«Juifs d'Orient»: Jack Lang juge «dérisoire» la pétition d'intellectuels arabes

«Juifs d'Orient», ouverte jusqu'au 13 mars, est le troisième volet d'expositions consacrées à l'empreinte des trois grandes religions monothéistes sur le monde arabe à l'IMA. (AFP)
«Juifs d'Orient», ouverte jusqu'au 13 mars, est le troisième volet d'expositions consacrées à l'empreinte des trois grandes religions monothéistes sur le monde arabe à l'IMA. (AFP)
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Publié le Dimanche 09 janvier 2022

«Juifs d'Orient»: Jack Lang juge «dérisoire» la pétition d'intellectuels arabes

  • Cette pétition lancée début décembre par le mouvement pro-palestinien controversé BDS est «complètement disproportionnée et à côté de la plaque», a déclaré Jack Lang
  • «C'est un peu dérisoire et attristant. D'autant plus que j'ai moi-même contribué à mettre en lumière la culture palestinienne comme personne, comme aucune institution»

PARIS: Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe (IMA) à Paris, a jugé dimanche "dérisoire et attristante" la pétition soutenue par des intellectuels arabes à propos de l'exposition "Juifs d'Orient", qui présente des prêts d'institutions israéliennes. 


Cette pétition lancée début décembre par le mouvement pro-palestinien controversé BDS qui appelle au boycott systématique d'Israël, rejetant toute coopération culturelle et signée par quelque 250 intellectuels et personnalités, est "complètement disproportionnée et à côté de la plaque", a déclaré Jack Lang, ancien ministre français socialiste de la Culture, sur la radio J.


Le texte, signé entre autres par l'écrivain libanais Elias Khoury, le réalisateur palestinien Elia Suleiman ou le diplomate algérien Lakhdar Brahimi, affirme que l'IMA "trahirait sa mission intellectuelle en adoptant cette approche normalisatrice – une des pires formes d'utilisation coercitive et immorale de l'art comme outil politique pour légitimer le colonialisme et l'oppression".


"C'est une réaction qui cherche à détourner de son sens profond cette exposition, qui n'a rien à voir avec tel ou tel débat politique", a déclaré Jack Lang. 


"Juifs d'Orient", ouverte jusqu'au 13 mars, est le troisième volet d'expositions consacrées à l'empreinte des trois grandes religions monothéistes sur le monde arabe à l'IMA. Elle "fait un tabac" et, "de ce débat, on n'en parle jamais", a affirmé M. Lang. 


Sur 300 oeuvres collectées dans le monde entier, il n'y en a que "trois ou quatre venant de Jérusalem".


"C'est un peu dérisoire et attristant. D'autant plus que j'ai moi-même contribué à mettre en lumière la culture palestinienne comme personne, comme aucune institution", a poursuivi le président de l'IMA. 


"Cela m'a attristé de constater que des personnes, certaines de qualité, des écrivains, des philosophes, se laissent embarquer, un peu comme des moutons, dans un texte dont ils n'ont même pas vérifié la véracité", a-t-il conclu. 


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.