avec le président turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Conseil transitoire de souveraineté du Soudan, le général Abdel Fattah Al-Burhan, le président algérien Abdelmadjid Tebboune, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen.

Les responsables ont condamné l'agression iranienne visant le Royaume et leur rejet de tout ce qui porte atteinte à la souveraineté et à la stabilité du Royaume.

Ils ont également affirmé leur soutien à toutes les mesures prises par le Royaume pour protéger sa sécurité et ses citoyens.


A Beyrouth, des partisans du Hezbollah pleurent Khamenei

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  • "Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem
  • "Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime"

BEYROUTH: Drapeaux iraniens et portrait de l'ayatollah Ali Khamenei en main, des milliers de partisans du Hezbollah se sont rassemblés dimanche à Beyrouth pour pleurer la mort du guide suprême iranien, tué dans l'opération militaire américano-israélienne lancée la veille.

"Mort à l'Amérique", "Mort à Israël", ont-ils scandé à l'unisson, tous habillés de noir et brandissant aussi des drapeaux de leur mouvement, dans son bastion de la banlieue sud de Beyrouth.

Le poing levé, certains étaient en pleurs, a constaté une équipe de l'AFP, sur la grande place où a eu lieu le rassemblement.

"Quels que soient les sacrifices, nous ne quitterons pas (...) le terrain de la résistance", a assuré le chef du mouvement libanais pro-iranien, Naïm Qassem.

"Nous accomplirons notre devoir en faisant face à l'agression", a-t-il encore dit, dans un communiqué, qualifiant la mort de l'ayatollah Khamenei de "summum du crime".

"Sa mort est très douloureuse, c'est une tragédie", déplore aussi Zainab al Moussawi, une enseignante de 23 ans, à Beyrouth.

"On se sent comme après la mort du Sayyed, tombé en martyr", poursuit-elle en référence à l'ex-chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, tué par Israël en 2024.

"Entrer en guerre" 

Les dirigeants libanais redoutent une implication du Hezbollah dans le conflit régional, même si lors des raids israéliens et américains sur l'Iran en juin dernier, il n'était pas intervenu.

La formation chiite est sortie affaiblie d'une guerre avec Israël, qui continue de la frapper malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis novembre 2024 et l'accuse de se réarmer.

"Je demande à cheikh Naïm (Qassem) d'entrer en guerre", lance à Beyrouth Hassan Jaber, un partisan.

S'il ne s'est pas joint à la riposte iranienne, le mouvement a appelé des mosquées à organiser des cérémonies en mémoire du guide suprême iranien, dans la banlieue sud de la capitale libanaise et dans d'autres zones du pays dans lequel il est ancré.

Mais au Liban, pays très divisé, l'ayatollah Khamenei n'était pas soutenu par tous.

"Il était tout le temps en train de menacer (...) les pays arabes et avait des relais partout", déclare à l'AFP Hassan Harouq, un infirmier de 44 ans.

Lui dit ne vouloir qu'un pays "stable et qui ferait la paix avec le reste de la région", car "il est temps pour le Liban d'être de nouveau sur le droit chemin".

"Le peuple libanais est fatigué", ajoute-t-il.

Dimanche, le président Joseph Aoun, après une réunion d'urgence du Conseil supérieur de la Défense, a souligné que "la décision de guerre et de paix relève exclusivement de l'Etat libanais".

La présidence libanaise a indiqué avoir reçu, par l'entremise des Etats-Unis, l'assurance qu'Israël n'entraînera pas le Liban dans une "escalade" tant que son territoire ne sera pas visé par des attaques depuis le Liban.

Peu de temps avant le début de l'offensive israélo-américaine, Israël avait frappé des positions du Hezbollah dans le sud du Liban.

Beyrouth n'acceptera pas d'être "entraîné" dans le conflit avec l'Iran, a assuré le Premier ministre Nawaf Salam.


Iran: le ministre des Affaires étrangères d'Oman, pays médiateur, appelle à un cessez-le-feu

Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens. (AFP)
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  • Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes
  • Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade"

MASCATE: Le ministre omanais des Affaires étrangères, qui avait mené une médiation dans les discussions entre les Etats-Unis et l'Iran, a appelé dimanche à un cessez-le-feu lors d'un entretien avec son homologue iranien, alors que l'Iran poursuivait ses frappes de représailles aux raids américano-israéliens.

Badr al-Busaidi "a réaffirmé l'appel constant du sultanat d'Oman à un cessez-le-feu et à un retour au dialogue (...) de manière à répondre aux revendications légitimes de toutes les parties", a indiqué son ministère dans un compte rendu de son entretien avec Abbas Araghchi.

Dimanche à Oman, seul Etat du Golfe à avoir été épargné lors de la première journée de la campagne iranienne, une attaque de drones a fait un blessé sur un port, tandis qu'un pétrolier a été visé au large de ses côtes.

Lors de l'entretien, le chef de la diplomatie iranienne a pour sa part affirmé que l'Iran "appelait à la paix" et exprimé "l'ouverture de la partie iranienne à tout effort sérieux susceptible de contribuer à mettre fin à l'escalade et à rétablir la stabilité".